Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

Lire la suite...
Socialisme : la querelle des anciens et des modernes PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 29 Février 2016 00:00
C'est la lutte finale au PS l www.libres.org

En général, je ne m’occupe pas du socialisme, j’ai mieux à faire. D’une part, tout a été dit sur cette doctrine depuis qu’elle existe, ce qui aurait dû en éloigner tous les gens sains d’esprit. D’autre part, je crois plus utile de m’occuper du libéralisme, de l’expliquer et de le promouvoir dans un pays qui l’ignore depuis des siècles mais qui va peut-être le découvrir. Je fais une exception aujourd’hui à cause de la « querelle des anciens et des modernes » qui a éclaté la semaine dernière.

.

 

 

Or donc, Madame Aubry et Monsieur Valls ont échangé quelques aménités. Pour Aubry, Valls est ringard et le socialisme de l’avenir c’est celui qu’elle professe. Pour Valls, Martine Aubry a un message du XIXème siècle alors qu’il faut installer le socialisme du XXIème. Cette querelle évoque l’affrontement au congrès de Tours en 1920, au cours duquel la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) a explosé, la majorité créant le Parti Communiste Français, en liaison étroite avec Lénine, et les minoritaires demeurant socialistes (Léon Blum). Pour les uns, le socialisme doit triompher grâce à la révolution prolétarienne (et au coup d’Etat), pour les autres, le socialisme vaincra à travers le processus démocratique. Entre réformistes et révolutionnaires la lutte a été permanente.

Mais qu’importe la branche du socialisme, révolutionnaire ou réformiste, ancien ou moderne, puisque de toute façon il s’agit de socialisme ? La division des socialistes n’efface pas la nature du socialisme, qui inspire aussi des personnes qui ne se sont pas encartés au PS. Hayek s’adressait « aux socialistes de tous les partis », car on les trouve aussi bien à droite qu’à gauche, aux extrémités qu’au centre.

Or, par nature, le socialisme est constructiviste, collectiviste, matérialiste et je pourrais allonger encore la liste de ses vices de constitution.

Constructiviste, le socialisme se propose de bâtir la société parfaite : juste, prospère, fraternelle. C’est la « présomption fatale » des utopistes, de ceux qui dessinent le plan de la société et n’ont de cesse ensuite de vouloir l’imposer à tout le monde : serait-on assez fou pour refuser le bonheur de l’humanité ? Les opposants au plan sont les ennemis de la science et du peuple : guillotine, goulag et camps de la mort.

Collectiviste, le socialisme nie la propriété privée. Non seulement, elle serait source d’exploitation et d’inégalités injustes, mais elle serait un  moyen de contrôler l’Etat. La propriété flatterait l’individualisme, l’esprit de lucre ; à travers l’héritage, elle perpétuerait les écarts de richesse. C’est parce qu’il s’oppose à la propriété privée que le socialisme est rejeté par Léon XIII dans le premier chapitre de l’encyclique fondatrice de la doctrine sociale de l’Eglise Catholique : Rerum novarum. Tout ce qui va avec la propriété, comme l’échange, le contrat, est condamné par le socialisme.

Matérialiste, le socialisme ne voit dans l’humanité qu’une lutte pour la richesse, le résultat des rapports de force au sein du monde économique, l’histoire elle-même serait animée par la dynamique des modes de production. Les valeurs spirituelles ne seraient que tromperies pour masquer la réalité sociale (« la religion, opium du peuple »), la morale serait faite et imposée par la classe dominante. De même, l’Etat et le droit ne seraient que moyens d’oppression des possédants, puisque ce sont eux qui les contrôleraient.

J’en viens à des considérations plus pratiques et plus actuelles. Tout d’abord, il faut se dire que le socialisme a vécu et que ceux qui essaient d’en sauver quelques bribes ne pourront pas aller très loin. Les « anciens » appartiennent sans doute au passé, mais les « modernes » tout autant. Aucune conversion, aucun placage du socialisme sur quelque sociale démocratie ou démocratie libérale ne peut effacer les tares fondamentales de la philosophie socialiste. Ainsi doit-on se tenir loin de toutes les tentatives de « bricolage » du vieux tacot socialiste. Pourquoi certains discours hostiles à la propriété, à la liberté d’entreprendre et d’échanger, au profit ? Bannissons ceux, de tous partis, qui prêchent le socialisme sans le savoir. Bannissons aussi toute tentative de « troisième voie », la troisième voie est une impasse, puisqu’elle prétend mêler deux logiques incompatibles : la logique de commandement et la logique de liberté.

Ensuite le socialisme peut nous servir de négatif et révéler l’image du libéralisme. Ne nous attardons pas sur les erreurs, les mensonges et les scandales dont le gouvernement actuel nous régale. Expliquons pourquoi les socialistes en sont arrivés là : ils croyaient au socialisme. D’autres ne croyaient en rien, sinon aux honneurs et aux mannes du pouvoir, mais le socialisme est plus efficace de ce point de vue parce qu’il gonfle les dépenses publiques et élude toute responsabilité.

Le libéralisme est à l’inverse exigence de rigueur, de réduction de la sphère publique jusqu’à son minimum régalien, d’initiative responsable, de libre choix et d’épanouissement personnel. Le socialisme procède du scientisme, le libéralisme de l’humanisme. Le libéralisme n’est ni ancien, ni moderne, il est de tous les temps parce qu’il est naturel, il apporte à l’homme la liberté qui lui permet d’épanouir sa dignité.

 
More Articles :

» Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen. 

» Santé : Fillon clarifie son plan

Clarification ou renonciation ?

» Le monde change…

La percée spectaculaire de Benoît Hamon tient à l’idée de revenu universel. L’argument qui soutient cette proposition infantile semble solide : c’est la fin du travail. La révolution numérique nous conduirait à l’ubérisation, à la...

» Macron : la voiture-balai

Les ralliements s’accélèrent : forces vives ou boulets ?

» Le socialisme se porte bien

Le Parti Socialiste se porte mal, c’est vrai. Les divisions internes, le désintérêt pour les primaires jusqu’ici, la victoire des frondeurs, la fronde de Macron : les commentateurs ont à juste titre conclu à la mort du PS fondé par...

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

Lire la suite...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1323 du 23 mai 2017


Editorial : Garder son sang froid

Conjoncture : Etat actionnaire : des privatisations en vue ?

Actualité  : Les Etats-Unis de retour au Moyen Orient

Spécial présidentielles  : Ce qui attendrait les Français après le 18 juin - La guerre du Code du Travail n’aura pas lieu - Hausse de la CSG : inefficace et injuste - Le programme des Républicains est-il attrayant ?

Actualité libérale

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...