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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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La campagne libérale est ouverte PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Mai 2016 00:00
Questions pour un libéral... l www.libres.org

Dans quelques jours va s’ouvrir la campagne libérale. La vraie. Car aujourd’hui si la plupart des candidats de droite et même de gauche se disent libéraux, nous en sommes flattés mais inquiets, et nous avons bien l’intention de prendre toutes nos responsabilités.

 

 

 

 

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Flattés, puisque le libéralisme sort enfin de l’ombre, de l’oubli ou du mépris. Depuis 2002, et sans doute depuis 1988, la pensée libérale a été absente du débat public, aucun gouvernement ni aucun parti ne s’en est soucié. Inquiets parce que sous le pavillon libéral, devenu séduisant, circulent en ce moment des marchandises fort diverses, dont quelques unes n’ont rien à voir avec les idées de la liberté.

Comment se dire libéral quand on prône l’utopique mariage de la liberté économique et du tristement célèbre « modèle social français » ? Cette idée saugrenue vient du désir d’élargir le spectre électoral et d’unir des Français spoliés et assujettis par l’Etat et des Français assistés qui vivent de l’Etat.

Comment se dire libéral quand on se range sans précaution derrière une personnalité que l’on tient pour providentielle, parce qu’elle incarnerait la nouveauté, mais quelle nouveauté, et sur quel point important ? On ne peut mesurer le libéralisme à l’aune d’une personne.

On ne peut davantage le mesurer à l’aune de quelques réformes. Supprimer l’ISF, diminuer les impôts, simplifier la réglementation, réformer la santé ou les retraites : voilà de bonnes idées, mais vite privées de leur sens et de leur efficacité si elles ne s’intègrent pas dans un projet de réduction du périmètre de l’Etat et de rupture avec les privilèges, appelés couramment « droits acquis ».

Enfin, et plus grave encore, comment se dire libéral en réduisant le libéralisme à sa seule dimension économique, à ses qualités d’efficacité, sans comprendre la valeur de la tradition, l’importance des racines morales et spirituelles de la liberté ? La liberté nous est donnée pour nous permettre d’épanouir notre dignité, et non pour nous libérer de toute attache, de toute règle. Une société de liberté se construit suivant une lente alchimie, une évolution faite d’essais et d’erreurs, où le poids de la tradition se conjugue avec la force de l’innovation. Comprenons bien que le libéralisme ne peut générer l’espoir et l’enthousiasme par simple déchaînement des peuples enchaînés ; il faut aussi et avant tout une idée de l’homme et de la société. L’homme déraciné est comparable à l’homme dévasté des post-modernes. J’ai rencontré souvent les étudiants d’Europe Centrale et de l’Est avant et après la chute du mur de Berlin. Ils se divisaient en deux catégories : ceux qui rêvaient de la société de consommation, et du « management » capitaliste, et ceux qui avaient lu Soljenitsyne et les samizdats : lesquels étaient sur les chars d’Eltsine en juillet 1991  sur la Place Rouge ?

Ainsi, aujourd’hui, pour les libéraux fiers de leur message et capables de le porter aux jeunes, mais aussi à tous les sinistrés du socialisme et de l’Etat, la responsabilité est claire : ouvrir la vraie campagne libérale.

Cette campagne aura deux atouts majeurs : celui d’un rassemblement, celui d’un questionnement. Le rassemblement, c’est le « collectif libéral » qui a réuni très spontanément la plupart de ceux qui, anciens ou nouveaux, œuvrent à la libération de la France. La liste des membres du collectif est désormais connue, elle est ouverte. Pascal Salin et Benoîte Taffin ont été choisis pour être leur porte parole, et je m’en réjouis.

Le questionnement, c’est celui que le collectif adressera dès la semaine prochaine sûrement aux candidats des primaires de la droite, peut-être à certains candidats déclarés ou potentiels de la gauche. Dans l’immédiat la première rencontre sera avec Hervé Mariton, qui assume avec clarté sa vision libérale, mais cinq autres rencontres, et non des moindres, sont d’ores et déjà programmées d’ici fin octobre. Le questionnement sera surtout sur les questions de fond, celles qui permettent de révéler la sensibilité libérale : le rôle de l’Etat (subsidiaire, garant ou gérant ?), la force de la loi et du contrat (relisons Bastiat), le libre choix de l’école, de l’assurance, le respect de la propriété privée. Par comparaison, savoir si les dépenses publiques diminueront de 100 ou 200 milliards ne nous intéresse pas, pas plus que de connaître les compétences reconnues aux régions ou aux départements.

Dans une campagne libérale, ce ne sont pas les candidats que l’on écoute. On connaît leur art de plaire à des publics divers. Ce sont les candidats qui écoutent ce que nous avons à dire, et leurs réponses pourront conditionner nos votes. Car il y a déjà, et il y aura clairement, un vote libéral. Je vous en reparlerai.

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