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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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J – 128 : où en est-on ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 05 Juillet 2016 00:00
Elections présidentielles l www.libres.org

C’est le 20 novembre que devrait se tenir le premier tour du scrutin des primaires de la droite, quatre mois auxquels il faut retrancher la trêve des vacances, soit en fait trois petits mois. Où en est-on ?

 

 

 

 

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Mon souci, comme le vôtre, est que cette consultation désigne un candidat paré d’une double qualité : capable d’arriver en deuxième position en mai 2017 ; porteur d’un programme de libération des Français. Mais, à l’heure présente, la victoire d’un libéral authentique est très improbable. Le Figaro de vendredi dernier titrait sur le duel Juppé-Sarkozy, ce qui n’est pas de bonne augure puisque ni l’un ni l’autre n’a fait à ce jour campagne sur la réduction du périmètre de l’Etat, sur la fin du système social français, sur le retour à une Europe du libre échange, sur le respect de la sphère privée et familiale. Les discours dominants portent sur la sécurité, la nation française et la baisse des impôts et des dépenses publiques (mais comment ?).

Certains, comme moi, gardent le souvenir cuisant de toutes les occasions perdues depuis un demi-siècle. Chaque fois, la classe politique a fait retour à ses mœurs étatistes et a ajouté une dose de socialisme à ce qui existait déjà : c’est Giscard en 1974, c’est Chirac et la bande à Léo en 1986, c’est Balladur en 1993 avec un parlement croupion, c’est Chirac en 1995. Je passe sous silence 2002 et 2007, scrutins d’où le libéralisme était exclu. Et rien n’y a fait : ni la chute du mur de Berlin, ni l’attentat des Twin Towers en 2001, ni la crise de 2008 : évènements dont certains pays ont tiré parti pour retrouver la route de la liberté.

Je ne vais pas vous alarmer, ni vous infliger un nouveau couplet déclinologue, un libéral est un pessimiste à court terme, par lucidité, mais un optimiste à long terme, par foi dans les vertus naturelles de l’être humain.

Bien au contraire, je suis certain que les 128 jours prochains pourraient nous donner d’abord un environnement politique et social démontrant l’urgence et l’opportunité d’un programme libéral, mais ensuite et surtout des moyens d’agir efficaces sur le terrain électoral.

Certes l’environnement peut être très mouvant dans les mois à venir. Cependant il apparaîtra sans doute que l’Europe du libre échange est finalement plus satisfaisante pour les peuples que le jacobinisme et le socialisme de Bruxelles. Il apparaîtra peut-être que le chaos social et politique régnant depuis des mois dans notre pays développe l’aspiration aux vrais changements plutôt qu’à la simple alternance.

J’insiste plutôt sur les moyens qui nous sont offerts de peser sur ces fameuses primaires. Il se trouve en effet qu’elles comportent trois tours (et non pas deux). Le premier est la quête au parrainage ; les organisateurs ont multiplié les obstacles à la candidature pour barrer la route à un intrus. Viennent ensuite les deux tours, à moins de majorité absolue au premier – ce qui aurait pu être le cas pour Juppé il y a quelques mois. En dehors de cette dernière hypothèse, le vote libéral peut s’inviter dans la consultation.

Evidemment Sarkozy et Juppé peuvent se convertir au libéralisme dans les semaines à venir ; après tout le chemin de Damas a existé. On peut aussi imaginer la percée d’un candidat tout à fait (Mariton) ou plutôt (Fillon) libéral. Dans ce cas un vote libéral permettrait de peser sur le deuxième tour soit (improbable) pour faire échec aux conservateurs étatistes soit (plus probable) pour éliminer le plus conservateur. Si l’importance d’un vote libéral est avéré en novembre, tout candidat devra en tenir compte dans la campagne des présidentielles. Un million de voix (c’est ce qu’avait réuni Madelin en 2002) n’est pas à négliger.

Comment réussir l’émergence et le poids d’un vote libéral ? Instruits par l’expérience, les libéraux ont constitué un collectif des libéraux (CDL). Ce collectif a un premier avantage : il élimine les tricheurs qui voudraient surfer sur la vague libérale en trahissant le « purisme libéral » (expression qui m’est nommément destinée). Mais, plus important encore, il s’est proposé de rencontrer les candidats qui le désireraient, non pas pour les entendre, mais pour leur poser quelques questions stratégiques. Il se propose d’analyser textes et discours de tous les candidats, y compris ceux qui n’auraient pas été entendus. Il fera connaître (si le consensus existe) ses conclusions et incitera les électeurs à participer aux primaires. Je me propose de publier dès le 1er septembre un opuscule sur « le vote libéral » qui pourrait attirer vers le CDL et ses thèses le plus de libéraux possibles. Voilà qui devrait permettre à des centaines de milliers d’électeurs de donner quelque utilité à leur droit de vote, qui jusqu’ici ne leur a jamais servi, puisqu’ils se sont abstenus, ont voté « rejet » ou « utile ».

Evidemment, cette approche implique un engagement, une confiance qui ont été les vôtres depuis des années ou des mois de fidélité à cette Lettre. Il sera indispensable de faire partager votre foi à tous ces gens qui sont libéraux, mais ne le savent peut-être pas. Profitez de cet été pour élargir le cercle des citoyens lucides et déterminés.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1340 du 8 novembre 2017

Editorial : Harcèlement : plan d’urgence ou profonde conversion ?
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Connaissance du libéralisme :
La dévolution des biens matériels
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