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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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Pourquoi l’Allemagne a-t-elle fermé ses frontières ? PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 15 Septembre 2015 00:00

Campagne de presse contre Angela Merkel, qui se serait reniée

 

 

Depuis un mois la Chancelière passait pour un modèle de charité chrétienne, prête à accueillir toute la misère du monde. Certains l’admiraient pour sa générosité, d’autres la critiquaient pour son inconscience. Maintenant elle fait l’unanimité contre elle : la bonne âme qui donnait des leçons à toute l’Europe est obligée de s’aligner sur ses partenaires plus réalistes et plus cyniques ! Avec une petite touche de germanophobie : ces Allemands veulent imposer l’austérité, la concurrence, écraser les Grecs, renforcer l’euro, etc.

La vérité est plus nuancée.

Tout d’abord, la volonté d’accueillir les immigrés n’est pas remise en cause outre-Rhin. Comme nous l’avons fait remarquer la semaine dernière, les Allemands ont besoin de main d’œuvre, parce que le pays est le plus vieillissant d’Europe. De plus, ils ont un système social moins désordonné que le nôtre, de sorte que le coût du travail leur est moins élevé que chez nous. Enfin, les immigrés actuels ne constituent pas une horde d’illettrés, mais bien souvent des gens bien formés. Ce ne sont pas des pouilleux, la plupart d’entre eux ont un pécule qui leur a permis de supporter le voyage de leur famille. Ce sont des gens qui viennent pour travailler, réussir, s’enrichir et vivre dans un climat de paix et de liberté. Ils désirent s’intégrer dans une nouvelle nation, et non pas la détruire, ni même s’enfermer dans un communautarisme délétère. Exactement comme ceux qui ont peuplé l’Amérique, exactement comme nos Polonais, Italiens, Espagnols et Portugais composant aujourd’hui la moitié de la population française. C’est peut-être ce qui choque les Français, soumis depuis des années à l’invasion de gens venus chercher ici non pas tellement du travail (il n’y en a pas) que des allocations (il y en a, et généreuses). L’émigration vers l’Allemagne est naturelle, donc sélective ; vers la France elle est artificielle, donc anti-sélective.

Le « revirement » de la Chancelière est sans doute accidentel : c’est l’embouteillage aux frontières, provoqué par la saturation et le désespoir des camps au Liban ou en Turquie, mais surtout par l’ouverture des vannes en Grèce, en Macédoine, par l’évacuation de la Hongrie, et l’agglomération en Autriche. Par effet domino, c’est un flux d’ampleur qui s’est déversé. On dit qu’en un mois 65.000 immigrés sont arrivés dans la seule ville de Munich.

La fermeture des frontières est purement provisoire, elle est une clause de sauvegarde, explicitement prévue par le traité de Schengen. Il serait étonnant, contrairement aux pronostics habituels, que la décision d’Angela Merkel aboutisse à l’abandon de l’espace Schengen, ni à une solution « européenne » de partage des quotas d’immigrants. Il n’y a pas de consensus sur les quotas parce que la situation des divers pays est différente (notre article de la semaine dernière) et parce qu’il n’existe pas une armée de policiers, militaires et douaniers, en mesure de faire respecter les quotas. Il ne s’agit pas de se partager des réfugiés, l’affaire n’est pas seulement humanitaire. Il s’agit de donner à des millions de personnes l’occasion de refaire leur vie en apportant leur désir de participer à l’œuvre commune : redonner à l’Europe dynamisme et espoir. Les Allemands l’ont compris, pas nous.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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