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Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

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Un Marx libéral ?

Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

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CAREME PRENANT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 14 Mars 2011 01:00
Pélerinage l www.libres.org

Carême prenant : les Chrétiens ont pris cette semaine, avec le Mercredi des Cendres, le chemin de la foi et de l’espérance qui les conduira à Pâques.

Carême prenant : la veille de l’entrée en Carême, le Mardi Gras est une journée de carnaval et de farce. Nicolas Sarkozy était-il sérieux dans le rôle du pèlerin au Puy en Velay huit jours plus tôt, ou faisait-il avancer son char électoral ?

Je me demande s’il y a ou non un lien entre ces deux éclairages de carême. 

Il est certain que la place de la religion dans la société française n’a cessé de régresser, et un récent sondage nous dit qu’un Français sur trois se dit incroyant, un sur trois croyant mais non pratiquant, et le troisième est un croyant pratiquant. Ce fidèle, qui n’est pas toujours chrétien, n’en a que plus de mérite à respecter le temps de carême. Le jeûne n’a pas été inventé pour les Musulmans, et la chrétienté a repris la tradition juive de consacrer une partie de la semaine ou de l’année à l’aumône, la prière et le jeûne. Le carême prend toute sa dimension quand il ne se limite pas à quelque restriction alimentaire (d’ailleurs très légère aujourd’hui pour les Catholiques), mais inclut la charité et le partage (Vatican II a beaucoup insisté sur ce point) et s’accompagne de la prière. Le carême est ainsi l’occasion de revenir à l’essentiel, d’oublier le quotidien, et de s’oublier soi-même : n’en avons-nous pas besoin ? 

Revenons précisément à l’essentiel : la religion ferait-elle son entrée sur la scène politique ? Le pèlerinage du Puy, et la relance du débat sur la laïcité le laissent penser.

Les mauvaises langues ont émis des doutes sur la sincérité du Président dans sa pieuse démarche en Velay. Il n’en demeure pas moins qu’il a osé parler des « racines chrétiennes » de la France. C’est une proclamation courageuse, puisque naguère le gouvernement français s’est opposé à la référence aux « racines chrétiennes de l’Europe » dans le texte de projet de Constitution Européenne devenu traité de Lisbonne. Cette proclamation était-elle spontanée ou calculée ? A ce niveau on ne peut exclure ni l’une ni l’autre de ces lectures. Mais l’élément politique important, c’est que Nicolas Sarkozy se soit senti proche d’un électorat bien ignoré pour l’instant : celui de la droite chrétienne, pour ne pas dire catholique, orpheline de Philippe de Villiers, et parfois abritée par le Front National, voire le Centre.  

Le débat sur la laïcité est une autre tentative pour attirer le chaland. Sans doute la classe politique a-t-elle tendance à considérer la « laïcité républicaine » comme un rempart contre l’islamisme extrême. Mais elle s’embourbe dans ce débat depuis des mois. Les partisans de la laïcité m’apparaissent souvent comme des laïcards invétérés, des inconditionnels de la lutte contre l’Eglise Catholique. D’ailleurs à l’origine de « laïcité » on trouve l’opposition entre les clercs (le clergé) et les laïcs, et on glisse facilement de la laïcité à l’anti-cléricalisme. La loi du « petit père Combes » a voulu séparer l’Eglise et l’Etat – ce qui n’est pas en soi condamnable aux yeux du Vatican ou des libéraux – mais elle a surtout voulu satisfaire ceux qui « bouffaient du curé », et elle y a réussi. J’en viens pour des raisons symétriques à trouver la laïcité très encombrante et très suspecte quand on lui donne un autre sens que celui qu’elle devrait avoir : la liberté religieuse. Il est en effet incontestable que le combat pour la liberté s’est mené à partir du nécessaire respect de la liberté religieuse – ce qui n’a rien à voir avec l’évacuation de la religion. 

Toujours est-il qu’aujourd’hui la religion est à nouveau invitée dans le débat public. Est-ce un épisode pré-électoral ? Un repositionnement du Président et de sa majorité ? Pour la majorité ce me semble douteux, compte tenu des votes sur la bioéthique et la famille qui se succèdent au Parlement, et qui ne manquent pas de heurter les convictions religieuses – du moins celles des Catholiques. Pour le Président, on peut penser que le calcul est le bon, parce qu’il lui est indispensable pour récupérer des millions de voix qui risquent de s’évader vers l’abstention ou le vote négatif.

Puisque je voulais revenir à l’essentiel, je dirai que nulle société ne peut survivre sans liberté religieuse, ni sans dimension spirituelle. Le pur matérialisme a été la raison essentielle de la chute du mur de Berlin, et constitue aujourd’hui la menace essentielle qui pèse sur l’Occident, depuis qu’il a cessé de se dire chrétien. Je répète inlassablement que le libéralisme a une dimension éthique et spirituelle, et que c’est ce qui fait la grandeur du combat pour la liberté. Le libéralisme n’est pas une recette d’efficacité, mais une idée de l’homme, de sa dignité.

Le Carême, pour ceux qui veulent le pratiquer, est une occasion de revenir à l’homme, à ses imperfections sans doute, mais aussi à sa mission essentielle : créer et servir, progresser en aidant chacun à épanouir ses talents et à les mettre en toute charité au service de la communauté.

Il faut pendre le Carême au sérieux. Enfin.

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

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