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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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Quelle laïcité ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 19 Janvier 2015 00:00
Religion laïque l www.libres.org

Il y aura un « après 11 janvier », nous dit-on. La « marche républicaine » ouvrirait une ère nouvelle, la barbarie devrait être anéantie, l’union nationale devrait se prolonger. Qui ne se réjouirait de telles perspectives ? Mais je m’interroge sur les arguments et les moyens envisagés pour bâtir une France nouvelle, du moins à court terme.

 

Mon scepticisme est total quand j’entends que l’on met la laïcité au cœur du dispositif de renaissance nationale. Certes la laïcité pourrait être la solution si on la concevait comme le principe du libre choix individuel de sa religion. On parlerait alors de « laïcité libérale », reconnue comme un droit fondamental de tout être humain. Mais elle est devenue le problème du jour où elle est devenue « laïcité d’Etat », interdiction de se référer à une religion dans la vie publique, dans toute relation sociale. Dieu doit être exclu de la société et l’Etat doit y veiller. Et il y a veillé avec beaucoup de soin à ce jour.

Depuis plus d’un siècle, la gauche milite pour un « service public unique et laïque de l’Education Nationale », le fameux Spulen du programme commun formulé en 1973. Le monopole d’Etat a complètement failli, parce qu’il n’a que faire de la religion, puisqu’il est lui-même religion. La laïcité est devenue « le nouveau Christianisme » comme disait Saint Simon au début du 19ème siècle pour expliquer la naissance et le développement de la religion socialiste.

Mais y a-t-il une religion sans Dieu ? Chassez le naturel, il revient au galop. Par nature imparfait, l’être humain est en recherche de perfection. Il aspire à donner un sens à la vie, à sa vie. Les religions monothéistes sont des passerelles avec Dieu. Retirez les passerelles et c’est la chute. C’est le vide religieux sidéral. Il crée un appel d’air dans lequel vont s’engouffrer tous les orphelins de Dieu.

C’est sans doute ce qui a attiré tant de jeunes vers une religion qui avait au moins un mérite : elle existait, elle signifiait (à tort sans doute) la victoire sur tous les autres, y compris les plus puissants. Nul doute que l’ambition politique des dirigeants islamistes, et surtout des sunnites qui ont toujours prôné un Islam mondialisé, ait fait beaucoup pour diffuser le « rêve musulman » et le transformer en réalité barbare. Mais cet impérialisme et ce radicalisme n’auraient pas reçu autant d’adeptes s’il y avait eu en face quelque ferme croyance des « incroyants ».

L’incroyance est à son tour la conséquence du système éducatif. Qu’il y ait ici carence de la famille et de l’école, et les jeunes sont livrés aux manipulations de toutes sortes. Il serait temps de revenir à une vraie liberté religieuse, qui inclut en particulier une vraie liberté scolaire : la possibilité d’ouvrir des établissements vraiment autonomes où l’on pourrait parler de Dieu aux enfants et aux jeunes. Ici, on objecte souvent le danger des écoles coraniques, mais combien de temps pourraient-elles supporter la concurrence des écoles religieuses, catholiques, juives ou protestantes, qui exercent aujourd’hui un tel attrait sur les familles, en dépit des privilèges et des interdits qui permettent à l’Etat de garder la main sur l’ensemble du système d’enseignement ? Ce n’est pas par hasard que l’on voit à nouveau autant de jeunes dans les églises, ou dans les « manifs pour tous » : la majorité d’entre eux sont issus de l’école libre – fût-elle en liberté surveillée. Mais ces jeunes sont des privilégiés, ils ont échappé, avec l’aide de parents croyants, aux délires intellectuels et pédagogiques de l’Education Nationale : ils n’ont pas été élevés dans la religion d’Etat.

La concurrence des religions est ainsi le seul moyen d’éviter les guerres de religion. Gary Becker, prix Nobel 1992, rappelait à juste titre que les vertus de la concurrence s’expriment dans tous les domaines, et pas seulement entre les producteurs. La concurrence est exigence, elle doit répondre aux attentes. Elle seule peut donc combler le vide religieux où la laïcité d’Etat a précipité les jeunes générations.

Je ne fais pas pour autant l’apologie du relativisme : si le choix est entre toutes religions, certaines répondent sans doute mieux à la liberté et la dignité de la personne humaine. Le chemin de la Vérité n’est ni facile, ni unique ; et la découverte de Dieu procède d’une démarche personnelle, éclairée sans doute et par l’éducation et par la grâce divine.

Il serait peut-être temps de se convertir au christianisme, ou à toute autre religion concurrente, si l’on veut en finir avec la religion d’Etat, qui engendre le vide religieux et multiplie les conversions à la chaîne, les conversions qui enchaînent.

Comme d’autres l’ont dit, la crise dans laquelle l’Occident s’est plongé n’est pas essentiellement économique, elle est sociétale, elle est politique, elle est morale. Et l’Occident ne s’en sortira qu’au prix d’une renaissance spirituelle. Des millions de Chrétiens d’Orient persécutés ont aujourd’hui le courage de nous montrer la voie.

Que la foi se perde et la peur grandit. La peur sème la haine, engendre la xénophobie, assimile l’immigration à une croisade. « N’ayez pas peur !» : la célèbre apostrophe de Saint Jean Paul II a trouvé un écho dans le « Nous n’aurons pas peur » du 11 janvier. L’après 11 janvier ne peut être salutaire que s’il rompt avec la laïcité d’Etat et libère la foi.

Il y aura un « après 11 janvier », nous dit-on. La « marche républicaine » ouvrirait une ère nouvelle, la barbarie devrait être anéantie, l’union nationale devrait se prolonger. Qui ne se réjouirait de telles perspectives ? Mais je m’interroge sur les arguments et les moyens envisagés pour bâtir une France nouvelle, du moins à court terme.

 

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

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