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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Après le Mardi Gras PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 16 Février 2015 00:00
Mardi Gras l www.libres.org

Après le Mardi Gras vient le Mercredi des Cendres et les Chrétiens entrent en Carême.

 

 

Le Mardi Gras autorise les débordements. C’est l’occasion d’un enivrement collectif, d’un défoulement social. En fait, il marque la fin d’un temps révolu : on est arrivé au bout des plaisirs, de la fantaisie, de l’exubérance. Au bout jusqu’à l’excès, jusqu’à la mascarade. Nous avons porté pendant de longs mois le masque de l’insouciance, de l’inconstance, de l’incompétence. Dans un pays socialiste comme la France, le port du masque est obligatoire presque tout le temps. Aujourd’hui le carnaval gouvernemental a défilé, le soir il sera brûlé. C’est la fin d’un règne. Les mimosas sont flétris.

Le Mercredi des Cendres, dans la tradition chrétienne, marque la fin de la récréation, la rupture. Maintenant, on va en venir aux choses sérieuses, essentielles, pour aborder un temps nouveau, celui qui apportera la résurrection. Le Carême chrétien, ou ce que j’en sais, est avant tout un appel à la conversion, avec la fameuse invite : « Changez vos cœurs de pierre ». Les religions monothéistes ont pratiquement toutes leur carême. Il se manifeste par des signes extérieurs de prière, de jeûne et d’abstinence. Il a une dimension pénitentielle. Mais ce n’est pas la seule et, en particulier pour les Chrétiens, cette dimension est mineure ; pour sa part, l’Eglise Catholique n’a cessé d’alléger les privations naguère associées au Carême, seul le mercredi des cendres et le vendredi saint sont jours d’obligations. L’essentiel n’est pas de se confire en dévotion, mais de se préparer à une nouvelle vie. L’essentiel de la préparation consiste non pas à se mortifier comme des pharisiens, mais à se tourner vers les autres, dans une démarche de charité qui donne sens à la foi et qui apporte l’espérance.

J’ai tenu à faire ce rappel, que certains trouveront inutile, prétentieux, déplacé, dépassé, obsolète, et tout cela en même temps : le temps est-il à la prédication ? Mais j’y ai tenu parce que je ne crois pas que l’on puisse diffuser les idées de la liberté si on ne les assortit pas de leur contenu moral et spirituel. Un grand libéral français, très méconnu aujourd’hui, nous a transmis le message : Jacques Maritain. Le libéralisme n’est pas seulement un mode d’organisation sociale ou un panier de droits individuels. Ou, plus précisément, il est ordre social, juridique et politique, parce qu’il est avant tout une référence à la personne humaine.
Et l’anthropologie libérale est celle d’un être humain créateur, serviteur et prêcheur. Créateur parce qu’il emploie son potentiel d’esprit et de cœur à prolonger la création initiale, à « dominer la terre », à innover, à exprimer ses talents. Ces talents sont mis à la disposition des autres, car l’être humain est serviteur ; il ne peut s’épanouir et réaliser sa vie qu’aux côtés des autres et à leur service, par l’échange, par la communauté. Bien sûr, l’homme n’est « pas parfait mais perfectible » (Bastiat). Pêcheur, il sait reconnaître ses erreurs et c’est le processus d’essais et d’erreurs qui lui permet de progresser.

Beaucoup de libéraux, et souvent les plus récents convers, ne prêtent pas toute l’attention voulu à cet arrière plan philosophique, moral, voire religieux, du libéralisme. Ils en arrivent à se donner pour seule valeur de référence la liberté elle-même, dont ils font une fin alors qu’elle n’est qu’un chemin. Sans doute y sont-ils invités par plusieurs étoiles de la pensée libérale. Mais tôt ou tard, la sincérité et la lucidité poussent à se poser la question hélas triviale : la liberté, pourquoi faire ? Et, de mon point de vue, et dans la ligne de Jean Paul II, la liberté a pour origine et pour destination la dignité de la personne.

Voilà qui nous ramène au carême. L’an dernier j’avais consacré plusieurs articles de cette Lettre à des « prédications de Carême » que j’avais appelées « Carême libéral ». Je m’étais efforcé de reprendre les quelques points essentiels de la philosophie libérale et de ses déclinaisons politique, économique, sociale. Je terminais ainsi ce « Carême libéral » : Nous voici à la fin du Carême et j’en termine aussi avec cette courte série d’articles [...] dans lesquels j’ai essayé d’en revenir à ce qui me semble essentiel. Si vous m’avez suivi – dans les grandes lignes au moins – n’hésitez pas à faire découvrir autour de vous le libéralisme dans ses dimensions philosophique, morale et religieuse. C’est aux jeunes en particulier qu’il faut dévoiler cette face du libéralisme, car ils sont à la recherche de repères solides, dont ils ont été souvent privés par le système éducatif et la vulgate économique. On leur a menti sur le sens, la grandeur et les exigences de la liberté. Faisons de la liberté le message d’espoir, faisons de la dignité la vertu des hommes libres.

Je reprenais en conclusion les « vingt propositions pour faire connaître le libéralisme », vous les trouverez à nouveau dans cette Lettre, elles sont reprises de mon ouvrage « Connaissance du Libéralisme ».

Nous voici donc à l’aube du carême 2015. La mission est toujours d’actualité. Elle est même plus impérative que l’an dernier, parce que le ciel s’est assombri entre temps en France et ailleurs, mais surtout parce qu’en France nous abordons maintenant une période qui pour les uns n’est que préparation d’une alternance de majorité, mais pour les libéraux l’amorce d’un vrai programme de nature à retrouver espoir et prospérité – encore faut-il ne pas se tromper de cible et donner au libéralisme toute sa dimension pour qu’il ait toutes ses chances.
La récréation est finie, sachons passer et penser aux choses sérieuses. Bon Carême.

Il y aura un « après 11 janvier », nous dit-on. La « marche républicaine » ouvrirait une ère nouvelle, la barbarie devrait être anéantie, l’union nationale devrait se prolonger. Qui ne se réjouirait de telles perspectives ? Mais je m’interroge sur les arguments et les moyens envisagés pour bâtir une France nouvelle, du moins à court terme.

 
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Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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