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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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Le social tue le social PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 06 Septembre 2016 00:00
Rentére de la lutte des classes l www.libres.org

La formule de Pierre Gattaz a fait mouche.

D’une part, elle traduit sans doute le désir du MEDEF de sortir d’un sommeil politique prolongé. Les institutions patronales ne peuvent plus faire l’impasse sur le choix de société, et il est heureux que l’Université d’Eté du MEDEF ait invité plusieurs candidats.

 

 

 

 

 

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D’autre part, elle met le doigt sur la plaie de la société française mais aussi sur l’obsession de la classe politique : surtout ne pas toucher au social et faire de plus en plus de social. Le social est généralement conçu comme le correctif de l’économique et, à cet effet, il se concrétise par une institution appelée Sécurité Sociale, par une pratique budgétaire à fin de redistribution, par un paritarisme dominé par le pouvoir syndical. Le bilan social est lourd : chômage massif, pouvoir d’achat amputé, assistanat. Le bilan politique l’est tout autant : marche forcée au collectivisme, ignorance du bien commun.

La Sécurité Sociale produit surtout de l’insécurité. L’avenir des retraites par répartition est condamné et consistera en relèvement périodique des cotisations et baisse des pensions (le tout sous forme de recul permanent de l’âge de la retraite). L’avenir de la santé est compromis par la disparition de la médecine libérale, les dérives financières de l’hospitalisation publique, le relèvement des contributions et la baisse des remboursements. Symbole de l’assistanat arbitraire, la Sécurité Sociale engendre tricheries, corruptions et « nouveaux pauvres », en même temps qu’elle hypothèque la compétitivité internationale.

Le tiers du budget de l’Etat est consacré aux « interventions sociales ». Chaque année, il est ajouté une couche de subventions, d’allocations, d’exemptions, de mesures d’ajustement. Le financement est facile : hausse de la fiscalité pour ceux qui ont le malheur de travailler, d’épargner ou d’entreprendre, et dette publique pour le surplus. Le social tue l’innovation et la réussite, donc bloque la création d’emplois marchands. Mais le social a pour objectif de redistribuer au nom de la « justice sociale » pour résorber des inégalités imaginaires à base de manipulations statistiques scandaleuses.

Le pouvoir des syndicats est devenu sans limite. La CGT et FO, et quelques autres formations en pointe comme Sud Rail, font la loi dans la rue, diffusent le poison de la lutte des classes pour mieux masquer les privilèges et passe-droit dont bénéficient certaines corporations, à commencer par la corporation des représentants syndicaux. Le « dialogue social » et le paritarisme sont devenus des mises en scène ; on ne comprend pas la docilité des instances patronales dans la plupart des conflits et des négociations, il faut dire que le Code du Travail les y contraint. Grèves sauvages, manifestations et voies de fait paralysent impunément le pays. Cette année on leur doit croissance zéro au deuxième trimestre.

Tout ce social accumulé conduit inéluctablement les Français vers le collectivisme. Le social, c’est le socialisme, c’est la priorité de la société sur les individus au fallacieux prétexte d’égalité et de solidarité. Les libéraux, à l’inverse, considèrent que les institutions d’un pays ont pour objectif et qualité première la possibilité pour chacun d’exploiter son potentiel, d’épanouir sa personnalité, de rendre service en participant à l’œuvre commune. C’est ce que nous appelons « le bien commun », qui n’est pas un mythique et insaisissable intérêt général, mais une garantie de liberté et de propriété individuelles.

C’est la liberté économique qui est en fait le véritable progrès social. C’est la reconnaissance des vertus de la libre entreprise et du libre échange qui incite chacun à faire de son mieux, à lier son effort et sa rémunération. Pour les collectivistes, l’apport personnel se sublime dans le bien-être collectif, en fait il s’y perd et s’y corrompt. Pour les libéraux, l’initiative et la responsabilité personnelles sont les premiers facteurs de la réussite individuelle, mais aussi du service de la communauté par la multiplication des biens et services de nature à satisfaire les besoins grâce au processus de libre marché. Les libéraux ne croient pas à la lutte des classes, mais à l’harmonie des intérêts, facteur de paix entre les hommes. En dépit de siècles d’esclavage collectiviste, la marche à la liberté est inéluctable car elle est inscrite dans la nature de l’être humain.

Formons alors le vœu que dans les prochains mois cette évidence apparaisse non seulement aux instances patronales, mais aussi aux hommes politiques, mais encore à la plupart des citoyens français, qui en viendront tôt ou tard au vote libéral. A nous de démontrer que le social tue le social.

 
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Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

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- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
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