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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 01 Septembre 2015 00:00
Semaine de la rentrée l www.libres.org

Je suis très heureux de vous retrouver après ces semaines d’été et, je l’espère, de vous retrouver en pleine forme, avec une détermination et une énergie renouvelées. Vous en aurez bien besoin, car l’automne qui s’annonce va solliciter votre patience, mais aussi votre engagement. L’été nous a coupés de la réalité, la voici à nouveau.

 

 

Sans doute la rentrée scolaire retient-elle aujourd’hui l’attention. Elle apportera son cortège de conflits, d’improvisations, de mécontentements, comme d’habitude – un peu plus grâce à Madame Vallaud Belkacem. La rentrée économique n’est pas réjouissante, en dépit d’une propagande éhontée pour nous persuader que tout s’arrange. Mais la rentrée politique est également très chargée. Après leurs brillantes universités d’été les cancres rentrent en classe, il va falloir revenir à leurs erreurs, leurs présomptions et leurs discours. Et le programme est chargé !

Un programme mondial avec entre autres les problèmes du terrorisme, de l’islamisme, de l’immigration, de la stagnation. Mais aussi un beau programme national, avec au moins quatre pôles majeurs : le vote du budget 2016, l’éclatement de la majorité, les élections régionales, la COP 21. Je vous laisse allonger la liste !

Le budget 2016 ne marquera pas la fin de la crise de nos finances publiques. Comme toujours, on va lui donner une apparence présentable : une hypothèse de croissance entre 1,5 et 2 %, un oubli de certaines dépenses (la charge de la dette publique peut augmenter, la réorganisation territoriale peut coûter, le financement de la protection sociale peut amener l’Etat à aider la Sécurité Sociale, etc.), une vaine promesse de réduction du nombre de fonctionnaires, un autre mensonge sur les baisses d’impôts. Trop d’impôts parce que trop de dépenses publiques, trop de dépenses publiques parce que trop d’Etat. On n’échappera pas à cet enchaînement fatal tant que l’on ne cantonnera pas l’Etat dans un domaine « régalien » strictement défini.

Ces jours-ci, la préparation et la présentation du budget seront compliquées par l’éclatement de la majorité parlementaire. On retrouve quelques années plus tard la même question : les socialistes et les communistes peuvent-ils cohabiter longtemps ? Par communistes j’entends non seulement les membres et les élus de l’étique Parti Communiste Français (l’un des rares au monde à se référer explicitement à la tradition de Lénine et Staline), mais aussi et surtout cette gauche extrême qui espère reconstituer une internationale européenne et refuse l’embourgeoisement de ceux qui osent parler de « socialisme libéral ». Les Verts ont sombré dans l’action directe, ils ne rêvent que révolution prolétarienne, de sorte que Vincent Placé et François de Rugy, naguère leaders incontestés, démissionnent du parti. Mélenchon et Varoufakis sont main dans la main et travaillent à une coalition européenne. Progressivement Hollande et surtout Vals passent pour des traîtres complices de la droite. Si cet éclatement de la gauche est une bonne chose dans une pure perspective électorale, elle est un danger parce que de vieilles idées que l’on croyait oubliées depuis 1991 reviennent en force. Le Front de Gauche et ses alliés grecs nous ramènent à la belle époque de la planification, de l’anti-capitalisme, de l’anti-américanisme et maintenant de l’anti-germanisme. Cette nostalgie atteint le Front National lui-même, c’est la vraie cause de l’élimination du grand-père (qui paie aussi le prix de son incontinence verbale). Ce « gauchissement » m’inquiète aussi parce qu’il indique que, dans cette période de crise, nombre de Français ne voient d’alternative que du côté de la gauche et des dinosaures alors qu’ils n’ont aucun attrait pour l’innovation et l’alternative libérale.

De ce point de vue, les élections régionales constitueront un test significatif. Les divisions de la gauche, l’inflexion du Front National, les luttes intestines à droite et au centre, peuvent réserver des surprises. Nous aurons l’occasion d’en reparler. En revanche, il n’y aura aucune surprise à constater les dégâts et les aberrations du redécoupage ahurissant des régions. De belles empoignades nous attendent. Mais comment organiser une décentralisation dans un pays jacobin ?

Cependant, je crois (et je déplore) que toutes ces incohérences, qui concernent les finances publiques, la renaissance du communisme, les élections régionales, seront noyées dans le beau tintamarre de la COP 21. Voilà l’unité nationale reconstituée : tout le monde contre le réchauffement de la planète ; tout le monde pour le développement durable ; tout le monde fier de voir le monde entier présent à Paris, et la France retrouver son rang de première puissance mondiale – au moins dans le domaine de l’environnement. La pensée unique sera écologique ou ne sera pas. L’écologie efface le discrédit de la classe politique, elle confirme sa victoire sur l’économie qui détruit la planète. Cet été, j’ai lu et analysé avec rigueur et sincérité l’Encyclique Laudato Si dont je vous avais déjà entretenu sommairement ; je pense publier un ouvrage sur le sujet. Mais je suis persuadé que le Pape François ne sera entendu que pour la sévère (et souvent injuste) critique de la société marchande, et l’on en oubliera volontiers son message essentiel : seule une conversion à la morale, à l’honnêteté, à la vie, à la spiritualité peut guider l’homme dans sa mission de gérer « la maison commune ».

J’en viens ainsi à la conclusion de ce tour d’horizon sur l’automne 2015 : il faut changer de registre, et revenir aux fondamentaux d’une société de libertés. Les fondamentaux politiques, avec un pouvoir politique limité, un état de droit sans faille ; les fondamentaux économiques, avec le livre échange et la libre entreprise ; les fondamentaux éthiques, avec le retour à la confiance, au respect des autres, à la « civilisation de l’amour ». Ce programme devrait être diffusé, il devrait enflammer les jeunes en recherche de repères, il devrait réveiller ceux qui ont sombré dans la résignation ou la renonciation. Il devrait nous libérer des ennemis de l’humanité. Sachons nous-mêmes mobiliser les hommes de foi, d’espérance et de charité.

Le père a-t-il encore quelque utilité, quelque place, quelque considération dans la société postmoderne ? Est-il encore géniteur, chef de famille, patron ? On peut en douter. Est-ce un bien, est-ce un mal ? On peut en débattre.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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