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Contresens sur la valeur travail

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Refroidis ou réchauffés ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mercredi, 21 Mars 2018 00:00

Etes-vous refroidis, voire gelés, par ce printemps de neige ? Ou êtes-vous réchauffistes, persuadés que cette offensive du froid n’est qu’une conséquence du réchauffement de la planète ? Donald Trump a ironisé sur le printemps du GIEC et de la COP 21. C’est dommage, car les gens le haïssent tellement qu’ils vont croire le contraire de ce qu’il dit. Mais qu’en pensent les scientifiques ? Contrairement à ce que nous racontent médias et politiciens, ils sont plutôt « climato-sceptiques » que « réchauffistes ».

 

 

 

Un tout récent article* d’Alain Mathieu, homme sérieux puisque polytechnicien et ancien chef d’une grande entreprise, fait le point sur les erreurs des réchauffistes. Qu’il y ait depuis quelques années un réchauffement ponctuel (et même localisé) de la température enregistrée sur terre ne signifie ni que notre planète soit en danger, ni que le réchauffement soit d’origine essentiellement humaine (« anthropogénique »). La vision apocalyptique des « réchauffistes » rend sceptique les deux tiers de la vraie communauté scientifique mondiale, qui rejette carrément certaines assertions du GIEC, et s’interroge sur certaines autres.

Les points rejetés sont énumérés par Alain Mathieu, je les résume rapidement :

1° La planète a déjà connu des siècles de réchauffement et de glaciation, bien antérieurs à la révolution industrielle, et même à l’apparition de l’homme sur terre.

Il n’existe pas pour l’instant « un programme de recherche soutenu » sur l’origine de ces fluctuations (peut-être l’activité solaire), dit l’Académie des Sciences.

3° Le CO2 n’est pas en cause, et ce gaz n’est pas polluant, il est au contraire indispensable à la vie sur notre planète.

4° La fréquence des cyclones n’a pas augmenté depuis le réchauffement récent.

5°Les mers absorbent une grande partie du CO2 émis sur terre, ce phénomène naturel n’a rien d’inquiétant.

6°L’effet de serre est douteux, le rayonnement thermique du globe vers le cosmos n’a pas varié.

En voilà assez pour cesser d’apeurer les populations et pour dénoncer l’exploitation de la peur par les autorités publiques, Etats et organisations internationales, qui prétendent agir pour lutter contre le réchauffement en modifiant le système de production considéré comme suicidaire, et en gérant la « transition énergétique » afin de limiter les émissions de CO2.

Ce programme réchauffiste est devenu prioritaire et justifie une nouvelle vague de dépenses publiques et surtout de réglementation. Prioritaire pour le Président Macron, qui en fait l’un des deux objectifs majeurs de son quinquennat, et qui se voit en leader mondial de la croisade pour la sauvegarde de la planète. Il a déclaré au récent « One Planet Summit » de Versailles : « On sait ! ». Macron sauveur de la planète Pour lui, pas de doute, et la France doit être exemplaire. C’est pourtant en France que les émissions de CO2 sont les plus faibles, que les exportations d’électricité sont les plus dynamiques, que les subventions à l’EDF atteignent des sommets, et que l’on engage des milliards pour les éoliennes et les panneaux solaires.

Alors, pourquoi le réchauffisme ? Parce que son origine et ses objectifs sont purement politiques. L’origine c’est le concept de « développement durable » lancé à la conférence de Rio en 1991 après l’explosion du bloc communiste : il fallait trouver une nouvelle arme contre le capitalisme, et accuser la mondialisation de saccager la planète en exploitant les pays pauvres. La thèse s’est répandue avec le soutien de toutes les belles âmes meurtries par la victoire de Reagan et Jean Paul II, et le relais institutionnel des organisations internationales, notamment l’ONU et ses filiales UNESCO et CNUCED. C’est le GIEC, pure émanation de l’ONU qui a alimenté l’écologie anti-libérale, anti-capitaliste et anti-américaine. Couronné par un prix Nobel de la Paix, le GIEC a convaincu les plus hautes autorités politiques et morales du monde (jusqu’au Pape François). Le réchauffisme un combat politique Comment ne pas protéger la nature, les petits oiseaux et les fleurs contre le sale argent, l’injustice commerciale et la pollution industrielle ?

Dans l’ouvrage de Vaclav Klaus, que j’ai préfacé**, les liens entre le réchauffisme et les adversaires de la civilisation occidentale sont clairement démontrés.

Il est temps de dire la vérité, et de dénoncer les mensonges dont le plus beau condensé est « Une vérité qui dérange » d’Al Gore. L’écologie est le masque des adversaires de la liberté. Elle fait de l’être humain un destructeur, un prédateur, un exploiteur et de l’Etat le gardien de la nature. Puisque la nature est globale, pourquoi pas une organisation mondiale pour sauver la planète ? Par contraste les libéraux pensent que l’Etat ne fait pas la pluie et le beau temps

 

* Le réchauffement est-il dû au CO 2 ? Lettre des Entrepreneurs pour la France, 18 mars

**Vaclav Klaus Planète Bleue en péril vert , IREF 2007

 
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Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

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