Mère Theresa Imprimer
Mardi, 06 Septembre 2016 00:00

La charité pratiquée comme sainte mission

 

Le Pape François a été applaudi quand il a demandé à l’immense foule des fidèles amassée dimanche place Saint Pierre « Ne parlez pas de Sainte Thérèse de Calcutta, continuez à l’appeler Mère Theresa ».

En effet, dans le cœur de millions de personnes, la Sainte restera toujours « Mère Theresa ». Sa canonisation n’y fait rien, même si elle apporte le témoignage de l’Eglise qui donne en exemple aux catholiques, aux chrétiens, au monde entier, la missionnaire qui a vécu avec les pauvres des rues pendant quarante ans. Certes, comme le Pape François l’a précisé, la charité est là pour soulager et accompagner l’extrême pauvreté – qu’il considère comme un « crime ». Mais, d’après ses propres mots, ses propres initiatives, Mère Theresa se donnait pour mission de donner aux pauvres la dignité et l’espoir qu’ils avaient perdus. Perdus par la société indienne rejetant la classe des intouchables, perdus par l’ignorance, l’illettrisme, l’isolement, perdus par le péché. Mère Theresa se voulait missionnaire de la Vie, elle voulait apprendre à respecter l’être humain, délaissé, affamé, embryonnaire ou vieillissant. Son action ne relevait donc pas seulement de l’humanitaire dispensé avec mérite par beaucoup de volontaires et d’ONG, mais de la mission du Christ : « Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez ».

« Elle n’a pas sauvé des pauvres, elle a sauvé des âmes » dit l’une de ses sœurs missionnaires.

Laissons la conclusion à un saint connaisseur en humanité : « Rendons hommage à cette petite femme amoureuse de Dieu, humble messager de l’Evangile et infatigable bienfaitrice de l’humanité (Jean-Paul II, lors de sa béatification en 2003).

 
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Qui aura converti qui, et de quoi ?