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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Quelle Europe ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 20 Juin 2016 00:00

Brexit ou pas, la question se posera ces jours prochains : quelle Europe ?

Les Anglais ont eu à choisir : voulez-vous l’Europe de Bruxelles, l’Union Européenne telle qu’elle est actuellement organisée par les traités de Maastricht, Nice et Lisbonne, ou une autre Europe, ou pas d’Europe du tout ? En réalité, cette question se posait dès 1946 et n’a jamais reçu de réponse claire et consensuelle. L’ambiguïté européenne demeure. Elle se cristallise aujourd’hui autour du problème de l’immigration.

 

 

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On peut décliner toutes les options possibles, entre lesquelles le choix n’a jamais été fait.

1° Europe des Etats, Europe des Nations, Europe des Peuples ? Depuis le traité de Lisbonne ce sont les Etats qui règnent : les décisions importantes ne sont pas prises par le Parlement ni même par la Commission, mais par le Conseil de l’Union Européenne composé des chefs d’Etat ; il donne ses orientations au Conseil des Ministres au sein duquel chaque Etat a un droit de vote variable avec la population (traité de Nice). L’Europe des Nations est une pure fiction puisque les Etats ont absorbé les nations depuis fort longtemps. Quant à l’Europe des peuples, elle a du mal à survivre à travers un Parlement croupion, lui-même émanation de partis politiques, la société civile en étant savamment exclue.

2° Europe économique ou Europe politique ? Adenauer, de Gasperi et Schuman, fondateurs de la CEE, ont estimé que les peuples vivent en paix quand ils travaillent ensemble, circulent dans un espace ouvert, et que les institutions politiques pouvaient attendre. L’acte unique (1986-1987) confirmait cette tendance. Mais en 1992, le traité de Maastricht marquait la revanche de Jacques Delors sur Margaret Thatcher : il répartissait les compétences entre Union Européenne et Etats membres et instituait l’euro et la Banque Centrale Européenne. Les « Européistes » disposaient des institutions de nature à mettre en œuvre politiques monétaire, commerciale, industrielle et sociale. L’Europe cessait d’être subsidiaire pour devenir souveraine.

3° Europe marchande ou Europe planifiée ? Dans l’Europe des Six l’ambiguïté régnait sur le concept de « marché commun » : marché réservé pour exclure la concurrence des autres pays, ou pour s’ouvrir au libre échange avec le reste du monde (comme le souhaitaient les pays membres de l’European Free Trade Area) ? Le traité de Rome est un non-choix : pour l’industrie on admet le marché et la disparition rapide du Tarif Extérieur Commun ; pour l’agriculture on met en place la PAC qui protège les paysans européens du reste du monde et leur garantit des prix (au détriment des consommateurs). Subsiste aussi la première génération d’organismes européens, inspirée par Jean Monnet : « Revenir au marché, c’est installer le désordre ». L’Europe porte les stigmates du « tiers système », utopie rejetant et le communisme et le capitalisme. Dans la Communauté Européenne Charbon Acier (CECA), dans le domaine des transports, de l’énergie, de l’atome, se sont installés des monopoles publics supranationaux, avec des productions et des prix administrés.

Toutes ces contradictions internes de l’Europe vont s’accentuer avec deux phénomènes : la mondialisation et l’élargissement de l’Union.

La mondialisation met les Etats en concurrence. Elle avantage les institutions plus productives : fiscalité allégée, réglementation plus souple, secteur public limité. Cette concurrence est considérée par les étatistes comme « dommageable » ils vont donc « harmoniser », c'est-à-dire détruire la diversité européenne et la compétitivité. L’Europe  « forteresse »  veut résister aux assauts des Etats-Unis et des pays émergents. Aux Etats Providence va se substituer une Europe Providence.

L’élargissement de l’Union aurait pu contrarier cette évolution, les peuples libérés du communisme ayant peu de sympathie pour la planification et la bureaucratie. Mais il y avait aussi les mirages de l’Europe Providence, avec ses subventions. Progressivement la concurrence de ces pays à bas salaires et faibles réglementations sera neutralisée au prétexte de dumping : plombiers polonais et routiers bulgares seront mis an pas. Une nouvelle vague de législation européenne va renforcer le dirigisme.

Aujourd’hui comme hier, le fond du débat demeure le choix entre socialisme et libéralisme. Le socialisme pousse vers l’étatisme, la construction d’un pouvoir européen centralisé, le rejet de la mondialisation et de la concurrence. Le libéralisme signifie libre échange, respect des diversités régionales et nationales, concurrence et circulation dans un espace ouvert. Qui va trancher ? Les peuples, les réalités économiques sociales, les cultures morales et religieuses, ou la classe politique qui prétend représenter peuples, réalités et cultures ?

 
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Macron guérit des écrouelles

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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