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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Liberté Chérie PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Janvier 2015 00:00
Marche républicaine l www.libres.org

Les Français ont été invités à s’unir au nom de la liberté d’expression et ils ont visiblement répondu à cet appel. Le monde (presque) entier se solidarise de la France pour marquer son hostilité au terrorisme et défendre la liberté. La liberté chérie : voilà sans doute de quoi réchauffer le cœur des libéraux.

 

Mon enthousiasme n’ira pas au-delà. Car les manifestations d’unité n’effacent pas les ambiguïtés, voire même les divergences autour du concept de liberté.

Je remarque d’abord que la mobilisation s’est faite à propos de la liberté d’expression, qui est une liberté publique. Les libertés publiques sont incontestablement l’une des conditions de la liberté. Par nature, ce sont des droits que les citoyens peuvent revendiquer dans une authentique démocratie. Liberté de réunion, liberté de manifestation, liberté d’association, liberté d’expression ont pour effet d’encadrer l’exercice du pouvoir politique. Comme leur nom l’indique, elles concernent la vie publique, c'est-à-dire les rapports entre citoyens et gouvernants. Mais tout aussi importantes sont les libertés personnelles, celles qui permettent à l’individu de vivre selon ses choix. Locke a dressé le portrait de l’homme libre (freedom) : il a droit au respect de sa vie, de son indépendance (liberty), de sa propriété. Dans sa « constitution de la liberté », Hayek a proposé une définition négative de la liberté : c’est l’absence de coercition. L’individu n’est pas forcé à agir contre sa volonté. Mises ne considérait que la force physique : l’emprisonnement, le supplice. Hayek montrait que la force psychologique était tout aussi redoutable : dans les régimes totalitaires les hommes sont poussés, entraînés, à agir contre leur volonté par la propagande, l’éducation de masse et les règles sociales et autres conditionnements qui se révèlent tout aussi efficaces sinon plus que l’agression physique.

Or, je vois que dans la frénésie d’union un amalgame se fait entre des gens qui réclament à juste titre la liberté d’expression, mais qui contestent, voire même, combattent la liberté personnelle. En particulier la propriété est contestée, violée, et la vie, de la conception à la mort, n’est pas protégée. C’est à mes yeux une première contradiction.

La deuxième contradiction concerne le concept de « droit ». A tout droit devrait correspondre un devoir. Le devoir naît des relations entre les uns et les autres. Le droit de l’un ne peut effacer ni diminuer le droit de l’autre. La liberté d’expression ne peut porter préjudice aux libertés des autres, ne peut créer pour autrui un dommage, matériel ou moral. Le piège ici consiste à faire contrôler la liberté d’expression par le pouvoir politique, au prétexte qu’il est le protecteur des libertés individuelles. Mais le pouvoir politique aura tôt fait d’exercer son contrôle de façon à étendre son pouvoir : les dictateurs trouvent toujours des arguments pour museler la presse. D’autre part, ce sont souvent les gouvernants qui portent atteinte aux libertés personnelles, dans la logique d’une démocratie dévoyée.

Aussi, le vrai contrepoids de la liberté d’expression est-il la responsabilité personnelle de celui qui s’exprime et la mise en jeu de cette responsabilité devant des juges indépendants, se prononçant sur la réalité et l’importance du dommage, et fixant les modalités d’une réparation. Cette procédure est un des éléments constitutifs de l’état de droit. Pour être libre, l’expression doit être responsable.

Finalement, tout revient à la place que l’on assigne à la liberté dans l’échelle des valeurs. Il y a ceux qui la mettent sur le même plan que l’égalité. Mais les égalitaristes imposent de force un contrôle et une réduction de la liberté personnelle, notamment de la propriété privée. L’égalité est la négation de la diversité, de l’unicité de l’être humain.

Il y a ceux qui tiennent la liberté pour la valeur suprême. Ils sont nombreux dans les rangs des libéraux et l’on peut par exemple se référer aux positions de Charles Rowley, voire même de Hayek : en permettant d’explorer toutes les voies possibles, la liberté permet d’améliorer sans cesse les règles de cohésion sociale. Mais cela implique bien que la liberté a une finalité. Je me rattache sans hésiter au courant libéral qui ordonne la liberté à la dignité de la personne humaine, « Liberté des actes, dignité des personnes » : cette formule exprime que la liberté n’est pas un achèvement, c’est un chemin. Libre aux uns de faire usage de leur liberté pour s’avilir, pour détruire. Libre aux autres de mettre leur liberté au service de leur épanouissement personnel, mais aussi au service des autres et d’œuvrer pour la paix et l’harmonie. Où classer les « Charlie » ?

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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