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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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A quoi servent les riches PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 04 Octobre 2017 00:00
Riches-Pauvres : le débat l www.libres.org

Ils servent à diminuer le nombre de pauvres. Voilà un théorème qui devrait mettre fin au grand débat de l’heure : le budget 2018 est-il un budget conçu pour les riches ? Ce débat est déplacé, au moment où les fléaux du chômage et du terrorisme gagnent en intensité. Mais en France on tient absolument à savoir la vérité : le gouvernement s’est-il ou non rangé dans le camp des riches ?

 

 

 

Si d’aventure les riches étaient encouragés par les nouveautés budgétaires, ce serait un bon point pour la croissance et pour le pouvoir d’achat des « plus fragiles ». Est-ce le cas ?  Si j’étais réellement riche, j’exigerais avant tout la fin de la progressivité de l’impôt sur le revenu, et ce n’est pas le cas, mais aussi la suppression de tout impôt sur l’épargne et le capital placé ou transmis, et ce n’est pas le cas non plus. Le gouvernement s’est bien gardé de toute réforme significative pour rester dans la ligne floue qu’il a choisie : ni à droite (on sait que tous les riches sont à droite) ni à gauche (on sait que la gauche a le monopole du cœur et œuvre pour la justice sociale).

En fait les hommes et les partis politiques ignorent une réalité incontournable : les riches sont les meilleurs ferments de progrès social, si on entend par là le reflux de la misère et la promotion du plus grand nombre. Dans leur ouvrage publié en 2012 (chez Lattès) Jean Philippe Delsol et Nicolas Lecaussin, respectivement président et directeur de l’IREF, ont démontré que les riches, en France comme aux Etats Unis : sont en majorité issus de  familles peu fortunées, sont en majorité des entrepreneurs, sont en majorité des philanthropes. Mais ces réalités ne plaisent pas à des gens aveuglés par la jalousie, qui pensent que le succès des riches a été fait à leur détriment, et que le jeu économique est à somme nulle.

En France l’égalité prime sur la performance. La mesure des inégalités est un sport national, avec un champion incontesté, économiste de feu le Parti Socialiste : Thomas Piketty. Tous les trucages statistiques sont bons pour faire apparaître que l’écart se creuse entre riches et pauvres (jusqu’à oublier de comptabiliser les revenus sociaux et les divers avantages destinés aux « pauvres »). Cet acharnement est doublement stupide, et empêche de repérer le véritable écart entre individus.

Acharnement stupide parce que, quel que soit le système où le pays considéré, il y aura toujours des riches et des pauvres. La mesure des inégalités est statique, il faut lui préférer la mesure de la promotion : combien de pauvres ont-ils la possibilité de devenir riches ? Que deviennent les enfants d’ouvriers ? Les pauvres peuvent-ils devenir riches ? Ouvriers encore, ou cadres, ou entrepreneurs ? C’est « l’ascenseur social » qui est le plus important. Y a-t-il prolétarisation des classes moyennes, des artisans, paysans, petits entrepreneurs, petits commerçants, comme Marx le prédisait ?

Acharnement encore stupide car ce sont les riches qui permettent l’évolution économique. Non seulement par leur épargne et leurs investissements, créateurs d’emplois et de revenus nouveaux, mais aussi par leurs dépenses. Hayek faisait remarquer que la plupart des nouveautés introduites depuis un siècle ont été dues à des « caprices de riches » : les premiers à acheter des autos, à prendre l’avion, à passer l’été à la mer ou à la montagne, Ce n’est pas parce qu’ils avaient les moyens de payer ces biens ou services, mais parce que les risques de l’innovation étaient minimes voire nuls pour des gens qui ont amassé la richesse. Quand on est prisonnier du quotidien, quand on ne peut capitaliser, les projets d’avenir sont impossibles ou limités.

En fait, s’en tenir aux écarts de revenus ou de patrimoines empêche de voir l’origine de la richesse. Bastiat : « Je ne vois pas que le monde ait tort d’honorer le riche ; son tort est d’honorer indistinctement le riche honnête homme et le riche fripon ». Voici le véritable écart : entre l’honnête et le fripon. Comment devenir riche ? Ce qui scandalise l’honnête homme c’est de se voir spolié pour enrichir des fripons. Ce qui révolte le pauvre c’est de voir les fripons s’enrichir. Ces sentiments d’injustice habitent par priorité les pays d’Etat Providence. D’une part rémunérer des millions de personnes assistées qui n’apportent rien à la communauté (sinon des voix) est une offense pour ceux qui ont apporté beaucoup grâce à leur travail, leur épargne, leur entreprise et dont on ne cessera d’exiger la « solidarité ». D’autre part  constater que l’alliance entre le business et le monde politique (base du « capitalisme de connivence ») permet de réaliser des richesses par le jeu des corruptions, des protections, des monopoles ne peut que révolter les honnêtes hommes. Pour en revenir au budget, il est possible que ses dispositions avantagent bien des fripons, et révoltent beaucoup de riches honnêtes.

 
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Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
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La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


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