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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 27 Septembre 2017 00:00
L'Europe chantée par Macron l www.libres.org

La musique était harmonieuse, les paroles n’avaient aucun sens.

 

 

 

La musique, c’était l’Hymne à la Joie, l’hymne à la jeunesse et à la culture européennes, l’héritage universitaire de Sorbon, Erasme, l’ode à l’union et aux pères fondateurs, l’espérance d’une conversion des nationalistes aujourd’hui égarés. Brillant, lyrique, passionné : nous connaissons maintenant les talents, les effets oratoires, la maîtrise théâtrale de notre Président. Avec tout de même une légère touche de narcissisme (enfin Macron vint) et une bonne couche de suffisance se voulant patriotique (la France est de retour en Europe, nous proposons la refondation de l’Europe).

Refonder l’Europe est il est vrai une nécessité, mais elle n’est pas nouvelle. Depuis des années les libéraux dénoncent l’Europe du non-choix, l’Europe bancale dès l’origine avec une patte libérale et marchande et l’autre dirigiste et planificatrice. Europe espace ou Europe puissance : le choix n’a jamais été fait. Or, c’est précisément ce qui fait l’insanité des paroles présidentielles. En apparence, Emmanuel Macron veut « rendre l’Europe aux citoyens européens », alors qu’elle est aujourd’hui confisquée par les partis, les hommes d’Etat et les Commissaires européens. Mais en réalité le socle de la nouvelle Europe serait bâti à partir d’initiatives et d’institutions issues d’un grand projet, d’une vision globale qu’il appartient à un club de dirigeants de mettre en œuvre. Alors réapparaît le jacobin français.

Les missions régaliennes de l’Europe, et les finances et instances pour les exécuter, sont généreusement estimées. L’Europe de la Défense appelle un budget commun de défense, des militaires de tous pays, une « structure stratégique commune », une Académie Européenne de défense. Il faut constituer aussi une force européenne de protection civile contre les catastrophes. Contre le terrorisme, « un parquet européen ». Pour maîtriser l’immigration, il faut créer une police des frontières européennes, un Office Européen des demandes d’Asile, et l’aide au développement des pays d’émigration doit être mise en place. Le défi du numérique peut être relevé grâce à une Agence de l’Innovation de la Rupture. Le défi de la mondialisation légitime la nomination d’un « procureur commercial européen ».

Ces réformes institutionnelles inquiétantes ne sont pourtant qu’insignifiantes, par rapport à d’autres propositions économiques et juridiques. Dans le domaine fiscal, voici de nouvelles taxes : sur les transactions financières européennes (pour financer l’aide au développement), taxes sur le carbone aux frontières de l’Europe. Et il faut bien sûr harmoniser les taux d’impôt sur les sociétés. L’Europe imposera la convergence Dans le domaine social, les systèmes doivent converger, et un salaire minimum européen devrait être établi. La convergence devient l’objectif premier, elle est préférable à la concurrence et à la compétitivité prônée par la « Nouvelle Economie » ( ?) ; notre Président ignore sans doute que la concurrence a pour premier effet de pousser tous les acteurs du marché à converger vers le meilleur niveau possible (qui dans la bouche du Président devient« le moins disant »).

Voilà donc l’Europe proposée par « la France » : jacobine, dirigiste, souverainiste, bref française, comme l’ont façonnée les gouvernants successifs depuis des lustres. Comment mettre ces paroles sur une musique, sinon celle de la flûte enchantée ?

En fait, je me demande à qui s’adressait finalement Emmanuel Macron. Je pense que le discours était conçu pour les sujets français : justification des réformes qui nous permet de guider les autres peuples, dénonciation des populistes et des bloqueurs, éloge de la jeunesse qui mérite mieux que le chômage, etc. Un discours de communication adressé aux Français Quant aux Européens, je crains qu’Emmanuel Macron se retrouve seul avec les Grecs lorsqu’il constituera le « groupe de refondation ». On voit mal les Allemands et les autres accepter les budgets européens sous contrôle d’un Parlement avec des députés apatrides en marche. L’Europe à plusieurs vitesses, jadis prônée par Jacques Delors, aura du mal à dépasser la vitesse zéro et à se mettre en marche. Mais il est vrai que notre Président ne doute de rien, et nous a donné rendez-vous le 22 Janvier 2016 pour la signature du « nouveau traité de l’Elysée ».

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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