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L’économie mathématique

Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels.

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Il faut sauver la planète verte PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 10 Novembre 2015 00:00
Ca chauffe l WWW.libres.org

Dans moins de trois semaines maintenant (30 novembre) des dizaines de milliers de personnes se réuniront à Paris pour sauver la planète bleue, notre sœur la Terre, notre déesse et mère Gaïa. Le saviez-vous ? Je trouve que les médias sont très discrets, et la classe politique très prudente sur cette Conférence des Parties 21ème du genre.

 

 

De mauvaise foi, certains y voient l’occasion pour François Hollande et les princes qui nous gouvernent de se mettre en avant. L’affaire est bien plus sérieuse : il faut arracher à l’humanité, d’ici 2100, les deux ou trois degrés qui permettraient aux terriens de survivre. L’objectif des 2 degrés est réellement vital, croyez-en le GIEC et toutes les autorités scientifiques du monde, dont Nicolas Hulot et Ségolène Royal.

Enthousiasmé par cette initiative, je viens cependant de faire une découverte bouleversante : la seule concentration de population au Bourget pendant 11 jours ne fait-elle pas courir un risque énorme mais insoupçonné à l’élite mondiale de l’écologie ? , que je n’hésite pas à baptiser « planète verte », puisqu’il s’agit d’astroïdes lointains de notre propre planète, observateurs compétents et généreux qui s’occupent de sauver des inconscients comme vous et moi qui ne pensons qu’à rouler, manger, brûler, gaspiller, polluer, salir, assécher, déforester, chasser, pêcher, fumer.

Quelle catastrophe s’il arrivait à la planète verte ce que Saint Simon a évoqué dans sa fameuse « parabole » : « si la France devait perdre en un jour ses cinquante meilleurs mathématiciens, ses cinquante meilleurs chimistes, ses cinquante meilleurs industriels, ses cinquante meilleurs banquiers, ouvriers, en tout trois mille personnes. Le mal serait presque irréparable ». Quel drame si nous perdrions nos cinquante meilleurs écologistes : l’avez-vous bien mesuré ? A Paris en décembre prochain le risque est considérable : on attend 750 représentants de 65 gouvernements (dont beaucoup de chefs d’Etat), 25.000 délégués officiels et 50.000 personnes visitant le site du Bourget.

Suis-je en pleine utopie ? Un chapelet de bombes égréné par Daesch n’est-il pas une menace réelle ? Certains amis m’ont rassuré en remarquant que les écologistes appartiennent aussi au réseau des terroristes qui veulent détruire le monde impie. C’est vrai. Mais n’en demeurent pas moins d’autres menaces, qui pointent déjà à l’horizon. J’ai lu avec attention qu’il y avait beaucoup de pôles prévus par le comité interministériel d’organisation de la conférence : quatre pôles de négociation, 6 pôles de secrétariat. Je comprends la multiplicité de ces pôles, mais comment ne pas perdre le Nord et perturber toute la machinerie électronique ? Une machinerie bien réglée, d’autant plus qu’elle fait une large place à la société civile. Au passage, savez-vous que vous pourriez grossir l’affluence en participant à la COP 21 au titre de la « société civile » ? Il vous suffit de candidater à l’un des neuf « collectifs » dont les seuls noms évoquent le réchauffement cérébral de la conférence : le BINGO (collectif des milieux professionnels et industriels), ou selon votre choix l’Engo, ou le Ringo, ou mieux encore le Tungo et le Youngo, sans oublier le collectif dont le nom est cette fois explicite bien qu’oxymore : Women and Gender.

Voilà, chers amis, des risques d’explosion intellectuelle qui menacent la planète verte. « La Pentecôte sans l’Esprit Saint » avait raillé Gusdorf pour commenter les évènements de mai 68. On peut craindre que les flammes d’intelligence sur les têtes de Verts entraînent une telle concentration de CO2 que tout espoir serait perdu de rester en dessous des 2 degrés. La concentration sur le Bourget sera d’autant plus à craindre que notre gouvernement a décidé de fermer les frontières de notre pays pendant un mois entier : en dépit de barrières douanières biologiques l’Hexagone devient un espace clos, un réservoir de CO2, qui évoque le précédent du nuage de Tchernobyl.

Bien évidemment, les plus avertis parmi mes chers amis lecteurs objecteront que le réchauffement climatique n’est pas une plaisanterie. On en parle maintenant dans les homélies dominicales. D’ailleurs le Medef lui-même, dont on sait les réussites récentes qu’il a remportées dans la négociation sur la réforme du Code du Travail, s’est spontanément engagé aux côtes du gouvernement dans son œuvre salvatrice, porteuse d’emplois verts et de croissance durable. Le Président a rappelé également la dimension historique voire héroïque de la COP  en juin dernier à Marseille où il a lancé la Conférence (pouvait-on mieux choisir que ce havre rassurant ?) « C’est, a-t-il proclamé, un combat pour la résistance, et pour une mer pacifiée et fraternelle », faisant ici référence à la Méditerranée, sillonnée par les ferries de la SNCM, et à l’amitié qui nous lie à nos frères Algériens). Voici ce qui m’avait échappé : il faut résister au réchauffement comme naguère on a résisté au totalitarisme.

Voilà qui pourra être stimulant, captivant, inédit. Mais qui pourrait être dramatique si la planète verte se mettait en surchauffe. Ma conclusion « Quos vult perdere Jupiter dementat » (Ceux que Jupiter veut perdre, il les rend fous »

Mon caractère et ma longue expérience me tiennent éloigné des rêves et des utopies. Depuis plusieurs mois, je me suis abstenu de toute anticipation sur les présidentielles de 2017, estimant que bien des choses pouvaient se produire d’ici là. Aussi prendrez-vous les lignes qui suivent comme un simple amusement, inspiré par l’actualité de la semaine dernière.

 
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Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
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