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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Yannick Jadot, candidat des Verts PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 09 Novembre 2016 00:00

Cet « inconnu » est en fait un chevronné de la politique

 

Evidemment sa notoriété n’a rien à voir avec celle de Cécile Duflot, et il n’a pas l’ego de la grande dame que les Verts ont rejetée au premier tour de la primaire des écologistes organisée par leur parti EELV. Duflot avait attaché son nom à une loi liberticide (ALUR) et était devenue une vedette au sein du gouvernement Ayrault, avant de refuser de participer au gouvernement Valls. Plus modestement, Yannick Jannot n’était que député européen élu dans la fournée d’EELV de Daniel Cohn Bendit en 2009.

Mas on peut se rassurer : l’homme a une solide carrière politique, même s’il n’a pas hanté le gratin des partis à la mode. Il est avant tout un militant altermondialiste, convaincu des méfaits du capitalisme, du monde industriel et de la mondialisation, prêt à recourir aux coups de force. Diplômé en économie à Paris Dauphine (il a sans doute « séché » les cours de Pascal Salin), il a participé aux manifestations contre la loi Devaquet en décembre 1986 : un bon début. Après son engagement dans une ONG écologiste à couverture humanitaire au Burkina Fasso et au Bangladesh, il accède à une responsabilité importante : directeur des campagnes de Greenpeace en France, de 2002 à 2008. A ce titre, il va participer à plusieurs « coups de mains » et sera l’objet de plusieurs condamnations (opération Plutonium en particulier). Il participe naturellement en 2007 au Grenelle de l’Environnement de Sarkozy-Borloo. Ses compagnons de route seront Nicolas Hulot, Daniel Cohn Bendit et Noël Mamère. Il sera le porte-parole d’Eva Joly, candidate verte aux présidentielles de 2012, mais se brouille avec la magistrate pendant sa campagne : trop agressive à l’égard des socialistes.

A vrai dire, il est un politicien avisé et a réussi à vaincre non seulement Cécile Duflot mais sa vieille compagne et ennemie de longue date Michèle Rivasi, très proche de Mélanchon. Peut-il aller plus loin que cette primaire qui a attiré quelque quinze mille votants ? et faire plus que les 2,3 % d’Eva Joly en 2012 ?

Peut-il sauver les écologistes de la ruine politique qui résulte de leurs divisons internes ? Nous faisons des vœux sincères pour qu’il échoue. Puisse l’environnement continuer à être en France le pré carré d’une poignée de marginaux ou d’arrivistes, ou les deux. Les vrais défenseurs de la nature sont les libéraux qui adaptent l’arme la plus efficace pour protéger les espèces, les essences, les ressources et l’humanité : le droit de propriété.

 

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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