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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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Écrit par Jacques Garello   
Dimanche, 21 Février 2016 00:00
Europe : des intérêts divergents l www.libres.org

Il serait peut-être temps pour les pays européens de sortir de l’Union Européenne. L’Union n’a plus aucun intérêt politique et représente un boulet économique. Ce n’est pas nouveau, mais les négociations menées (avec succès, dit-on) autour du Brexit ont mis en relief une fois de plus ce que l’Union Européenne a d’inefficace et de dangereux.

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Les libéraux ont toujours plaidé pour une Europe espace, et contre une Europe puissance. Les Français avaient rejeté le traité de Maastricht à l’occasion du referendum de septembre 1992, mais la classe politique a ignoré le verdict populaire et a fait ratifier le traité par le Parlement : belle illustration de la démocratie « représentative » ! J’avais, comme bien d’autres, plaidé pour le NON, en mauvaise compagnie de la gauche non socialiste et des souverainistes.

L’opposition de Margaret Thatcher et des libéraux européens était simple : nous ne voulons pas voir ressurgir au niveau de Bruxelles un Etat que nous essayons de diminuer au niveau national. Mais on comprend le point de vue des politiciens français, de Mitterrand à Chirac : nous récupérons à Bruxelles le pouvoir que nous sommes en train de perdre chez nous parce que la mondialisation est là, nous obligeant à renoncer à notre dirigisme traditionnel, et nous mettant en concurrence avec le reste du monde, essayons au moins de la neutraliser sur notre continent : il nous faut parler d’une seule voix.

L’alternative était l’Europe ouverte, sans rivage ni frontière, un espace de libre échange, entraînant libre circulation des biens et services, des entreprises, des hommes, des capitaux.

Au fond on retrouvait en 1992 le choix qui n’avait pas été fait dans le traité de Rome : planification centralisée et droit européen contre grand marché et mutuelle reconnaissance des normes.

Le week end dernier les Anglais ont forcé les autres à choisir, ils ont obtenu en leur faveur au moins une exception : ils ne seront pas obligés d’accepter un nouveau pas que l’Union ferait dans le sens de l’intégration politique. On s’achemine ainsi vers une Europe « occidentale » à trois vitesses : celle des pays hors de l’Union (Suisse, Norvège), celle des pays de l’Union qui n’iront jamais plus loin (Royaume Uni), celle des pays de l’Union Européenne politique, de plus en plus centralisée.

Cette division n’a aucun sens et ne peut être durable pour de nombreuses raisons. L’une est la contagion de la position anglaise. Polonais, Hongrois, Baltes et Scandinaves sont tentés de l’imiter. L’autre est la division au sein des unionistes : les Allemands et Hollandais ne veulent pas aller plus loin, une autre encore est la diversité croissante des membres de l’Union, avec l’extrémisme grec et les intérêts de nouveaux venus (Roumanie, Bulgarie, Croatie) ; une autre enfin est l’attitude à tenir face à la Turquie et à l’immigration. L’Union Européenne est sur la corde raide.

Une solution, très souvent évoquée est celle du « noyau dur » : resserrer l’Union entre un petit nombre de pays, acceptant d’abandonner davantage de compétences au bénéfice de Bruxelles. On reviendrait à l’Europe des Six, des Huit, ou des Douze, qui pour autant n’était pas le paradis. Mais quel sens donner à l’Union dans ces conditions ?

L’autre solution est d’en rester là – c’est ce que souhaitent les Allemands. Une autre solution est de revenir à une zone de libre échange, dans l’esprit de la Communauté Economique Européenne (mais sans les politiques communes).

Quelle que soit la solution, elle doit recevoir l’assentiment des peuples concernés. Or, il n’y a aucune unanimité dans un sens ou dans l’autre. On va le voir sans doute en Angleterre, ou en Ecosse – même si l’accord actuel implique le statu quo de l’Union. D’autre part, même en renonçant aux politiques communes, il y a au moins un domaine où la souveraineté est illusoire : c’est celui de la monnaie. Le sort de l’Union est donc lié au sort de l’euro. Ici, pour maintenir à l’euro une valeur internationale, il faudrait écarter les Grecs et ceux qui se font financer par la Banque Centrale Européenne.

Ainsi, dans les mois à venir, peut-être avant juin et le référendum britannique, la question sera de plus en plus pressante : faut-il sortir de l’Union Européenne ? Qui a intérêt à y rester ?

Seuls ceux qui vivent de l’Europe, au détriment de ceux qui payent les impôts et subissent les normes. A coup sûr, beaucoup de Français.

 
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Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...