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Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

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« Il ne se dit pas en un siècle une formule aussi éblouissante. Je la tiens pour un trésor plus grand que toute la fortune des Rothschild ».

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Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 11 Octobre 2017 00:00
Service public de l'Education Nationale l www.libres.org

Il faudrait en finir avec le mythe de l’Ecole de la République et penser sérieusement à l’Ecole des Parents. Le rapport de la Cour des Comptes publié la semaine dernière met en accusation l’Education Nationale et l’incurie dans sa gestion des enseignants : 200.000 enseignants n’ont pas d’emploi en classe, et moins de 20 % d’enseignants absents sont remplacés alors que 60.000 postes ont été créés. Par contraste, les ténors de la classe politique ne cessent d’évoquer une « Ecole de la République » formant une jeunesse instruite et éduquée pour former une nation unique, forte et juste.

 

 

 

Jadis administration de « l’Instruction publique », l’Ecole de la République n’instruit plus. Devenue « Education Nationale » l’école de la République n’éduque pas.

Et pourtant l’instruction et l’éducation de la jeunesse sont toujours considérées en France comme un « service public unique et laïque ». La concurrence en est exclue (en dépit de la survivance d’une école « privée »), et le financement est assuré, à partir des prélèvements obligatoires, par les administrations centrales et locales (Etat, Départements et Communes).

Pourrait-on réhabiliter l’instruction publique ? Deux possibilités existent. L’une consiste à améliorer le système actuel, en introduisant des éléments de concurrence et d’autonomie, toutes deux absentes aujourd’hui. La réforme majeure serait de rendre la liberté au secteur privé en supprimant la fameuse règle des 80/20 qui interdit au privé d’avoir un nombre de classes supérieur à un quart du public, et en laissant le choix des programmes et de la pédagogie aux établissements privés. Une autre réforme, qui a largement fait ses preuves aux Etats Unis et en Angleterre, est d’admettre au sein du public des établissements « chartés » largement autonomes dans leur gestion tant financière que personnelle, pourvu qu’elles respectent une charte aux contraintes minimales. Enfin un libre choix peut être offert aux familles en leur accordant un « bon scolaire » : les « vouchers », lancés depuis un demi-siècle aux Pays Bas et en usage un peu partout dans le monde libre, donnent aux parents la possibilité de placer leur enfant dans l’établissement de leur choix. Améliorer le système ou en sortir ?

Une autre possibilité est de sortir du système actuel, en s’affranchissant totalement de l’organisation et du financement imposés par la puissance publique. Des écoles de ce type, « hors contrat », se multiplient actuellement en France même, sous forme de chaînes privées d’établissements (Montessori par exemple) ou d’unités pilotes dans des quartiers difficiles. Il ne s’agit pas de « sélection par l’argent », car les familles les plus modestes font volontiers les sacrifices nécessaires, mais aussi parce qu’elles peuvent prendre en charge des prestations comme l’entretien, la construction de classes, l’ameublement, les cantines, etc. Enfin les écoles à la maison réapparaissent : plusieurs familles louent les services de maîtres et précepteurs.

Pourrait-on revenir alors au principe de l’éducation familiale ? Jules Ferry, le père de « l’Ecole de la République » avait défini sa mission : « instruire des enfants élevés par leurs parents ». Mais on est bien loin du compte aujourd’hui. D’une part, les familles ont souvent renoncé à assumer leur mission éducatrice. Les unes sont éclatées, surtout dans les grandes agglomérations. Les autres ont renoncé, une attitude encouragée par l’absence de libre choix des établissements. D’autre part, les établissements publics sont trop souvent de hauts lieux de violence, d’addiction, de racket, alors même que les maîtres et les programmes officiels prétendent se substituer aux parents pour dispenser une initiation à la vie (y compris la vie privée), quand ce n’est pas pour les formater politiquement. Parents dépassés ou exclus

Par contraste des établissements privés et autonomes sont mieux placés pour être suivis par les familles. Avec des parents participatifs, des méthodes de communication bienveillante (comme celle du psychologue Marshall Rosenberg) peuvent être mises en place, elles apprennent aux enfants le respect mutuel, la politesse, le travail en équipe. Ces vertus de comportement permettent de préparer les jeunes à la vie en société, le climat familial est lui-même apaisé, et les résultats scolaires sont spectaculairement améliorés.

Pour l’instant il n’y a rien à attendre du « mammouth » : une armée de 1.100.000 fonctionnaires (dont 854.000 enseignants), gérée par un ministère dominé par la bureaucratie syndicale.  L’évolution de l’instruction et de l’éducation données à la jeunesse va dépendre en fin de compte de la dose de liberté et de responsabilité laissée aux acteurs que sont les parents et les enseignants.

 
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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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