Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

Bulletin de commande

Portait

Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

Lire la suite...
Pourquoi je défendrai Fillon PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 07 Février 2017 00:00
La gauche s'est trouvée un plan B l www.libres.org

Je suis personnellement déterminé à défendre la candidature de François Fillon aussi longtemps qu’il ne sera pas mis en examen – il s’est engagé à se retirer dans ce cas. Peu m’importe de savoir si le « parquet national financier » fera diligence ou prolongera à souhait l’enquête pour compléter son information.

 

 

Pourquoi cette détermination ?

1° Parce que le programme de François Fillon est une promesse de rupture, et c’est le programme qui est visé à travers l’homme : ainsi s’exprime une fois de plus la tyrannie du statu quo.

2° Parce que le « coup d’Etat institutionnel » existe, il y a bien complot.

3° Parce que ce complot est médiatique et traduit la puissance de personnes et de sectes habiles à manipuler l’opinion publique.

4° Parce que je crois à un sursaut de la société civile, à ces millions d’électeurs qui se sont exprimés en novembre dernier, capables de l’emporter sur ces rats politiciens qui quittent le navire.

1° Tyrannie du statu quo. Le programme de François Fillon s’articule autour de réformes libérales dans leur principe (sinon dans les détails) : équilibre budgétaire, durée légale du travail, assurance maladie, fiscalité des entreprises, liberté scolaire, révision des lois Taubira, centralisme bruxellois. Le tout est cohérent. Mais le tout remet en cause des mœurs bien établies : omniprésence et omnipotence des administrations, déficits, pouvoir syndical, harcèlement fiscal, privilèges et passe-droits, laïcité sectaire. La moitié des Français, celle qui vit de l’Etat, pour l’Etat et par l’Etat, se sent menacée par un programme qui aboutit à réduire la sphère publique pour libérer l’initiative privée et la responsabilité personnelle. Les attaques contre le totalitarisme islamique heurtent aussi beaucoup de belles consciences.

2° Complot. L’opération Pénélope a été bien minutée, alors que les faits en cause remontent pour la plupart à des rémunérations perçues il y a vingt, voire trente ans. Les revenus de la famille Fillon étaient connus depuis des années sans avoir provoqué le moindre contrôle, le moindre écho. C’est de Bercy que sont venus les « documents » de la calomnie, après un détour approprié par l’Elysée. Les documents ont circulé entre les mains d’intimes d’Emmanuel Macron. Le parquet national financier est aux ordres de l’exécutif, et ses membres actuels ont tous été nommés par Christiane Taubira, alors garde des Sceaux.

3° La curée médiatique. Elle a été menée par la chaîne BFM TV appartenant à Patrick Drahi (financier franco-marocain résidant en Suisse, propriétaire du groupe Altice, incluant entre autres L’Express, Libération et SFR, et totalisant 50 milliards de dettes à moyen terme). Pour ne pas être en reste, les journalistes des autres chaînes se sont empressés de prendre Fillon pour cible, avec une débauche d’informations non vérifiées ou très sollicitées (FR 2 et les chaînes publiques en général). Les liens entre Messieurs Drahi et Macron sont publics, puisque c’est le fringant secrétaire général de l’Elysée qui a soutenu Drahi contre Montebourg, alors ministre de l’Economie, opposé au rachat de SFR par Altice (un rachat que l’Autorité des Marchés Financiers a rejeté en octobre 2016). Ainsi depuis quinze jours télévisions et radios harcèlent le bon public, amplifiant les articles du Canard, amplifiant lui-même chiffres et « révélations ».

4° Le comportement de la droite est lamentable, pitoyable. Les uns arguent de l’impossibilité pour Fillon de mener une campagne, les autres rêvent à des plans B, C. Bayrou lui-même se pose en recours ! Les factions, sectes et officines ont chacune leurs candidats. Peu importent les 4 millions d’électeurs qui ont choisi Fillon. On suppose qu’ils sont tous maintenant dans l’opposition à cet homme tenu naguère pour providentiel (alors que lui-même s’est défendu de cette prétention et a toujours demande d’être jugé sur son programme). Il est vrai que Fillon, parce qu’il est riche, parce qu’il est chrétien, heurte les nobles sentiments de tous les envieux et de tous les mécréants. Mais Tapie est respecté et Les Femen sont amusantes.

Alors, il est grand temps que ceux qui ont été naguère électeurs de François Fillon non seulement en tirent fierté, parce qu’ils ont fait le bon choix, mais qu’ils s’organisent au plus vite pour riposter aux manœuvres. Une riposte efficace consiste à démontrer la vacuité et l’ambiguïté de la position et du programme d’Emmanuel Macron, mais aussi la vraie personnalité de ses soutiens financiers et politiques : cohorte d’intellectuels de gauche, d’énarques, inspecteurs des finances, et de financiers vedettes du capitalisme de connivence.

La société civile a fait une percée spectaculaire dans notre pays depuis plusieurs mois, elle doit conformer son dynamisme, sans se laisser impressionner par les états d’âme ou les lâchetés de la société politique. Vaincre l’inertie, dénoncer les manœuvres, s’affranchir des médias, reprendre notre avancée victorieuse de novembre : ne pensez-vous pas que ce doit être notre engagement et la clé de notre succès pour les mois à venir ? Pour ma part j’y crois.

 
More Articles :

» Garder son sang froid

Un grand nombre de Français sont persuadés qu’une lame de fond va donner au Président une majorité absolue, ou relative (base de quelques tractations ou trahisons ponctuelles). Je comprends leur pronostic, mais il est à mon sens...

» Tâche immense

Victoire ou triomphe ?Emmanuel Macron a remporté une victoire   attendue, mais sans panache puisque les jeux étaient faits d’avance avec le ralliement des Républicains, des Centristes et des Socialistes, et la grande peur de « l’extrême...

» Quelle opposition ?

A la fin de cette semaine nous aurons un Président, ou une Présidente. Mais qu’importe ? De toute façon l’avenir de notre pays est mal engagé. Un quart seulement du corps électoral aura gagné ces élections, encore faut-il préciser que...

» Deux foyers majeurs d’irresponsabilité

L’Education Nationale et la Sécurité Sociale sont les deux foyers du mal français. Dans l’hypothèse osée où les électeurs français seraient en position de faire cette année un vrai choix de société, la vraie rupture serait d’en...

» Le débat est clos

Le débat est clos, le défi est ouvert.« Le débat est clos ». C’est ce qu’a déclaré ce soir même Gérard Larcher, qui venait de présider le Comité Politique des Républicains. Le suspense est levé, surtout après le désistement...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
Actualité
:
Une grève tout à fait logique - L’avenir est-il à la confédération ?  - La discussion du budget 2018 est en marche
Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
Lu pour Vous


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...