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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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Un centenaire d’inhumanité PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 25 Octobre 2017 00:00
Les héritiers de la Révolution d'Octobre... l www.libres.org

Depuis le 25 octobre 1917, l’inhumanité a régné dans le monde entier. Elle a régné dans les camps de concentration, dans les prisons, dans les massacres et les génocides. C’est déjà un abominable bilan. Mais elle a régné et règne encore dans les esprits, aveuglant les peuples, par intellectuels et gouvernants interposés.

 

 

 

Quelque journaliste ou quelque intellectuel ne manquera pas de nous régaler avec les détails de cette « Révolution d’Octobre ». Quelqu’un peut-être ira jusqu’à voir dans l’ouverture de l’ère communiste un pas de géant vers la modernité et la paix : sait-on jamais ? Après tout nous avons encore aujourd’hui des chantres de Lénine, Staline, Hitler, Mao, Pol Pot ou Castro. Mais cette infamie est somme toute marginale, car l’essentiel n’est pas là.

L’essentiel c’est le corps doctrinal qui a inspiré la Révolution d’Octobre. L’essentiel est que cette doctrine, sous des formes renouvelées mais tout aussi haïssables, continue à inspirer des millions d’êtres humains, et jusque dans notre propre pays, puisque la France mérite à plus d’un titre celui de dernier bastion du communisme (après la rédemption de Castro et à l’exception notable de la Corée du Nord bien sûr).

Le corps doctrinal est évidemment celui du marxisme[1], dont la pierre d’angle est la lutte des classes, sous-produit de « l’appropriation du capital par la bourgeoisie » : c’est l’argument majeur qui permettra aux communistes de tous pays de mobiliser les masses, de séduire les intellectuels. La lutte ne peut se terminer que par la suppression de la propriété privée du capital. La propriété est en effet pouvoir d’oppression et moyen de s’enrichir grâce à la rente.

La doctrine, dès l’origine perverse et liberticide au possible, sera ensuite mise en application sous des formes diverses. En effet le léninisme, déclinaison politique du marxisme, oriente l’action en s’adaptant aux circonstances. Donc, le marxisme-léninisme a été diffusé sous des formes diverses, révisées suivant les peuples mais surtout au fil des échecs successifs. Mosaïque du marxisme-léninisme. A la thèse originale de la paupérisation et de l’extension du prolétariat a succédé celle de l’impérialisme (les colonies assurent la survie du capitalisme dans les pays colonisateurs), puis celle du développement durable (le Nord exploite le Sud et épuise les ressources naturelles, tout en rompant les équilibres naturels, au point de menacer la planète).

Dans tous ces mensonges successifs demeure une vérité : il faut des régimes totalitaires, une bonne phase de « dictature du prolétariat », pour arracher la victoire définitive sur le capitalisme. Peu importe que la lutte se déroule en Union Soviétique, en Chine, au Cambodge, à Cuba, en Amérique Latine ou en Afrique : le scénario sera toujours le même. Quant à Hitler, il a admiré et Marx et l’URSS (jusqu’en 1941), le national-socialisme était bien dans le lignage, et Hayek a montré que « la route de la servitude » était la même.

Tout cela aurait-il disparu aujourd’hui ? Hélas non, et en dépit de la chute du mur de Berlin les idées de lutte des classes et de collectivisme sont aussi puissantes qu’il y a quarante ans, particulièrement en France. Certes, on ne parle plus de bourgeois et prolétaires, mais la grande question est celle des riches et des pauvres. Ce clivage est étayé par des études fallacieuses sur les écarts de revenus ou de patrimoines, et il est magnifié par la référence à la « justice sociale » comprise comme l’égalité des conditions de vie. Quant au collectivisme, il se met en place avec les attaques contre la propriété privée, détruite par la fiscalité, la redistribution et la réglementation. Les choix de l’Etat prennent progressivement le pas sur ceux des individus, le secteur public contrôle la moitié des activités, allant de l’école à la santé, du logement au transport, la société politique asservit la société civile, les libertés s’effritent, la violence s’est généralisée.

A l’occasion de ce centenaire je n’ai pas voulu taire la vérité sur le mal français : il a ses racines dans le marxisme, idéologie mortelle pour l’harmonie sociale et pour les droits individuels. Quand le pouvoir détruit la famille, le patrimoine, la religion, c’est le marxisme qui est en marche. Le marxisme en marche. Quand on appelle « dialogue social » un simulacre fondé sur la prétendue opposition des intérêts au sein des entreprises, c’est le mythe de la lutte des classes qui est en marche. Quand on confisque le capital qui ne se range pas au plan de l’Etat, c’est le collectivisme qui est en marche. Suprême victoire du marxisme : devant le déclin du pays ceux qui sont les plus révoltés ou les plus insoumis accusent la mondialisation, le capitalisme et –tant qu’à faire – le libéralisme !

 


[1] Jean Daujat, scientifique philosophe catholique, a repéré dans son édifiant opuscule « Connaître le communisme » (Fayard, 1960) les dix caractéristiques majeures du marxisme : c’est une dialectique, un historicisme, un matérialisme, un économisme, un travaillisme, un évolutionnisme, un anti-naturalisme, un idéalisme, un progressisme, un athéisme militant.

 

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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