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Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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Mais où est passée la COP 21 ? PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 09 Décembre 2015 00:00

«Le choc » a fait silence  autour du sommet historique : qui s’en désole ?

 

 

A coup sûr François Hollande. La Marine a sabordé son sommet. Peut-être le Président de la planète reparaîtra-t-il dans sa splendeur la semaine prochaine, quand Paris aura effacé Copenhague, quand un accord spectaculaire aura été scellé dans l’harmonie et l’espoir. Mais qui peut y croire aujourd’hui ?

Peut-être les organisateurs et acteurs de la Conférence sont-ils au contraire plutôt soulagés par ce silence, car l’échec sera peut-être moins évident : le grand public et les médias ne vont pas s’appesantir sur les dissensions et l’insignifiance des résultats de ce cirque mondial.

Le « brouillon » remis à Laurent Fabius mardi dernier posait plus de questions qu’il n’en résolvait. Sur les points importants, de nombreuses « options » de rédaction s’offraient pour la copie définitive : plus d’une centaine d’options au total. Le moins qu’on puisse dire c’est que le consensus n’était pas réuni et qu’il y avait plus de désaccords que d’accords.

Malgré tout, une certitude est désormais acquise : l’accord ne sera pas plus « contraignant » qu’à Kyoto. Il s’agira d’un vœu pieux, faisant appel à la bonne volonté des Etats. Or de très grands Etats ont fait part de leur mauvaise volonté, certains même avant la réunion de Paris, Chine et Etats-Unis, les plus grands émetteurs de CO2, mais aussi l’Inde, l’Allemagne. Les ONG enragent, elles se rendent compte d’une évidence : il n’y a ni juge, ni gendarme, ni armée au niveau mondial. Le pouvoir de Nicolas Hulot s’arrête aux chaînes de télévision françaises. Messieurs Al Gore, Schwarzenegger  ou Di Caprio peuvent faire leur cinéma, mais cela n’impressionne ni le Kremlin ni le Congrès. Quant à l’ONU, son impuissance, quand ce n’est pas sa malfaisance, a fait ses preuves.

Il y a aussi la question du 1,5 : l’objectif de la COP 21 a semblé trop modéré à certains participants. Il ne s’agit plus maintenant de limiter la hausse des températures à 2°C d’ici 2050, mais à 1,5°C, disent en particulier les représentants d’Etats bâtis sur les îles tropicales. Ont-ils réellement peur d’être immergés ? Leur inquiétude n’a aucun fondement scientifique,  pas plus que la COP 21 d’ailleurs, mais la question a un intérêt financier, parce qu’elle implique que ces Etats reçoivent une aide mondiale plus substantielle et le plus tôt possible.

C’est en fait vers quoi tendent les débats au Bourget : qui va recevoir des aides et de quel montant, et qui va faire les efforts nécessaires ? Déterminée au départ à étudier les sacrifices financiers qui pèseraient désormais sur des Etats désireux d’abandonner l’énergie fossile et de promouvoir la transition énergétique, la COP 21 est devenue un marchandage entre le Nord et le Sud. On en revient aux bases mêmes de l’écologie politique mondiale, on en revient à Rio.

Le Nord est responsable, pollueur et exploiteur. Le Sud est victime ; il doit être indemnisé.

Cette dichotomie infantile et idéologique nous ramène à la belle théorie de l’impérialisme de Lénine et Rosa Luxembourg, qui a justifié un demi-siècle de guerres civiles et de dictatures totalitaires, un demi-siècle de guerres et de haine entre des peuples pris en otages par leurs Etats respectifs. Personne dans l’assistance n’a le courage de dénoncer ce retour à un passé dramatique, puisque tout le monde est sensé scruter l’horizon 2.0.

Or, l’aide publique présentera toujours les mêmes vices de constitution. D’une part, elle n’aide jamais les peuples, mais enrichit leurs gouvernants. D’autre part, elle implique la générosité mondiale. Si on peut à la limite croire à la générosité des capitalistes philanthropes, celle des grandes entreprises qui s’engagent dans la lutte contre le CO2 a des relents de publicité et d’alibis : c’est le « green bashing », Total lave plus vert. Quant aux pays dits riches ou émergents, ils sont empêtrés dans leurs déficits budgétaires et leurs dettes souveraines, leurs promesses de soutien financier ne peuvent donc être que démonstratives.

Faut-il pourtant conclure dès aujourd’hui à l’échec complet de la COP 21 ? Pour leur part, les organisateurs des COP, les gens de l’ONU et du GIEC, et leur cortège d’ONG ramasse miettes repartiront satisfaits : ils sont assurés que la COP 22, tenue à Marrakech en 2016, sera un succès de notoriété et de financement…pour eux.

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
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Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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