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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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Espoirs ? Espérance ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Mars 2015 00:00
Dimanche des rameaux l www.libres.org

Ce dimanche des Rameaux n’était pas seulement le dimanche des Palmes. Certes « la droite » a été décorée des palmes électorales et quelques fragiles espoirs pourraient désormais s’envisager. Mais l’entrée triomphale dans Jérusalem célèbre la solidité de l’Espérance, en dépit de ses exigences.

 

 

 

 

 

 

Vous me pardonnerez ce rapprochement surprenant et peut-être déplacé. Mais ce mardi de la Semaine Sainte est « jour de miséricorde ». J’essaierai pourtant de vous persuader qu’il y a quelque lien entre espoirs politiques et espérance libérale.

Dépassons tout d’abord le stade du triomphalisme. La droite se voit déjà au pouvoir, elle est persuadée que la route de l’alternance lui est désormais grande ouverte. Le Front se voit déjà remporter les régionales, en attendant les présidentielles. Le Premier Ministre lui-même y voit un encouragement à persévérer dans les réformes qu’il a menées et la perspective d’un succès assuré d’ici 2017.

Ces espoirs ont-ils quelque fondement ? Le sarkozisme a fait la preuve de ses erreurs et de ses impuissances. Erreurs dans la lecture de la crise et dans la façon d’en sortir. En compagnie de son grand ami Obama, le Président a tout fait pour que le G 20 analyse la crise de 2008 comme une crise du système capitaliste et il a plaidé au niveau mondial et national pour une politique de relance keynésienne à base de déficits budgétaires et de laxisme monétaire. Ses conseillers fumistes, comme Joseph Stiglitz ou Nicolas Hulot, son ouverture à gauche (Strauss Khan au FMI, Kouchner au quai d’Orsay) n’ont pas rassuré les électeurs « de droite ». Parallèlement, le Président a été impuissant à régler le problème des 35 heures, de l’ISF ou du chômage, sur lesquels il s’était engagé. Alors, la victoire qu’on lui a prêtée dimanche laisse-t-elle place à quelque espoir ? Les rares éléments prometteurs sont sa volonté d’unir les chapelles de son parti et son engagement à mettre son parti au travail pour présenter un programme – enfin ! Mais quid des primaires, quid de la mosaïque des opinions, et quelle doctrine pour inspirer ce programme ? Un nouveau patchwork électoral - qui arrange tout ? Gardons espoir.

A-t-on quelque espoir du côté du Front ? Va-t-il redevenir ce qu’il a été jadis, en 1984 par exemple, quand l’union avec le Parti Républicain et les Indépendants était sur le point d’être scellée sur un programme de libertés (à commencer par la liberté scolaire) ? Va-t-il abandonner son « patriotisme » amoral suivant lequel seul ce qui est français est bon pour les Français, au point de condamner la mondialisation et l’ouverture en Europe ? Va-t-il cesser de mettre en cause le « grand capital » et les actionnaires pour piper (avec succès) les voix de l’extrême gauche ? Va-t-il rejeter plus longtemps la concurrence, le marché, le profit ? Et quid des racines chrétiennes de l’Europe et du silence sur les problèmes du mariage et de la famille ? La route est longue pour Marine Le Pen si elle veut fidéliser et élargir ses ouailles, dont la plupart ne savent rien de ce qu’elle ferait du pouvoir qu’elle pourrait conquérir. L’espoir est mince de faire évoluer le populisme vers le libéralisme.

Quant aux socialistes, le seul espoir est qu’ils cessent d’être socialistes. A la grande rage des frondeurs, des gauchistes, des écologistes, Manuel Valls pourrait prendre Tony Blair ou Gerhard Schröder pour modèles. Mais qu’ils se rassurent : les références à l’égalitarisme et à la laïcité continuent à classer notre Premier Ministre dans la secte socialiste. Or, comme le rappelait le Manifeste « Français, retrouvons nos libertés », la France est devenue malheureusement une sorte de laboratoire du socialisme et tous les gouvernements qui se sont succédés ont enfoncé le pays dans cette voie.

Derrière un triomphalisme de façade, ces élections masquent donc de lourdes incertitudes de raison. Il faut savoir raison garder, ne pas caresser des espoirs démesurés.

Reste l’Espérance. Avec la Foi et la Charité, c’est la troisième vertu théologale, la plus difficile à atteindre si l’on en croit Péguy. Elle exige en effet la confiance quand tout semble mensonge et reniement, la joie quand tout est désolant, l’engagement quand tout incite à l’abandon. L’Espérance est ce qui guide les Chrétiens durant cette Semaine Sainte, qui nous conduit des Rameaux à la Passion – horrible descente – mais aussi de la Passion à la Rédemption et à la Résurrection. D’autres religions incitent aussi au messianisme ; d’autres croyances mènent aussi à l’humanisme. Voilà pourquoi la condition humaine est supportable : elle se nourrit de la Vie, elle est recherche de la Vérité, approfondissement du Verbe.

Voilà pourquoi, comme l’a souligné notamment Jean Paul II, l’Espérance est dans la Liberté.

Car Dieu a voulu l’Homme libre et cette dignité lui permet de réaliser pleinement sa vocation de dominateur de la terre, de serviteur de ses frères, de chercheur de la perfection.

Dans la perspective de Pâques, chrétiens ou non, ne pleurons pas sur les malheurs de notre pays et du monde, ne nous réfugions pas dans l’utopie, ne nous enfermons pas dans les simulacres de la démocratie. Soyons joyeux, constructifs et confiants, comme des hommes libres. D’autres nous suivront.

Il y aura un « après 11 janvier », nous dit-on. La « marche républicaine » ouvrirait une ère nouvelle, la barbarie devrait être anéantie, l’union nationale devrait se prolonger. Qui ne se réjouirait de telles perspectives ? Mais je m’interroge sur les arguments et les moyens envisagés pour bâtir une France nouvelle, du moins à court terme.

 
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Ou, si vous préférez, votez contre Trump.Sans trop le vouloir, le nouveau Président des Etats-Unis d’Amérique s’est invité dans notre campagne présidentielle. Je le constate et je trouve indécente et dramatique cette référence...

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

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