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Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 01 Juin 2015 00:00
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Ils se battent pour s’attribuer le monopole de la République, de ses valeurs. Tous se veulent Républicains. Je pense qu’en réalité tous ne sont que des publicains.

 

 

Dans l’empire romain, les publicains sont les collecteurs d’impôts : ancêtres des fermiers généraux de la royauté française, ils versent à l’Etat une somme définie par contrat et se chargent ensuite de récupérer la somme auprès des contribuables. Tout excédent est à leur avantage : voilà une belle entreprise.

L’exploitation du peuple par les prélèvements obligatoires, impôts, taxes, cotisations et contributions diverses, n’est donc pas nouvelle, mais c’est l’exercice dans lequel a excellé notre classe politique, avec un art consommé depuis Georges Pompidou.

Durant son court mandat, feu le président a maintenu à 38 % le taux des dépenses des administrations publiques (APU) par rapport au PIB. La France avait fait un bond publicain spectaculaire depuis 1870 (la dépense publique représentant alors+10 % du PIB). Giscard fut un publicain efficace : en sept ans il a atteint 42 %. A la veille de son échec, en 1981, il avait eu la maladresse d’avouer : « ne dites pas aux Français que je suis socialiste, ils me croient libéral ! » Cet aveu était légitime puisqu’au moment de son élection, il avait décrété : « au-delà de 40 % on est dans un pays socialiste ». Il est en effet arrivé à 42,5 % et à partir de 1974 le budget sera sans cesse en déficit (« relance » de Pierre Fourcade en juillet). Evidemment, il appartenait aux publicains de gauche et à François Mitterrand d’accélérer la bonne tendance et, grâce aux nationalisations, aux dévaluations et autres mesures de bon aloi, la dépense publique augmente de 27 % en 1982, on embauche 170.000 nouveaux fonctionnaires et le déficit budgétaire se situe enfin à un taux plus convenable, que nous connaissons maintenant : 3,5 % du PIB. Le court intermède de droite avec le gouvernement Balladur (1993-1995) n’a pas entamé cet acquit (peut-être cet inné) et c’est en 1993 que l’on franchit le seuil des 50 % ; de plus, le jeune Ministre du Budget a eu le mérite d’accroître la dette publique de 3% en deux ans. Paradoxalement, les dépenses se stabilisent à la fin du gouvernement Jospin, mais elles repartent à la hausse. Crise oblige, ou crise excuse ; le Président Sarkozy, adepte de la relance, propulse les dépenses à 56,8 % et, couronnant le tout et sans un sanglot, Hollande nous mène aux 57,7 % qui nous propulsent en tête de tous les pays européens.

Nous avons donc maintenant de nouveaux Républicains. Quel sera le progrès ? Rien, dans les discours du chef des Républicains, ne laisse pour l’instant présager un effondrement des dépenses publiques. Nicolas Sarkozy ne sera crédible que lorsqu’il aura persuadé les Français que son parti cessera d’être publicain.

Pour rompre avec les Publicains, il faut en effet rompre avec l’Etat Providence, car les dépenses publiques ne sont pas affectées à des « biens communs », à des investissements collectifs, mais au paiement de millions de fonctionnaires et pensionnés de l’Etat. Cette rupture est-elle souhaitée au sein des Républicains de droite ? Ceux de gauche veulent nous faire croire qu’ils vont changer la tendance de l’expansion de l’Etat. Ils ne sont pas crédibles et continuent à multiplier promesses, subventions, créations d’emplois publics. Et ceux de droite ? S’ils veulent nous servir la nième version de la sociale démocratie, avatar du socialisme, ils n’enflammeront pas les foules et n’entreprendront aucune des vraies réformes dont le pays a besoin.

D’ailleurs « Res Publica », est-ce un programme libéral ? C’est parce qu’on a pris la mauvaise habitude de voir dans tout problème une chose « publique » que les dérives dirigistes et totalitaires nous ont emportés. Le tout public (santé, retraite, éducation, logement) est à l’opposé du principe libéral de base : la subsidiarité. Au lieu de se contenter de n’intervenir que lorsque les citoyens, le secteur privé et marchand, ne peuvent régler les problèmes de la vie en société, l’Etat s’arroge le monopole et consent, de temps en temps, à laisser des miettes de liberté à ses esclaves contribuables. Payez et vous aurez en échange de beaux services publics.

Je dois dire enfin, et je m’en suis déjà expliqué, que les valeurs de la République sont comme la tunique de Nessus. Aujourd’hui, au nom de l’égalité on devient égalitariste ; au nom de la fraternité, on est condamné à la solidarité forcée ; au nom de la liberté on tolère voire encourage toutes les mœurs contraires au droit naturel et à la dignité de l’être humain.

On voit tout le chemin qui reste à faire à nos Républicains, de l’opposition et du gouvernement, pour ouvrir le chemin d’une France libre, vivant dans la prospérité et l’harmonie. Prenons patience : d’ici 2017 ils seront tous libéraux. Nous les inciterons à l’être en tous cas : que les Français sachent la vérité et apprennent à distinguer les Républicains des Publicains.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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