Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

Bulletin de commande

 

Portait

Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

Lire la suite...
De la communication à l’action PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 26 Juin 2017 00:00
Les nouveaux entrent en classe... l www.libres.org

Je dirais plutôt : du mensonge à la réalité. S’agissant du Président, de son gouvernement, de sa vision européenne, les commentateurs ne manquent pas de souligner que le temps de la communication est terminé, il va falloir passer maintenant à l’action.

 

 

Il est vrai que l’art de communiquer a été à son comble. Les Français ont élu un Président dont ils ne savaient rien sinon qu’il incarnait la jeunesse, le changement, et proposait « de nouveaux visages, de nouveaux usages ». Entre présidentielle et législative, les petits écrans ont été occupés par les embrassades internationales : Merkel, Trump, Poutine, May. Les « affaires » concernant un bon quart du premier gouvernement ont été digérées avec rapidité, l’honneur est sauf. La majorité parlementaire est assurée, et la droite serait en perdition parce qu’une quinzaine de Républicains ont fait sécession. Enfin, le sommet européen serait marqué par la rentrée fracassante du jeune Président français. Bravo pour la communication.

Mais quid de l’action ? Les mêmes commentateurs savent que les réformes en perspective doivent maintenant être arrêtées, présentées, acceptées, et ici les craintes sont plus fréquentes, car il y a incertitude sur les textes, sur les réactions : l’insignifiante ordonnance de moralisation est en grandes retouches, et l’ordonnance sur le travail n’est visiblement pas prête, ce qui fait l’affaire des syndicats, qui préfèrent organiser la riposte à la rentrée (puisque le Premier Ministre a fixé la date de la parution à fin septembre). Seules les mesures avancées par le Ministre de l’Education Nationale semblent concrètes et susceptibles d’application, au moins partielle, dès la rentrée.

Je prends le contrepied de ces commentaires convenus. Ce qu’on appelle communication n’a été que série de mensonges, et ce qu’on appelle action ne correspond à aucune réalité.

C’est grâce aux mensonges qu’Emmanuel Macron, ses soutiens et son équipe, ont passé le premier tour des présidentielles. Après, la partie était jouée d’avance, on a grossi démesurément les chances de Marine Le Pen pour faire peur aux électeurs. C’est grâce aux mensonges que les candidats d’En Marche ont été si nombreux : on a fait croire à un raz de marée qui décourageait toute opposition à l’avance : les 450 députés annoncés par Harris et Opinion Way se sont retrouvés 360. On a menti sur la qualité des candidats : la majorité n’est pas issue de la société civile, mais sont de vieux routiers ou de jeunes loups de la politique et du secteur public. On a menti sur le gouvernement, qui s’est alourdi en énarques, caciques du Parti Socialiste, et dont la coloration est rouge flamboyant, masquée par la présence de deux félons à Bercy, maintenant sous contrôle direct du Président par Griveaux interposé. Et le Premier Ministre lui-même passe pour un homme de droite, alors qu’il était juppéiste (ce qui n’est pas un brevet de libéralisme). On a surtout menti avec les affaires de Ferrand, Bayrou et Modem : la corruption a été minimisée alors qu’elle allait sans doute bien au-delà de ce qui était reproché à François Fillon dans un passé plus lointain. Voilà pour les nouveaux visages, pour les nouveaux usages.

La réalité qui nous attend est loin d’être conforme aux illusions et aux promesses. Le sauvetage des entreprises en détresse a échoué (rappelons-nous que Bruno le Maire avait tout réglé en 24 heures). La réforme du Code du Travail n’a aucun soutien dans le monde syndical, qui attend l’arme au pied les manifestations. Le budget 2018 tourne au cauchemar. Et, cerise sur le gâteau, le sommet européen n’a pas été dans la ligne française définie par Macron.

Evidemment on peut toujours espérer que Macron s’affirme progressivement comme un Tony Blair, on peut rêver que la gauche réalise des réformes libérales, comme cela a été le cas au Canada, en Australie ou en Nouvelle Zélande.

Mais cette hypothèse est peu réaliste quand on sait qui est derrière et qui est aux côtés d’Emmanuel Macron : la puissant énarchie qui nous gouvernait déjà, les milieux d’affaires liés au pouvoir politique depuis des décennies, les journalistes acquis à l’idéologie marxiste, la masse des syndicats d’enseignants et la violence de la CGT, les élus démagogues et leur clientèle électorale : tout ce qui fait la France du chômage, des privilèges et de la bureaucratie.

La seule question que je me pose : combien faudra-t-il de semaines pour que les Français réalisent que la communication n’est que mensonge et que l’action n’est qu’illusion ? Un sérieux travail d’information nous attend.

 
More Articles :

» L’insincérité : d’hier et d’aujourd’hui

« Insincérité » : le mot est celui de la Cour des Comptes qui a rendu jeudi dernier son rapport sur le budget de l’Etat 2017. Il qualifie les mensonges volontaires du gouvernement Cazeneuve. Mais il peut tout aussi bien désigner la façon...

» Faillite au PS, attente chez LR

Ressemblances et dissemblances

» Apaisée ou assommée ?

La France sort de la canicule électorale. Dans quel état ? Apaisée, rassurée par la perspective d’un Président qui a « réussi son pari » et qui dispose des moyens institutionnels qui annonceraient des réformes décisives ? Assommée,...

» Bayrou citoyen

Le Garde des Sceaux se couvre de ridicule et sa moralité flanche

» Déjà un député en infraction

C’est Sylvain Maillard ; l’un des quatre députés élus au premier tour

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...