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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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Cette formule est aujourd’hui connue sous le nom de « loi de Say ».

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En marche : un révélateur fiable PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Dimanche, 10 Avril 2016 00:00
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Hollande fait marche arrière, Macron fait marche avant.

La création du nouveau mouvement « En marche » par le jeune ministre de l’économie fera peut-être date dans l’histoire de la Cinquième République. Mais dès maintenant elle doit être considérée comme un vrai révélateur de la vie politique de notre pays.

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Elle révèle à la fois l’obsolescence du clivage Gauche/Droite, le rôle croissant de la société civile, l’innovation dans la campagne présidentielle et, bien sûr, l’importance de la poussée libérale.

Elle révèle que le clivage Droite/Gauche n’a réellement plus lieu d’être, compte tenu du comportement de la classe politique. Emmanuel Macron appelle à dépasser le clivage pour bâtir un projet commun. Mais sa démarche est ambiguë : il affirmait naguère que le libéralisme est de gauche, et il a confirmé avant-hier son ancrage à gauche. Pour être libéral devrait-on être de gauche ? Etre libéral interdit en tout cas d’être socialiste, puisque socialisme et libéralisme sont deux visions antinomiques de l’être humain et de la société. Le trouble naît du fait que la droite au pouvoir n’a fait que du socialisme, et que la gauche au pouvoir se veut aujourd’hui libérale. Au lieu de se présenter comme de gauche, Macron devrait s’affirmer comme libéral – ce serait plus clair, mais serait-ce vrai ?

« En marche » révèle aussi que les politiciens intelligents ont enfin compris que la société civile est en train de s’exprimer de multiples façons : négativement par le rejet de la société politique, positivement en multipliant manifestations et pétitions. Ici encore règne l’ambiguïté car si certaines initiatives sont réellement spontanées et indépendantes, d’autres sont créées de toutes pièces par la classe politique elle-même. Entre la manif pour tous d’une part et, la Nuit Debout d’autre part, il y a un abîme. La vérité, c’est que beaucoup de politiciens avertis se rendent compte que « la France d’en bas » commence à s’affirmer et qu’il sera impossible de gagner les élections en 2017 sans avoir son adhésion.

Elle révèle donc qu’il y aura une nouvelle façon de concevoir la campagne dans les mois à venir. Puisque j’ai évoqué « la France d’en bas », expression de Jean Pierre Raffarin, je me réfère aussi à son idée lancée vendredi dernier d’un « ticket » Juppé Président et Macron Premier Ministre. L’idée du ticket, si courante dans plusieurs pays, dont les Etats Unis, est inconnue des mœurs électorales françaises et ignorée sinon prohibée par la Constitution de la Vème République. Elle a pourtant une vertu essentielle : elle nous dispense de ramener une échéance électorale décisive à un simple choix entre candidats, si éminents soient-ils. Les électeurs n’ont plus à confier le pouvoir à une seule personne, d’autant plus que le quinquennat amène les électeurs à donner à cette personne une majorité parlementaire à sa dévotion. L’élection d’un président anticipe les résultats de l’élection des députés quelques semaines plus tard.

J’appelle innovation le fait d’exiger d’un candidat qu’il ne se contente pas de se faire élire sur sa bonne mine ou son passé (en général embelli) ou sur son programme (en général incohérent et formel). Il doit faire connaître l’équipe qu’il a constituée. Dans plusieurs démocraties il existe un « shadow cabinet », un ministère prêt à fonctionner, avec des gens qui connaissent les dossiers – alors que chez nous la composition d’un gouvernement se fait en termes d’équilibre entre « courants » ou partis, une fois les élections passées, de sorte que ce sont les hauts fonctionnaires des ministères qui ressortent les dossiers qu’ils avaient préparés avec les prédécesseurs. En Russie, c’est Poutine qui gouverne et rien de plus. La composition de l’équipe devrait à mes yeux satisfaire à une autre exigence : inclure, peut-être même au niveau du Premier Ministre, des personnalités de la société civile, et notamment des entrepreneurs, capables d’apporter leur connaissance des réalités décisives aujourd’hui : l’emploi, la formation, la compétitivité, la mondialisation, la finance. Si nos gouvernants actuels sont dans une tour d’ivoire c’est que peu d’entre eux (Macron fait exception) ont mis les pieds dans une entreprise. L’ENA et les grands corps publics ne préparent pas à gouverner, mais à prendre le pouvoir et les hautes positions. Alors, pourquoi pas comme Premier Ministre un Xavier Fontanet, un Henri de Castres, un Thierry Breton, un Claude Bebear, ou tout autre ? Gerardt Schröder n’aurait jamais réformé le marché du travail en Allemagne sans Peter Hartz, directeur chez Volkswagen, et Jean Chrétien a confié à Paul Martin, président de Canadian Steamship, le soin d’assainir les finances publiques canadiennes. De Gaulle n’aurait pas créé le Nouveau Franc s’il n’y avait eu le comité Rueff-Armand.

« En marche » ne peut avoir une suite qu’en réponse à la tyrannie du statu quo, qu’en direction d’une rupture. Or il n’y a de rupture qu’en abandonnant les chimères étatistes et collectivistes, en résonance des attentes de la société civile qui veut se libérer du poids et des erreurs de la « France d’en haut ». C’est le libéralisme qui est en marche, avec ou sans l’impétueux Emmanuel Macron.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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