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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 05 Janvier 2015 00:00
1515 l www.libres.org

1515 : Marignan. La date jadis la plus connue des écoliers français. Je m’en suis servi pendant les quelque 35 ans de mon enseignement d’histoire de la pensée et des faits économiques. Ce n’est pas que la victoire de François 1er ait été un temps fort de l’histoire de l’humanité – si ce n’est que pour lever une armée de 50.000 hommes le jeune roi eut besoin de lever de lourds impôts. C’est que j’indiquais aux étudiants, ravis de découvrir enfin l’histoire qu’ils ignoraient totalement après trois ans de faculté, que se référer à 1515 était un bon moyen mnémotechnique pour retenir quelques unes des dates marquantes de l’histoire. A partir de 1515 on pouvait retrouver, entre autres, 1215, 1513, 1517, 1715, 1815, 1915. La postérité retiendra-t-elle 2015 ?

 

 

1215 est une date majeure, puisque c’est la signature de la Magna Carta, la première reconnaissance des droits de l’homme. Le pouvoir politique est triplement limité : interdiction aux gens du roi de pénétrer dans un domicile privé, interdiction d’emprisonner quelqu’un sans qu’il ait été jugé, interdiction de lever un impôt nouveau sans l’accord du Grand Conseil. Avec l’habeas Corpus s’ouvre l’histoire de la liberté politique, se profilent l’état de droit et le parlement.

1513 est toute à l’opposé. C’est la publication du Prince de Machiavel, l’invention de l’Etat moderne qui, au nom de l’intérêt général, détient le pouvoir absolu. La « raison d’Etat » justifie arbitraire, crimes et guerres. Car l’Etat est une institution intemporelle (il survit au prince et gouverne au nom des générations futures) et universelle (le pouvoir local n’existe pas).

1517 ouvre une page douloureuse du christianisme, c’est « l’affichage de Wittenberg » : Luther rompt les négociations avec la Papauté. Protestants et catholiques seront en guerre pendant deux siècles, religion et politique s’entremêlant pour dresser les uns contre les autres.

1715 mort de Louis XIV, après un règne de 72 ans, marqué par l’absolutisme politique et religieux (fatale révocation de l’édit de Nantes), par le colbertisme, rencontre du dirigisme et du protectionnisme, par les dépenses somptuaires et les guerres incessantes qui écraseront le peuple sous le poids de l’impôt et laisseront en héritage une dette publique qui ne sera jamais résorbée et engendrera la révolution de 1789. Bref « le grand siècle », l’Etat protecteur de l’économie, de la religion, de la science et de l’art. Pendant ce temps, Hollandais et Anglais développent la culture intensive, le commerce extérieur et la finance, porteurs de la révolution industrielle.

1815 traité de Vienne : l’Europe organisée en Sainte Alliance (entre Russie, Autriche et Prusse) veut assurer la paix et contrôler toute menace d’insurrection, toute résurgence de la Révolution Française et de ses principes. En fait, comme l’Union Européenne de nos jours, le jeu politique fait échouer cette entreprise, les guerres se succèderont. Les seuls signes de paix viendront du traité franco-anglais de libre échange et de l’émergence des Etats Unis.

1915 la guerre entre, d’un côté, Français et Anglais et, de l’autre, Allemands et Autrichiens devient réellement la première guerre « mondiale ». Elle agite les Balkans, la Turquie, plusieurs pays d’Afrique, d’Amérique Latine, l’Australie et les relations entre Etats Unis et Allemagne se tendent. Elle devient aussi la première guerre totale touchant la population civile, avec le bombardement de Londres par les Zeppelin. De quoi donner raison aux anti-mondialistes actuels !

Ainsi l’histoire est-elle jalonnée de bornes millénaires : tantôt elles ont marqué la naissance de la démocratie, du droit, et des progrès majeurs de l’humanité à ce jour, tantôt elles ont signalé les drames d’une humanité égarée et déchirée. Contrairement à une opinion répandue, l’histoire n’est pas un éternel recommencement, elle n’est pas faite d’un balancier fatal, car les leçons de l’histoire, souvent oubliées, remontent à la surface et dénoncent les erreurs, les dangers. Paradoxalement, l’histoire est permanence et évolution. Ce n’est pas une mécanique inconnue qui règle l’histoire, mais l’action humaine. Les hommes du pouvoir et de l’Etat agissent par la coercition pour servir leur gloire et leurs intérêts : c’est un péril permanent. Aux hommes libres la charge de conjurer le péril, de rejeter l’absolutisme et le souverainisme, et de découvrir le chemin de l’harmonie.

Quid de 2015 ? La réponse à cette question est en grande partie dans notre foi et nos initiatives. Nous ne sommes pas spectateurs, mais acteurs de l’histoire.

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...