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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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Le début de la fin ou enfin le début ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 28 Mars 2016 00:00
canards boiteux l www.libres.org

« Le début de la fin » : titre du Figaro au lendemain des « grandes manifestations contre la loi El Khomry ». Mais même avec le cou tranché le canard continue à courir. La question d’actualité est celle de la fin de règne de Hollande. Je ne veux pas trop m’y attarder car je pense que l’important est de travailler sur ce que sera l’après Hollande – s’il y en a un.

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Revenons au canard. Hollande et Valls ont choisi de vider totalement de son contenu la belle loi travail qu’ils avaient lancée avec éclat : un texte fondateur du socialisme libéral, disait-on à l’origine, sans y regarder de trop près. Il n’y avait en fait pas grand-chose, mais il n’en restera rien, sinon l’article 6 sur la liberté d’expression religieuse dans les entreprises (réforme majeure pour la relance de l’emploi) et la pleine restauration du pouvoir syndical (de quoi stimuler l’embauche).

Au prix de tractations avec les frondeurs, de courbettes devant l’UNEF, de quelques promesses démagogiques, le nouveau recul passera presque inaperçu. C’en est au point que plusieurs débats se sont multipliés ces jours derniers sur le thème : et si Hollande était réélu ? Il est vrai que la désinformation est à son comble : le chômage pourrait enfin décliner, la croissance pourrait enfin démarrer, la dette pourrait enfin dégonfler. D’ailleurs, les échecs nationaux du Président ne sont-ils pas largement compensés par ses succès diplomatiques ? Aux côtés d’Obama, autre grand stratège, Hollande peut se flatter de la reprise de Palmyre et se mobiliser contre le nouveau terrorisme nucléaire. Le canard court toujours…

Ne perdons pas notre temps à des conjectures sur la réélection de notre grand homme. Il ne nous reste qu’un an avant l’échéance majeure et quelque six mois avant les primaires des Républicains. J’insiste à nouveau sur l’importance des primaires. Une fois investi au nom de la droite, ou du centre, ou des deux, le candidat mènera sa campagne à son gré. Il recherchera les voix nécessaires. Pourra-t-il en trouver chez les électeurs de gauche ? Mission impossible, sauf à supposer qu’une masse de socialistes déçus changent de camp. Pourra-t-il les trouver chez les électeurs du Front National ? Il peut spéculer sur l’importance des votes-rejet qui se sont portés sur les candidats frontistes lors des régionales, mais en sens inverse les déçus de la gauche peuvent entendre le chant du populisme. Pourra-t-il les trouver chez les abstentionnistes, dont la masse est impressionnante ?

Pour conserver son électorat potentiel, et pour attirer un électorat nouveau, le candidat devra inspirer confiance au-delà du cercle étroit qui l’aura investi en novembre prochain. La confiance sera-t-elle acquise sur sa seule personne ? C’est ce que l’on dit, mais je n’y crois pas, car la liste actuelle des candidats à la primaire ne contient pas l’homme providentiel et charismatique attendu. Mon sentiment et mon souhait sont que la confiance ne peut naître que dans la perspective d’une rupture et d’un renaissance. Rupture avec un demi-siècle de socialisme ininterrompu, rupture avec un système social inefficace et injuste, rupture avec un Etat obèse et impuissant, rupture avec une classe politique usée, isolée, discréditée.

Renaissance à partir des principes de liberté, responsabilité et dignité, piliers de la pensée libérale qui a été ignorée, méprisée, caricaturée dans notre pays, alors que de tous temps et dans la plupart des pays, elle a apporté croissance économique et paix sociale.

Le candidat aux primaires qui se présentera sous le double signe et de la rupture et du renouveau pourra à mon sens avoir le soutien des libéraux, mais aussi de tous les gens qui aujourd’hui ont perdu toute illusion sur la possibilité de changement mais pourraient reprendre à espérer si le message était assez fort. Encore faut-il que ce message soit précis et courageux, que le candidat présente l’équipe avec laquelle il mettra en œuvre les réformes, qu’il indique les personnalités issues de la société civile auxquelles il confiera des missions, voire des ministères.

Quant à nous, libéraux, notre mission sera d’exploiter cette occasion des primaires, en persuadant candidats et électeurs que l’heure du libéralisme a sonné. Cette mission exige de notre part la plus grande rigueur dans notre communication, mais aussi la plus grande vigilance : les candidats doivent être clairs et convaincants.

Alors, et alors seulement, pourra s’ouvrir la route de la liberté. Ce sera le début d’une période décisive, avalisée par la volonté d’électeurs enfin persuadés que leur vote sera utile et salvateur. Enfin le début !

 
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Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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