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Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Que nous disent tous ces chiffres ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 23 Mars 2015 00:00
Soirée électorale l www.libres.org

Comme à l’accoutumée cette « soirée élection » sur les diverses chaînes d’information nous a valu les habituels commentaires : il n’y a que des gagnants autour de la table, puisque tous les autres sont des perdants. Elle nous a également apporté des milliers de chiffres et graphiques. Que nous disent tous ces chiffres ?

 

 

 

 

 

Rien, ou rien que l’on ne sache déjà. On savait déjà que la politique du gouvernement n’est pas populaire, que le Front National recueille une forte proportion des suffrages, que les abstentionnistes constituent le premier parti de France, que l’UMP alliée à l’UDI et parfois au MODEM devait rafler la mise.

Mais ces chiffres ne nous disent rien sur les votes au deuxième tour, puis au troisième tour (élections à la présidence des conseils départementaux). Ils ne nous disent rien non plus sur les chances d’une véritable alternance dans les mois à venir.

Comment vont se faire les reports de voix ? Quels abstentionnistes se mobiliseront-ils ? Quels votants de dimanche dernier iront-ils à la pêche le jour des Rameaux ? J’admire sincèrement les politologues et les sondeurs qui connaissent les réponses.

Il y a des électeurs de droite qui voteront à gauche pour empêcher le Front de gagner. Pour empêcher le Front de gagner, il y aura aussi des électeurs de gauche qui voteront à droite. Il y a les électeurs du FN qui voteront à gauche pour empêcher la droite de passer ; dans le temps ils votaient communiste. Il y a les électeurs du FN déçus de la droite pour laquelle ils avaient voté, ils voteront contre la gauche. Il y a les abstentionnistes qui viendront voter pour la droite ou le FN s’ils étaient à gauche et pour la gauche ou le FN s’ils étaient à droite. Il y a les abstentionnistes récurrents, ils le demeureront. Il y a les abstentionnistes désorientés qui ne trouvent rien à leur goût, ils resteront abstentionnistes ou la feront à pile ou face. Quant aux triangulaires, elles sont de nature à désorienter davantage encore les électeurs.

A mon sens tout peut se passer parce que la vie politique française est illisible, parce que le clivage droite-gauche ne signifie plus rien, si jamais il a eu un sens. Le gaullisme est-il de droite ou de gauche ? Les radicaux sont-ils de droite ou de gauche ? Et les centristes sont-ils du centre ? Quant aux libéraux, voilà quelques décennies qu’il ne leur est plus fait la moindre offre électorale positive : ceux d’entre eux qui votent le font par défaut.

Comment s’étonner de ce désordre électoral quand depuis des années les gouvernements, quels qu’ils soient, font en gros la même politique ? Ils n’ont cessé d’augmenter la dépense publique financée par des impôts croissants, complétés par les déficits et la dette, afin de gaver le pays de services publics, de redistribution arbitraire et nocive (le fameux modèle social français et la Sécurité Sociale « que le monde entier nous envie »), de culture destructive, d’égalitarisme forcené, de laïcité sectaire, d’écologie païenne. Voilà les grandes « valeurs de la République » qui ont fait de la France au sein de l’OCDE le dernier des pays collectivistes et qui poussent les meilleurs à l’exil, et les pires à la tricherie et à la corruption. Où est la place de la compréhension et de l’harmonie dans notre pays?

Au hasard de ces mêmes tables rondes, j’ai pourtant entendu deux intervenants de l’UMP qui m’ont paru apporter quelque espoir. Evidemment, je ne pense pas à Madame NKM qui à la différence de son chef recommande de voter pour la gauche pour faire échec au FN ; mais qu’attendre d’elle, pièce la plus voyante de l’habit d’Arlequin que revêt aujourd’hui l’UMP ? Je pense à ceux qui ont évoqué à la télévision une récente proposition (17 mars) du bureau politique de l’UM à l’initiative d’Eric Woerth et de Jean Philippe Daubresse concernant la politique du logement : suppression des lois Gayssot (SRU) et Duflot (ALUR) fixant les quotas de HLM dans les communes, fin de l’aide à la pierre pour lui substituer une aide (modérée) à la personne, révision du zonage et des permis de construire, garanties aux bailleurs privés. Le principe a été clairement posé : cesser d’organiser la politique du logement autour du « logement social ». Voilà bien une réforme décisive et authentiquement libérale. On s’attaque avec clarté et efficacité aux racines de la crise du logement.

Y aurait-il enfin quelques têtes bien pensantes à l’UMP (ou ailleurs) qui se feraient un devoir de proposer rapidement des mesures sérieuses et de se donner une doctrine cohérente ? Dans son allocution triomphaliste, Nicolas Sarkozy a fait la promesse de mettre son parti au travail dès maintenant. Si l’analyse est aussi sérieuse, si les mesures prônées sont aussi radicales que celle proposée en matière de logement, les électeurs français pourraient enfin donner un sens à leur vote. Ils pourraient voter pour des idées et des hommes capables de les mettre en œuvre au lieu de voter pour des étiquettes fallacieuses.

Alors, et alors seulement, la route de l’alternance pourrait s’ouvrir, l’alternance serait « en marche » comme disait Sarkozy dimanche soir. Mais Sarkozy est-il crédible, lui qui a déçu dès le lendemain de son élection ? Le rôle des libéraux est de continuer à faire pression sur la classe politique, de pousser l’UMP et les autres vers la seule alternance, celle de la liberté. « C’est du fond de l’abîme que jaillit la lumière » (Byron)

Il y aura un « après 11 janvier », nous dit-on. La « marche républicaine » ouvrirait une ère nouvelle, la barbarie devrait être anéantie, l’union nationale devrait se prolonger. Qui ne se réjouirait de telles perspectives ? Mais je m’interroge sur les arguments et les moyens envisagés pour bâtir une France nouvelle, du moins à court terme.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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