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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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PAQUES SICILIENNES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 18 Avril 2011 01:00
les cloches de Pâques l www.libres.org

Pâques est chez les chrétiens la fête de l’espérance. La résurrection du Christ est le prolongement surnaturel de la rédemption : après que les péchés aient été remis, après que les faiblesses humaines aient été pardonnées, la vie nouvelle, faite d’amour entre tous les fils de Dieu, peut prendre son essor.

Ce message est également reçu par tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui fêtent le printemps comme la promesse d’un renouveau, après les sombres jours de l’hiver. Oui, la vie recommence, oui la vie change. 

Apparemment, il n’y a qu’un domaine où la symbolique de Pâques n’est pas comprise, c’est celui de la politique partisane

Avec cruauté la Cosa Nostra se livre régulièrement à des règlements de compte parfois dénommés « Pâques siciliennes » en souvenir sans doute des « Vêpres Siciliennes », infâme tuerie du début du XIIIème siècle. Là encore on efface tout et on recommence, sauf à préciser qu’effacer signifie assassiner et recommencer veut dire reconstruire les monopoles du crime.

Je n’oserais dire que les hommes politiques sont des maffieux, ni que leurs méfaits sont des crimes, mais ces gens ont non seulement la mauvaise habitude de s’entretuer, mais aussi  de « liquider » leurs  électeurs – au point de liquider aussi la démocratie.

De ce double point de vue, le spectacle est affligeant.  

A l’approche des élections nationales de 2012, au moment où devraient se concevoir et se diffuser des programmes de gouvernement, nos hommes politiques s’occupent surtout de se placer. Certes le Parti Socialiste nous a livré un « programme », mais d’une part il n’est que la copie conforme de ceux qui ont été rédigés depuis quarante ans (Epinay 1972), d’autre part une fois les « propositions » publiées les leaders socialistes sont vite retournés à leur jeu favori : la guerre des chefs. Si on élargit le spectre de la gauche, on voit d’autres chefs, Melanchon et Hulot (ou Eva Joly).

Jusqu’à présent la majorité avait un avantage : il y avait un chef, naguère incontesté. Sa déroute dans les sondages a changé la donne. Après les candidatures annoncées de longue date par Dominique de Villepin, Christine Boutin, et François Bayrou, voici une première explosion avec la bombe Borloo. Mais de plus, au sein même des « fidèles », le torchon brûle entre Fillon et Copé, et les parlementaires, dans la perspective des législatives qui suivent les présidentielles, se demandent s’ils doivent épouser inconditionnellement les méandres de l’UMP au risque de perdre leurs électeurs ou s’ils reprennent quelque autonomie, au risque de ne pas être investis !

Il y a vingt ans j’expliquais cette débandade, cette décomposition, par des causes qui sont aujourd’hui les mêmes : l’inactivité, c'est-à-dire l’incapacité de faire la moindre réforme essentielle, et l’adoxalisme, c'est-à-dire le refus de se donner une doctrine et de s’y tenir. Nos hommes politiques se sont affranchis de toute vision cohérente, de tout projet d’envergure, ils ont fui le débat d’idées pour privilégier les querelles de personnes et d’appareils. A ce jeu, c’est à celui qui tue le plus vite : Pâques siciliennes. 

Malheureusement ces Pâques atteignent aussi les citoyens qui ont perdu tout contrôle sur la politique actuelle. Qui peut savoir à quelle sauce seront mangés les contribuables ?  Le bouclier fiscal avait été annoncé comme une défense efficace contre la sur-imposition : il disparaît. L’ISF devait être supprimé, cela a été clairement et récemment promis par le Président : il demeure. Le patrimoine et sa succession devaient être protégés : on les taxe. Les prélèvements obligatoires devaient diminuer : ils augmentent.

Qu’est-ce qui attend les entreprises ? La vieille lune du partage des profits fait sa réapparition,

les 35 heures n’ont pas disparu et les compensations pour les heures supplémentaires sont onsidérées comme des niches fiscales : à supprimer. Les charges sociales, loin de s’alléger, s’alourdissent. La réglementation et les normes de Grenelle plombent des secteurs entiers. Le gouvernement demande plus de représentation des syndicats au niveau européen, etc.  –

Je n’aurai pas la cruauté d’ajouter à la liste. Le massacre des citoyens a déjà commencé, et ce n’est sûrement pas le programme socialiste qui l’arrêtera. L’un dit tue quand l’autre assomme : Pâques Siciliennes.

Alors que reste-t-il de Pâques ? Les cloches, sans doute : il n’en manque pas, il y aussi les poules et les œufs. Heureusement, si aujourd’hui nous désespérons à juste titre de notre classe politique, nous gardons foi en l’avenir. Tôt ou tard une réaction s’opèrera : soit avec une flambée de populisme née des justes colères d’électeurs trompés et méprisés, soit avec une recomposition d’une équipe porteuse d’un vrai projet de société – la question est de savoir si elle interviendra après l’échec ou le succès de la majorité actuelle. Les libéraux ont un projet, qui est cohérent et qui a fait ses preuves, partout et toujours. Recherchons et motivons l’équipe.

Que reste-t-il encore ? Assurément, pour les Chrétiens, la joie de la victoire sur le péché et sur la mort, et la promesse d’une vie nouvelle. C’est sans doute l’essentiel. Bonne Pâques !  

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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