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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Lui candidat PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 13 Septembre 2016 00:00
Les habits neufs du Président l www.libres.org

Moi président est devenu lui candidat.

Lui candidat fait campagne avec l’argent des Français,

Lui candidat fait campagne avec les médias officiels, l’appareil de propagande fonctionne à plein,

Lui candidat fait campagne avec le cynisme coutumier des gens qui ont échoué,

Lui candidat fait campagne, mais c’est toujours moi président qui s’exprime.

 

 

 

.

 

 

La non candidature de François Hollande ne manque pas de culot. Certes il n’est pas le premier Président de la République en exercice à solliciter un deuxième mandant. Certains y ont réussi (De Gaulle, Mitterrand, Chirac), d’autres ont échoué (Giscard, Sarkozy). Mais on n’a jamais vu un Président faire preuve d’autant d’impudeur, de cynisme et de fourberie que l’hôte actuel de l’Elysée.

Lui candidat fait campagne avec l’argent des Français. Il n’a aucun frais à engager puisque ses allocutions, ses déplacements en province, ses très nombreux voyages à l’étranger qui lui donnent (du moins le fait-il croire) une stature internationale sont payés sur son budget c'est-à-dire sur nos impôts. Ses concurrents, eux, doivent chercher des soutiens financiers, avec la contrainte de la stupide loi Balladur interdisant le libre financement des campagnes.

Il y a plus grave encore : l’arrosage s’intensifie au fur et à mesure que l’échéance approche. La « réduction d’impôts » pour les ménages modestes coûte 1 milliard d’euros. C’est à 6,5 milliards que l’on estime les mesures annoncées en juin en faveur des fonctionnaires, des jeunes, des intermittents, des paysans. Comme le rappelait Mises, « Après moi le déluge a toujours été la devise des socialistes ».

Lui candidat fait campagne avec les médias officiels. Le contribuable téléspectateur paye une redevance qui assure (en partie) les chaînes d’Etat assumant un « service public ». France Télévisions englobe désormais FR2, FR3, FR4, FR5, FR0, Arte et LCP. L’orientation de ces chaînes n’est pas ultralibérale. En revanche, elles sont ultra-élyséennes. La fréquence et les commentaires des faits et gestes du Président sont ahurissants.

Se multiplient les commémorations, les discours de condoléance, les félicitations sportives. Voici en renfort Franceinfo, nouvelle chaîne d’information en continu apparue à huit mois des élections. Animée par le très socialiste Jean Michel Aphatie, elle présente toutes les garanties d’objectivité. C’est Michel Field, directeur de l’information de France Télévisions, qui nous rassure : « Il n’y a pas de manœuvre politique dans le lancement de Franceinfo ».

Lui candidat fait campagne avec tous les mensonges possibles. Sur le plan économique, « ça va mieux » : la courbe du chômage s’inverse (un indice mensuel suffit). Sur le plan social, la loi el Khomri va créer des emplois, les inégalités régressent. Sur le plan de l’environnement, la France est leader mondial, la COP 21 a permis la conversion des Etats-Unis et de la Chine. Sur le plan diplomatique, la France contribue à la paix en Syrie et dessine le nouveau visage de l’Europe après s’être débarrassée de l’Allemagne et de l’Angleterre. Enfin, sur le plan de la sécurité, la lutte anti-terroriste ne cesse de s’organiser, tout en garantissant le maintien de l’état de droit. De la sorte, le discours de jeudi dernier salle Wagram dresse un bilan positif d’un quinquennat qui aura été catastrophique sur tous ces plans.

Lui candidat fait une campagne de désinformation, mais il aura du mal à retrouver popularité et crédibilité. Trop de traîtres et d’extrémistes lui barrent la route du retour. Il se veut défenseur de « l’équilibre » entre une gauche radicale et une sociale-démocratie sympathique au centre droit, mais le terrain du « ni droite ni gauche » est occupé par Macron. La gauche historique se retrouve à la fête de l’Huma et au Congrès des Frondeurs à La Rochelle. Montebourg, Hamon, Duflot sont accrochés à la primaire et la candidature Hollande ne va pas les impressionner. On ne peut imaginer Mélenchon et les communistes se rallier au camarade Président, le social-traître qui a renié le discours du Bourget.

Dans ces conditions, pourquoi s’intéresser à Lui candidat ? Je vous dois des excuses pour avoir dévié de ma ligne éditoriale : cesser de critiquer le Président, les socialistes, dont les erreurs sont criminelles et impardonnables, pour me consacrer au succès d’une rupture libérale. Il est trop facile de s’en prendre au socialisme, qui a échoué toujours et partout, parlons du libéralisme.

Mais ma rapide visite à Lui candidat entre dans notre entreprise libérale.

D’une part, il est impératif que les poncifs de Hollande et des siens soient définitivement écartés : la tentation de l’irénisme, de l’égalitarisme, du chauvinisme peut inspirer certains candidats. Ils doivent au contraire partir de la réalité : rien ne va, l’union sacrée est un leurre, la France se coupe du monde, y compris de ses partenaires naturels.

D’autre part, le désordre des candidatures nuit gravement à la cause du libéralisme et il faut se garder de la dialectique socialiste. Les primaires ne peuvent être prétexte à affrontements suicidaires, mais occasion de mesurer le poids doctrinal de divers courants. Plus qu’une campagne, nous avons besoin d’une tribune. Plus que de candidats, nous attendons un président, le moins socialiste possible, le plus libéral possible.

 
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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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