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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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2.017 : faisons un rêve PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 22 Septembre 2015 00:00
On peut toujours rêver l www.libres.org

Mon caractère et ma longue expérience me tiennent éloigné des rêves et des utopies. Depuis plusieurs mois, je me suis abstenu de toute anticipation sur les présidentielles de 2017, estimant que bien des choses pouvaient se produire d’ici là. Aussi prendrez-vous les lignes qui suivent comme un simple amusement, inspiré par l’actualité de la semaine dernière.

 

En 2017 le Tsypras français, Hollande ou Valls (peu importe), remporte les élections. Il s’était définitivement coupé de la gauche extrême et des écologistes, et il va former un gouvernement de coalition avec la droite et le centre. Ce scénario à la grecque s’est produit à la suite de l’évolution des socialistes, hommes de gauche convertis au libéralisme, mais aussi de la disparition de la gauche extrême dont les électeurs ont fui vers le Front, et de la vacuité de la droite.

En dépit des apparences, nous ne sommes pas très éloignés de ce scénario à l’heure présente ; et nous pourrions en tirer quelques conclusions.

Le premier rêve est celui d’une gauche convertie au libéralisme, ou du moins prête à appliquer des mesures libérales. Après tout, quelques pays se sont profondément réformés sous l’impulsion de gouvernements de gauche : le Canada, l’Australie, la Suède. Mais voici l’entrée en scène d’Emmanuel Macron. Mises à part quelques mesures concernant la concurrence, la loi qu’il a pondue ne m’avait guère impressionné : trop dispersée, peu cohérente, peu innovante. Mais en quelques semaines ses propos ont fait exploser le parti socialiste : critique des 35 heures voire même de la durée légale du travail, critique du statut de la fonction publique. Deux gouttes d’eau de nature à faire déborder le vase.

La gauche au pouvoir aurait-elle admis quelques vérités économiques et sociales premières ? Le Parti Socialiste aurait-il rejoint un demi-siècle plus tard le SPD allemand et serait-il prêt à signer la Charte de Bad Godesberg renonçant à la lutte des classes et reconnaissant les mérites du marché ? Ne rêvons pas : il y a loin de la coupe aux lèvres, François Hollande a désavoué et Manuel Valls a esquivé.

Le deuxième rêve, à la grecque, est la disparition électorale de la gauche extrême. Le camarade Mélenchon va subir le même sort que son ami Varoufakis. Les sondages sur les régionales du Nord font apparaître Marine Le Pen largement en tête et, du fait des bizarreries de la loi électorale, elle est presque assurée de prendre la direction de la région. Mais tout en gagnant le Nord, le nouveau Front a perdu la boussole. Il est devenu le Front National Socialiste, dont l’électorat est fait d’une part des ouvriers communistes déçus par le gouvernement, et d’autre part d’une partie de la masse des xénophobes, corporatistes et passéistes. L’élimination élégante de Jean Marie Le Pen a valu au Front National un brevet de moralité : la trahison est toujours payante. Mais, en passant du marxisme au populisme et de l’extrême droite à l’extrême gauche (extrêmes qui se touchent), le pays aura-t-il fait un progrès réel ? Ne rêvons pas : après ses succès électoraux en 2015, et en dépit de ses contradictions internes, le Front s’installera dans des positions dirigeantes, et barrera la route à toute avancée libérale.

Le troisième rêve est le cauchemar de la droite. Au lieu de se présenter en ultime recours face au socialisme et au populisme, au lieu de se donner un programme de rupture, la droite demeure « la plus bête du monde » en se polarisant sur les primaires et en ayant dans l’immédiat le souci de l’union, qui ne séduit que des électeurs militants mais sûrement pas la masse d’abstentionnistes qui attendent en vain du nouveau et sont saturés du spectacle de la division des chefs. Si la désunion fait assurément perdre des voix, l’union n’en fait gagner aucune : ce n’est qu’une façade. Ne rêvons pas : la droite aura beaucoup de mal à profiter de la déroute de la gauche et seul Sarkozy tirera son épingle du jeu, parce qu’il est le plus adroit et le moins sincère.

Alors, et nous ? Quittons le rêve. Nous nous interdisons de rêver à un scénario canadien ou grec. Continuons à diffuser auprès de nos concitoyens un message d’espoir, à poser les bases solides d’une véritable libération. Ce n’est pas un rêve mais une réalité : sans rupture avec l’Etat Providence, sans renaissance de la dignité et de la responsabilité, la France s’enfoncera dans la ruine économique, mais surtout dans la discorde, la violence et le fanatisme. Les terroristes et révolutionnaires auront beau jeu de souffler sur les braises d’une nation détruite. La réalité, c’est le travail de conviction, c’est affaire de foi.

Mon caractère et ma longue expérience me tiennent éloigné des rêves et des utopies. Depuis plusieurs mois, je me suis abstenu de toute anticipation sur les présidentielles de 2017, estimant que bien des choses pouvaient se produire d’ici là. Aussi prendrez-vous les lignes qui suivent comme un simple amusement, inspiré par l’actualité de la semaine dernière.

 
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