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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Les Français reprennent leur sort en mains PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 22 Novembre 2016 00:00
Prêt à démarrer le chantier l www.libres.org

C’est à mon sens la grande et rassurante leçon de ce premier tour des primaires. Comme je n’ai cessé de le soutenir (c’est un des chapitres de mon « Vote libéral »), la société civile s’est réveillée dans notre pays et a fait irruption dans la vie publique.

 

 

 

De différentes manières, les familles, les communautés, les associations, les entreprises, les cercles de pensée, les instituts, agissant de concert ou au hasard des initiatives personnelles, ont changé le cours des évènements politiques. Fini le « top down », la lumière jaillissant du haut des oracles énarques, voici le « bottom up », la base faisant remonter ses idées, ses priorités, ses révoltes, pour qu’il en soit tenu compte en haut lieu. Plus de 4 millions d’électeurs qui se sont prononcé, et qui portent majoritairement leur suffrage sur celui qui ne se prend pas pour un homme providentiel, mais pour un serviteur de la nation.

François Fillon a compris et plaidé que le meilleur service à rendre à la nation était de la libérer des chaînes de l’Etat. « Les Français veulent qu’on leur fiche la paix » Ils veulent en finir avec la spoliation fiscale qui leur vole le fruit de leurs efforts, avec la réglementation qui les empêcher de créer, de travailler, d’épargner, de trouver un emploi, avec l’assujettissement à une Sécurité Sociale qui gère leur santé et leur retraite de la pire manière qui soit, avec un monopole de l’Education Nationale qui se prend pour une « nouvelle Eglise » et échoue dans sa mission enseignante et éducative, avec des lois qui prétendent régir la vie privée. Bref comme nous l’avons dit, François Fillon avait une étoile, un guide : la liberté. La personnalité du candidat a fait le reste – ce n’était pas rien : dignité, vision d’avenir, respect des autres, profession de foi sans sectarisme, et surtout cohérence d’un vrai projet de société. Une vraie rupture avec la pensée unique, avec la tradition de la classe politicienne, au point que ses détracteurs ont déjà conclu : c’est irréaliste, il ne pourra rien faire (Raffarin). L’adage qui éclaire la pensé unique est bien simple : la politique n’est pas l’art de rendre possible ce qui est souhaitable, mais celui de rendre souhaitable ce qui est possible ! Or rien ne semble possible dans ce pays : tyrannie du statu quo. D’autres s’alarment d’un retour ultra-dangereux : celui de l’ultra-libéralisme.

Je tiens à les rassurer : François Fillon n’est pas ultra-libéral, et s’il admire la Dame de Fer pour son courage et sa réussite, il se réclame plus volontiers de l’empirisme gaullien.

Sans doute le classement établi par le Collectif des Libéraux Français, à partir des observations minutieuses et rigoureuses des discours et écrits des candidats, a-t-il placé François Fillon largement en tête : c’est bien lui qui a le profil le plus proche de celui d’un candidat libéral. En effet son programme allie les principes de la liberté économique et les valeurs d’une société humaniste. Vous le savez : pour les libéraux classiques, la liberté a pour mérite essentiel de permettre aux hommes de vivre dans la dignité. De ce point de vue, les mesures envisages par François Fillon sont bien dans la tradition libérale (même si les commentateurs présentent volontiers le socle de la pensée de Fillon comme l’alliance du libéralisme et du conservatisme). Personnellement j’ai été très sensible à ce que François Fillon a dit sur l’enseignement privé et libre, sur la filiation, sur les Chrétiens d’Orient, sur le totalitarisme islamiste.

A l’inverse, nombreux sont les libéraux qui, comme moi, ne sont pas convaincus par certaines idées économiques comme la TVA sociale, le rejet de la flat tax pour l’impôt sur le revenu, et encore davantage par la réforme des retraites et de la santé. De même, la solution d’une Europe de l’euro confiée aux chefs d’Etat, si elle est un progrès par rapport à la centralisation et l’arbitraire de Bruxelles, n’est pas convaincante. On verra ce qu’en dira Angela Merkel.

Nous avons plusieurs mois pour persuader François Fillon que son programme doit être amendé. Entre autres mérites, il a celui d’écouter et d’étudier. Il sait s’entourer des compétences et des conseils de la société civile. Son gouvernement lui-même sera composé à parité de personnalités de la société civile et d’élus politiques.

Il est vrai que tout est à faire après soixante dix ans de socialisme flamboyant et six siècles d’étatisme et de despotisme peu éclairés. Mais la marche vers la liberté procède d’un élan vital. A nous de l’accélérer : comme dimanche dernier des millions de Français sont prêts à prendre leur sort en mains.

 
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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
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Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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