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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 29 Novembre 2016 00:00
Le changement c'est maintenant l www.libres.org

C’est le choix décisif que François Fillon doit faire dès maintenant, dans les tout prochains jours. Rassembler est évidemment un impératif non pas pour gagner en mai 2017 mais pour réussir le « changement de logiciel ». Mais qui rassembler et pourquoi ? Rassembler les partis et les hommes politiques ou rassembler les électeurs en quête de changement ? Rassemblement politicien d’opportunité électorale ou rassemblement populaire et doctrinal autour des idées de la liberté ?

 

 

 

 

A suivre les déclarations et débats qui ont immédiatement suivi l’annonce des résultats, j’ai éprouvé une crainte : de Jean Pierre Raffarin à Jean Christophe Lagarde on se bousculait au portillon pour « aider » François Fillon. On ne parlait que d’élargissement, c’est à dire de partager la victoire de François Fillon avec ceux qui l’ont combattu. Après avoir porté certains thèmes de la droite, il serait temps maintenant de s’adresser au centre et à gauche pour consolider et réconcilier. Il m’étonnerait que François Fillon fasse ce choix, pour plusieurs raison. D’une part, il est évident que le poids électoral de ceux qui l’ont combattu est assez ridicule et François Fillon n’a aucun intérêt à ramasser les miettes d’une droite chiraquienne socialisante depuis 1986. D’autre part, François Fillon s’est prémuni contre la dérive politicienne et partisane en annonçant depuis longtemps que son gouvernement serait resserré et ferait place à des personnalités hors du sérail des partis : il n’y a donc pas beaucoup de maroquins ou de prébendes à distribuer.

Enfin François Fillon a mieux à faire qu’élargir : il peut et il doit approfondir.

 

C’est à mon avis le sens de l’appel qu’il a lancé non pas à ses congénères, mais au peuple français. Sa stature désormais présidentielle lui permet de rallier des millions d’électeurs qui n’avaient pas jusqu’à présent trouvé une offre politique acceptable. Ces électeurs se sont réfugiés jusqu’à présent soit dans l’abstention soit dans le vote rejet.

Encore faut-il leur expliquer ce qu’est le « changement de logiciel ». Si le discours et la personnalité de François Fillon ont convaincu nombre de Français, son programme reste encore inconnu, ou méconnu, voire ambigu ou incomplet sur beaucoup de points. Donc, dans les mois qui viennent, il faudra approfondir le sens et la méthode des réformes « brutales » qu’il évoque aujourd’hui. Les Français savent désormais que François Fillon est libéral en économie et conservateur dans le domaine « civilisationnel » (comme il dit), mais cela ne suffit pas : les étiquettes n’effacent ni les craintes ni les questionnements.

La tâche est ardue parce que nombre de nos compatriotes, immergés dans l’étatisme, le socialisme et le jacobinisme ambiants et séculaires, ont du mal à se repérer dans une société libre. De plus, la gauche, mais aussi la pensée unique (qui va au-delà de la gauche) ont déjà commencé à pilonner le programme Fillon en le caricaturant et on ne cessera de parler de malades qui ne seront plus soignés, de nouveaux pauvres créés par les injustices sociales, d’artisans et PME livrés à la « mondialisation sauvage », de préférence pour une Europe ultralibérale, de disparition des services publics (moins d’infirmières, moins d’enseignants, moins de crèches, etc.). Les mensonges vont être à la une des médias. Puisque François Fillon a promis de dire la vérité, qu’il n’hésite pas à rétablir la vérité. Mais qu’il étaye la vérité en communiquant, comme il a su le faire, son enthousiasme et son espoir.

Dans ce travail d’approfondissement, François Fillon sera sans doute amené à amender plusieurs de ses projets, notamment dans le domaine économique. Le collectif des libéraux, l’un des prophètes et des artisans du sursaut de la société civile, a déjà indiqué ce qu’il faut compléter dans les domaines de la fiscalité, de la protection sociale, de l’Europe.

François Fillon entend frapper vite et fort : c’est en effet la seule méthode pour changer les choses en France, bien que la transition accélérée au socialisme (Mitterrand, 1981) soit plus facile à gérer que celle qui instaure le libéralisme, car la collusion des syndicats, des corporations, des clientèles a souvent réussi à imposer la tyrannie du statu quo.

Pourtant le gradualisme est hors de question et voué à l’échec. Bastiat faisait dire à ce brave paysan qui devait couper la queue de son chien Bourguignon « Mon pauvre Bourguignon, je dois te faire souffrir, mais pour diminuer ta souffrance je te couperai un petit bout de queue chaque jour ». Comme le rappelle à juste tire Bertrand Lemennicier dans un article publié dès dimanche soir, il y a une asymétrie entre ruptures socialistes et libérales : celles-ci semblent douloureuses à court terme mais sont bénéfiques à long terme, alors que celles-là sont euphorisantes sur le coup mais mortelles à long terme.

Les libéraux se mobiliseront pour aider François Fillon dans sa mission d’approfondissement.

 
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Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

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