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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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Le temps de la mission PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 09 Mars 2015 00:00
Manifestation d'artisans et professions libérales l www.libres.org

Le temps de la mission est venu. Viendra un jour le temps de la moisson.

Au risque de choquer quelques-uns d’entre vous (je compte sur leur indulgence), je me fais un devoir de vous donner mon sentiment sur la façon dont se présente aujourd’hui notre croisade et sur l’importance d’un militantisme commun. Votre engagement et votre amitié, prouvés par votre fidélité, m’encouragent à vous dire toute la vérité.

 

 

 

 

Cette vérité, vous en connaissez la plus grande partie : la classe politique est fermée et rebelle à toute approche doctrinale, mais en particulier à la doctrine libérale. A deux ans d’une échéance politique majeure, aucun parti, aucune personnalité connue, n’accepte de proposer un programme libéral de nature à sauver le pays de la ruine économique, de la décomposition sociale et morale. Ceux qui naguère ont porté la bannière libérale dans la joute électorale gardent le silence ou sombrent dans la pensée unique. Tel Juppé, les éléphants du socialisme et de l’étatisme remontent au créneau. Tel Sarkozy, ceux qui ont trahi l’espoir libéral reviennent sur la scène. C’en est au point que certains peuvent imaginer Valls en Schroeder, et Macron en Pinay. Bref, d’après les sondages (baromètre incertain, il est vrai) plus de 60 % des Français ne feraient plus confiance aux hommes politiques.

Au-delà de ce constat, de cette triste vérité, il y a une autre part de vérité : nous pouvons changer la face de la politique française. Nous ne pouvons plus, comme cela nous est arrivé si souvent, nous résigner en allant à la pêche ou en choisissant des votes réflexes (battre la gauche) ou des votes aveugles (battre l’UMPS ). Ce qui est vrai, c’est qu’il nous faut sortir de l’impasse de la carence libérale, et entrer en mission dès maintenant.

Pourquoi maintenant ? C’est que s’annonce une vague de consultations électorales, autant d’occasions d’ébranler certains candidats en les interrogeant sur des points précis : sur les retraites, sur l’école, sur le logement, sur les impôts, sur la famille, sur les martyrs chrétiens. On objectera qu’il s’agit d’une élection départementale. Non : tous les candidats vont en faire une affaire nationale. D’ailleurs, depuis deux siècles les affaires du département ne sont-elles pas réglées à Paris ? Donc, ne négligeons pas cette carte : que les idées nouvelles (celles du libéralisme) deviennent le poil à gratter de la société politique et s’accompagnent de chantage électoral, tant pis pour la droite, tant pis pour la gauche, tant pis pour le Front.

Vous avez maintenant quelques chances d’être suivis, peut-être pas par les candidats, mais par les électeurs. La société civile est en effet en attente de liberté. Voilà des mois que j’observe le réveil de cette société civile. Les manifs pour tous ont créé la surprise et redonné espoir. Je ne parle pas du 11 janvier, dont l’esprit est en train de s’évaporer totalement, car s’il y avait une réaction spontanée de millions de personnes, il y avait aussi une opération politique savamment orchestrée et on a du mal à séparer le bon grain de l’ivraie. Je veux parler de la soudaine lucidité qui habite maintenant un nombre croissant de nos compatriotes. Vous en avez fait vous-même l’expérience : dans le cercle de vos proches combien de personnes partagent-elles vos analyses et vos conclusions ?

Les conclusions : voilà le problème. Il y a une incrédulité sur les chances pour la France de devenir l’Allemagne ou la Suisse. Mais comment imaginer un changement si personne ne croit au changement ?

Quand on n’y croit pas, l’évasion devient la seule voie offerte. Evasion sous forme d’exil, les jeunes en donnent l’illustration, malheureusement. Evasion sous forme de dérivatifs, le sport, les loisirs, la culture, les bons repas, les réunions de famille, mais à terme la réalité s’impose. Evasion sous forme d’indifférence et de repli sur soi. Evasion sous forme de fuite en avant : vienne la révolution - mais quelle révolution et qui la guiderait ?

A l’évasion les libéraux préfèrent l’action, cette action humaine (Mises) qui débouche sur un ordre spontané (Hayek). Le salut ne vient pas du sommet mais de la base ; il résulte de l’engagement d’hommes et femmes de bonne volonté en quête de progrès et d’harmonie. Ne nous leurrons pas : l’approche libérale a des exigences, ne pas les accepter c’est appeler la servitude, tôt ou tard. Aujourd’hui la liberté exige de chacun de nous qu’il se donne pour mission de parler et d’expliquer, d’organiser des forums et des réseaux, d’entretenir la flamme. Les résultats ne sont pas immédiats, mais ils préparent le terrain : le labour prépare la moisson. Même si le laboureur ne sera pas le moissonneur il doit creuser son sillon. Viendra un jour le temps où la diffusion du libéralisme dans la société civile se cristallisera autour d’un parti, d’un homme, d’un courant de pensée reconnu et respecté. « La question est pour nous de savoir combien de temps il faut à la raison pour avoir raison » (Bastiat).

La pensée libérale est d’une richesse et d’un réalisme incroyables. Nous, les riches de liberté, sachons partager. La mission n’est pas impossible, elle est salutaire.

Il y aura un « après 11 janvier », nous dit-on. La « marche républicaine » ouvrirait une ère nouvelle, la barbarie devrait être anéantie, l’union nationale devrait se prolonger. Qui ne se réjouirait de telles perspectives ? Mais je m’interroge sur les arguments et les moyens envisagés pour bâtir une France nouvelle, du moins à court terme.

 
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