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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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Quelle Europe ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 20 Juin 2016 00:00

Brexit ou pas, la question se posera ces jours prochains : quelle Europe ?

Les Anglais ont eu à choisir : voulez-vous l’Europe de Bruxelles, l’Union Européenne telle qu’elle est actuellement organisée par les traités de Maastricht, Nice et Lisbonne, ou une autre Europe, ou pas d’Europe du tout ? En réalité, cette question se posait dès 1946 et n’a jamais reçu de réponse claire et consensuelle. L’ambiguïté européenne demeure. Elle se cristallise aujourd’hui autour du problème de l’immigration.

 

 

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On peut décliner toutes les options possibles, entre lesquelles le choix n’a jamais été fait.

1° Europe des Etats, Europe des Nations, Europe des Peuples ? Depuis le traité de Lisbonne ce sont les Etats qui règnent : les décisions importantes ne sont pas prises par le Parlement ni même par la Commission, mais par le Conseil de l’Union Européenne composé des chefs d’Etat ; il donne ses orientations au Conseil des Ministres au sein duquel chaque Etat a un droit de vote variable avec la population (traité de Nice). L’Europe des Nations est une pure fiction puisque les Etats ont absorbé les nations depuis fort longtemps. Quant à l’Europe des peuples, elle a du mal à survivre à travers un Parlement croupion, lui-même émanation de partis politiques, la société civile en étant savamment exclue.

2° Europe économique ou Europe politique ? Adenauer, de Gasperi et Schuman, fondateurs de la CEE, ont estimé que les peuples vivent en paix quand ils travaillent ensemble, circulent dans un espace ouvert, et que les institutions politiques pouvaient attendre. L’acte unique (1986-1987) confirmait cette tendance. Mais en 1992, le traité de Maastricht marquait la revanche de Jacques Delors sur Margaret Thatcher : il répartissait les compétences entre Union Européenne et Etats membres et instituait l’euro et la Banque Centrale Européenne. Les « Européistes » disposaient des institutions de nature à mettre en œuvre politiques monétaire, commerciale, industrielle et sociale. L’Europe cessait d’être subsidiaire pour devenir souveraine.

3° Europe marchande ou Europe planifiée ? Dans l’Europe des Six l’ambiguïté régnait sur le concept de « marché commun » : marché réservé pour exclure la concurrence des autres pays, ou pour s’ouvrir au libre échange avec le reste du monde (comme le souhaitaient les pays membres de l’European Free Trade Area) ? Le traité de Rome est un non-choix : pour l’industrie on admet le marché et la disparition rapide du Tarif Extérieur Commun ; pour l’agriculture on met en place la PAC qui protège les paysans européens du reste du monde et leur garantit des prix (au détriment des consommateurs). Subsiste aussi la première génération d’organismes européens, inspirée par Jean Monnet : « Revenir au marché, c’est installer le désordre ». L’Europe porte les stigmates du « tiers système », utopie rejetant et le communisme et le capitalisme. Dans la Communauté Européenne Charbon Acier (CECA), dans le domaine des transports, de l’énergie, de l’atome, se sont installés des monopoles publics supranationaux, avec des productions et des prix administrés.

Toutes ces contradictions internes de l’Europe vont s’accentuer avec deux phénomènes : la mondialisation et l’élargissement de l’Union.

La mondialisation met les Etats en concurrence. Elle avantage les institutions plus productives : fiscalité allégée, réglementation plus souple, secteur public limité. Cette concurrence est considérée par les étatistes comme « dommageable » ils vont donc « harmoniser », c'est-à-dire détruire la diversité européenne et la compétitivité. L’Europe  « forteresse »  veut résister aux assauts des Etats-Unis et des pays émergents. Aux Etats Providence va se substituer une Europe Providence.

L’élargissement de l’Union aurait pu contrarier cette évolution, les peuples libérés du communisme ayant peu de sympathie pour la planification et la bureaucratie. Mais il y avait aussi les mirages de l’Europe Providence, avec ses subventions. Progressivement la concurrence de ces pays à bas salaires et faibles réglementations sera neutralisée au prétexte de dumping : plombiers polonais et routiers bulgares seront mis an pas. Une nouvelle vague de législation européenne va renforcer le dirigisme.

Aujourd’hui comme hier, le fond du débat demeure le choix entre socialisme et libéralisme. Le socialisme pousse vers l’étatisme, la construction d’un pouvoir européen centralisé, le rejet de la mondialisation et de la concurrence. Le libéralisme signifie libre échange, respect des diversités régionales et nationales, concurrence et circulation dans un espace ouvert. Qui va trancher ? Les peuples, les réalités économiques sociales, les cultures morales et religieuses, ou la classe politique qui prétend représenter peuples, réalités et cultures ?

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
:
La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


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