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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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La peur ou la foi PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 17 Novembre 2015 00:00
La France en deuil... l www.libres.org

Après ces journées de deuil où nous avons offert notre sympathie et nos prières aux victimes et à leurs familles, nous avons un choix décisif à faire pour réagir à la barbarie. Le choix est entre la peur ou la foi. Avec le recul de quelques heures, je pense que l’on échappera à la peur. Mais comment retrouver la foi ?

 

 

 

Tout le monde est d’accord sur le premier point : le choix de la peur serait une victoire pour les terroristes. L’objectif et le nom se confondent : il s’agit de terroriser la population. La peur a pour premier effet de paralyser l’action, de laisser les gens sans défense, d’être encore plus vulnérable aux agressions. Mais la peur transforme aussi les relations entre les hommes. Elle pousse à la méfiance : chacun se sent cerné par le danger et voit en l’autre un ennemi potentiel. Voilà qui déclenche deux réflexes antinomiques. Le réflexe de bande laisse croire que l’on est protégé en se réfugiant dans une communauté fermée au sein de laquelle le mimétisme jouera pour transformer les individus en militants sectaires. Le réflexe de repliement sur soi brisera tout lien avec la société. A l’heure du numérique, ces deux réflexes ont en commun d’être consolidés et amplifiés par les réseaux sociaux. Ainsi la société irait-elle se morceler, se disloquer, devenant une proie facile.

Reste la foi. Mais quelle foi et comment l’animer ?

Si la peur fait perdre toute confiance, la foi implique au contraire la croyance à des valeurs de référence qui permettent de trouver le bon chemin et de stimuler l’action. Encore faut-il avoir de bonnes références : que penser des « valeurs de la République » dont on nous rebat les oreilles ? Si la liberté signifie l’irresponsabilité de ses actes, si l’égalité implique le nivellement par le bas, si la fraternité c’est « tout pour moi, rien pour les autres » (Bastiat), on ne coupera pas facilement la route des barbares. En y ajoutant la grande valeur à la mode qu’est la laïcité, comprise comme religion d’Etat, on n’est guère plus avancé : qui a confiance en l’Etat, alors qu’il a montré son incapacité d’assumer ses missions régaliennes ?

Les seules valeurs qui stimulent le cœur et l’esprit des êtres humains sont des valeurs ontologiques : elles donnent un sens à la vie, elles permettent à l’homme de comprendre quelle est sa nature profonde, quelle est sa vraie dimension et comment il peut l’atteindre. Ces valeurs sont éternelles et universelles, comme la nature de l’homme elle-même. Alors la liberté s’assortit avec la responsabilité et s’ordonne à la dignité de l’être humain.

Je crois ici nécessaire de rappeler le message de René Girard, dont j’ai longuement parlé la semaine dernière : de tous les chemins vers la paix, le christianisme est le plus sûr, parce qu’il conduit à sacraliser la victime et à incriminer les bourreaux. Par le mystère de la rédemption, le Christ a accepté sa passion et sa mort pour enseigner aux hommes la grande loi de l’amour. Pour lutter contre la violence contenue en chacun d’entre nous, il faut apprendre à aimer son prochain. Dans chaque victime, le chrétien doit voir l’image du Christ ; il ne peut choisir d’être le bourreau, il sera toujours du côté de ceux que l’on massacre, que l’on torture, que l’on blesse. Voilà pourquoi vingt siècles de christianisme ont apporté le progrès à l’humanité, appelée à la Bonne Nouvelle, encouragée à bâtir une « civilisation de l’amour » comme disait Jean Paul II. Certes cet appel, pourtant incessant, n’a pas été toujours entendu : le 20ème siècle a vécu dans la barbarie, dans le totalitarisme et la guerre. Mais la barbarie a perdu : Reagan et Jean Paul II ont terrassé le régime soviétique. Aujourd’hui, une nouvelle surdité atteint l’humanité : les philosophes postmodernes ont annoncé la fin de l’homme, défiguré par leurs soins, et les druides écologiques annoncent l’apocalypse causée par l’homme prédateur.

La foi religieuse, la foi chrétienne et plus largement la foi dans l’homme serait-elle irréversiblement perdue ? Les réactions de ces derniers jours devraient nous rassurer. Réactions spontanées et profondes d’une jeunesse qui révèle son choix : elle n’a pas peur, elle a confiance dans la capacité de s’aimer, de vivre ensemble dans l’harmonie. Réactions des peuples du monde entier, des Américains qui chantent la Marseillaise au Met de New York, des sportifs sur tous les stades, des juifs, musulmans, bouddhistes, chrétiens dans tous les lieux de culte. Réactions hors du commun des chefs d’Etat, de Cameron à Obama, de Merkel à Erdogan, tous unis quelques heures pour nous faire rêver à la concorde universelle. Sans doute certaines de ces réactions ont-elles été provoquées par la violence du choc, et vont-elles s’estomper avec le temps. Mais on se laisse aller à penser que l’humanité n’est pas condamnée, que des millions d’hommes et de femmes peuvent sortir de l’insouciance, de l’inconscience et de l’indifférence, et se mobiliser sans peur ni reproche contre la barbarie. Le Pape François a proclamé avec force que tuer au nom de Dieu est un « blasphème ». S’aimer au nom de Dieu est un espoir. Faisons-le vivre ensemble.

Mon caractère et ma longue expérience me tiennent éloigné des rêves et des utopies. Depuis plusieurs mois, je me suis abstenu de toute anticipation sur les présidentielles de 2017, estimant que bien des choses pouvaient se produire d’ici là. Aussi prendrez-vous les lignes qui suivent comme un simple amusement, inspiré par l’actualité de la semaine dernière.

 
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Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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