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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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La propriété c’est le vol

« Il ne se dit pas en un siècle une formule aussi éblouissante. Je la tiens pour un trésor plus grand que toute la fortune des Rothschild ».

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Quand va-t-on s’en sortir ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 07 Décembre 2015 00:00
"Tempête Marine" l www.libres.org

Je ne comprends pas pourquoi tant d’organes de presse ont titré sur « le choc » alors même que l’effondrement du Parti Socialiste, la poussée du Front National et la médiocrité de la droite étaient prévisibles, je les avais annoncés la semaine dernière sans grand mérite. Certes, les chiffres sont un peu plus cruels que prévus, surtout pour les Républicains, qui n’ont même pas bénéficié d’un vote par défaut.

 

 

 

 

 

J’avais dit : si la droite gagne, ce ne sera pas de sa faute. Les réactions après les résultats confirment que, réellement, Les Républicains et l’UDI ont tout fait pour ne pas gagner, et peut-être dimanche prochain gagneront-ils encore moins que prévu. L’absence totale de tout programme était déjà un sérieux handicap, mais c’est surtout la campagne de certains candidats qui aura été affligeante. Dans ma région PACA, la tête de liste est Christian Estrosi, qui se dit « gaulliste social », voilà déjà de quoi refroidir les anti-gaullistes et les libéraux. Quel est l’argument massue mis en avant dès la victoire de Marion Maréchal Le Pen connue ? « Elle veut couper les fonds pour le remboursement de l’IVG et le financement des antennes du planning familial ». Et Estrosi d’appeler les électeurs à ne pas gaspiller le bel héritage de « De Gaulle, Simone Veil et Philippe Seguin ». Une lignée dans laquelle personnellement je refuse de m’inscrire, comme beaucoup de catholiques libéraux, une espèce en voie de ségrégation. Du temps où il était ministre de l’industrie, c’est Christian Estrosi et non Marine Le Pen ni Arnaud Montebourg qui a inventé l’expression « patriotisme économique », plaidant contre la mondialisation et l’Europe. Ce leader de la droite est-il porteur d’un espoir, ou est-il représentatif d’une classe politique usée, rejetée par la moitié des électeurs ? Le choix qui s’est porté sur lui en haut lieu a été d’autant plus regrettable que dans la liste figurent beaucoup de jeunes talents, et d’authentique libéraux comme Philippe Vitel à Toulon.

Pour autant, je n’ai pas apporté ma voix au Front National, bien que Marion Le Pen soit tenue pour « libérale », à la différence de sa tante et de Philippot, dignitaires du communisme français anti-capitalistes, anti-mondialistes, anti-européens, anti-américains, anti-immigrés, parfois même antisémites. Il va être difficile de mener un gouvernement régional avec tous ces rejets, tous ces anachronismes, toutes ces exclusions, toutes ces discriminations.

Mais je me pose la question : quand va-t-on s’en sortir ? Quand les électeurs français auront-ils un autre choix que celui qui leur est offert aujourd’hui : entre les socialistes de gauche et de droite, entre la tyrannie du statu quo et le saut dans le vide ?

Le premier parti de France n’est pas le FN, mais le FAO, le Front des Abstentionnistes Orphelins. Les abstentionnistes sont un citoyen sur deux – et qu’on ne leur jette pas l’opprobre en les accusant d’être de mauvais Français ou des égoïstes forcenés. Car en réalité ils sont orphelins d’un courant de pensée et d’un projet politique qui puissent les intéresser et les mobiliser. De mon point de vue, ce projet ne peut être que le libéralisme.

Car la preuve est faite que le glissement des socialistes vers la social-démocratie, pourtant évoqué (en discours) par Valls ou Macron, n’a convaincu personne à gauche, de même que la droite n’arrive pas à se défaire de son étatisme jacobin et dirigiste. La vie politique française fait l’impasse sur la seule issue véritable et salvatrice : la rupture libérale.

Sans doute de temps en temps le rêve passe-t-il. On entend au lointain une musique nouvelle : laisser travailler les entrepreneurs et le personnel qu’ils emploient, réformer le marché du travail, diminuer les prélèvements, donner un bon coup de pied dans la fourmilière de la fonction publique, avoir des policiers qui arrêtent et des magistrats qui jugent, rompre avec l’assistanat, etc. On a même ressuscité le mot « libéralisme » (pour l’oublier aussitôt).

Mais, d’une part, aucun parti d’audience nationale n’a osé à ce jour adopter la voie nouvelle, et, d’autre part, la musique est couverte par le bruit assourdissant des médias qui s’occupent de choses et de gens stupides. Pour être sûres que l’esprit des Français n’échappera pas à la pensée unique Mesdames Taubira et Vallaud-Belkacem veillent au moral des magistrats et des enseignants, afin qu’ils assurent leur mission de décomposition sociale et familiale.

Alors, quand va-t-on s’en sortir ? Quand nous aurons réussi à dériver la colère, le mécontentement et le rejet actuels vers l’espoir libéral. C’est peut-être long et difficile, mais l’expérience montre que la libération, une fois amorcée, peut aller ensuite très vite. Elle se cristallisera sur des hommes et des formations que nous ignorons encore, ou que nous sous

Mon caractère et ma longue expérience me tiennent éloigné des rêves et des utopies. Depuis plusieurs mois, je me suis abstenu de toute anticipation sur les présidentielles de 2017, estimant que bien des choses pouvaient se produire d’ici là. Aussi prendrez-vous les lignes qui suivent comme un simple amusement, inspiré par l’actualité de la semaine dernière.

 
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