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Quand une discrimination en chasse une autre PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 07 Mars 2018 00:00

C’est aujourd’hui la journée mondiale de la femme. On dénombre actuellement 466 journées mondiales dont 119 ont été officiellement décrétées par l’ONU. En 2018, le calendrier a commencé le 1er janvier avec la journée mondiale de la paix (que célèbre avec ferveur l’Eglise Catholique), et se terminera le 21 décembre avec la Journée Mondiale de l’Orgasme.

 

 

 

Pressées sans doute par l’urgence et sans attendre le 21 décembre, Mesdames Marlène Schiappa, Myriam El Khomri et Roselyne Bachelot vont se produire sur scène aujourd’hui même (à Bobino) et chacune lira le texte d’un « monologue » écrit par une féministe américaine Eve Ensler, mais la décence m’interdit de citer le titre complet de cette pièce de théâtre. Toutefois vous aurez l’occasion de le connaître, car cet évènement fera sans doute la une des médias. Au demeurant les bénéfices de la manifestation iront au CFCV (collectif féministe contre le viol).

Serais-je à mon tour acquis au féminisme ou à la pensée unique ? J’ai hésité à vous entretenir de ce sujet dont on nous rebat les oreilles depuis l’affaire Weinstein qui a scandalisé Hollywood (haut lieu de la moralité mondiale), et je présente mes excuses à ceux de mes lecteurs qui trouveraient mes propos superficiels ou déplacés. Mais je me demande sérieusement si ce qui est en train de se faire en France n’est pas un choix de société. Avec la reconstruction de l’Europe, l’autre des deux priorités revendiquées explicitement pour le quinquennat est l’égalité entre hommes et femmes. Et je me demande encore si ce choix est fait au nom de la liberté des mœurs ou de l’éthique de la liberté.

L’éthique de la liberté requiert l’égalité des droits entre tous les êtres humains, et exclut toute discrimination de quelque type. Elle ne légitime pas pour autant la théorie du genre, qui veut gommer toute différence de nature entre hommes et femmes. Il y a le droit naturel qui place toute personne en égalité de dignité, mais l’égalité de dignité ne nie pas les différences naturelles de sexe, de race, d’âge, de taille, bref : de personnalité. C’est au contraire pour respecter et épanouir la riche diversité de la nature humaine que l’égalité en droit a constitué un progrès décisif. Le christianisme a sûrement contribué à cette évolution.

Quand la discrimination, imposée par la loi ou la religion, interdit aux femmes de mener l’existence de leur libre choix, l’éthique de la liberté n’est pas satisfaite. La propriété sur soi et le respect de la vie sont les droits les plus inaliénables de l’être humain, et leur respect (garanti par un pouvoir) fait la différence entre barbarie et civilisation. Respect et protection de tout être humain Tout être humain doit être protégé contre la violence sous toutes ses formes, dont le viol est certainement l’une des plus odieuses. Mais l’éthique libérale condamne aussi la soumission et l’enfermement, même consentis, qui sont indignité et pour les femmes et pour les hommes.

Ce que nous vivons actuellement grâce aux féministes est toute autre chose, c’est la mise en œuvre d’une discrimination positive, amplifiée par l’idéologie égalitariste. Respecter la dignité des femmes ce serait maintenant déboucher sur l’égalité des salaires, la présence dans toutes les instances allant jusqu’à la parité, l’accès aux postes dirigeants dans tout groupement, y compris l’entreprise. Ce n’est pas la liberté d’accéder à ces résultats qui est désormais réclamée, mais le résultat lui-même. Le principe est qu’on ne doit tenir compte que d’un seul critère, le sexe, et ne retenir ni la capacité, ni même le désir. Or, la capacité, pour les femmes comme les hommes, est liée entre autres à la qualification, à la profession. Elle peut être à l’avantage des femmes dans de nombreux domaines : entre autres l’enseignement, le barreau, la médecine, la communication, le sport sont de plus en plus féminisés. Aucune profession n’est aujourd’hui en France le monopole des hommes. Alors s’agit-il de démontrer que toute femme est capable de faire comme un homme ? Comble du mépris !

Vie professionnelle et vie familiale

Quant au désir, les femmes peuvent marquer une préférence pour des activités qui leur laissent le temps de s’occuper de leurs enfants et de leur famille. Cela durera tant que les femmes auront le monopole de la maternité, et tant qu’un grand nombre d’entre elles acceptera de se partager entre vie professionnelle et vie familiale, et tant qu’un nombre (un peu moins important aujourd’hui) choisira de se consacrer entièrement à la famille. Hélas trop de gens portent un regard injuste voire méprisant sur ces mères de famille qu’ils considèrent comme demeurées parce que demeurant à la maison, ou comme stupides parce qu’elles privent le ménage d’un second revenu. Comme certains d’entre vous j’ai admiré et ma mère et mon épouse, qui ont renoncé à la vie active pour être « à la maison », et je les en remercie. Des millions de femmes françaises ont permis et permettent de créer et faire vivre une famille dans la diversité et l’harmonie.

L’éthique libérale est celle du libre choix, librement exercé. La loi positive doit se plier à la nature de l’être humain et ne peut prétendre la reconstruire arbitrairement. Propos évidemment d’un ultralibéral conservateur…de liberté naturelle.

 
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Au sommaire du n°1360 du 18 avril 2018

Editorial : Un an après
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L’interview de trop - Des interviews pour rien
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
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Jean Baptiste Noé, La parenthèse libérale


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