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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

 

Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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DIALOGUE SUR LE THÈME : QUI FAIRE PAYER ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 07 Février 2011 01:00
Danaïdes publiques l www.libres.org

Monsieur Lenrayeur - J’ai plusieurs idées sur la façon d’assainir nos finances publiques, mais je butte sur un point : qui doit payer ?

Moi – Etes-vous sûr que l’on doive faire payer quiconque ? Je pense que le meilleur assainissement consiste à diminuer les dépenses publiques, donc l’intervention de l’Etat. Il ne s’agit pas de payer, mais d’économiser.

Lenrayeur – Pourtant les experts multiplient les propositions intéressantes, même s’ils ne sont pas d’accord entre eux. J’ai lu le livre de Monsieur Piketty : il veut faire payer les riches.

Moi – En effet, le conseiller très avisé du Parti Socialiste imagine un taux d’impôt sur les plus hauts revenus à 60 %. Le résultat est prévisible : les « hauts revenus » disparaîtront instantanément. Les uns fuiront à l’étranger, les autres s’arrêteront de gagner de l’argent, d’autres enfin se laisseront aller à frauder. La fraude n’est pas morale, mais est-il immoral pour le volé de cacher au voleur qu’il lui reste encore de l’argent dans l’une de ses poches ? Est-il moral de pénaliser ceux qui ont gagné plus d’argent par leur travail, leur épargne ou leur entreprise ? Aujourd’hui le seul argent qui échappe au fisc français est celui de la corruption, et il est presque toujours lié aux activités de la classe politique.

Lenrayeur – Je vois bien que vous n’aimez pas les socialistes, ni la progressivité de l’impôt. Mais n’y a-t-il pas des libéraux qui prônent la TVA sociale, et qui veulent ainsi faire payer les étrangers ?

Moi – En effet, je n’aime ni les socialistes, ni la progressivité et je milite depuis plusieurs années pour la flat tax, l’impôt à taux unique. Mais pour autant la TVA sociale est une erreur. Elle veut combler les déficits de la Sécurité Sociale en taxant davantage les produits importés (pourquoi pas d’ailleurs ne pas rétablir des droits de douane ?). C’est bien d’imaginer que les Chinois accepteront de payer pour les Français, mais combien de temps leur faudra-t-il pour prendre des mesures de rétorsion ? D’autre part les consommateurs français qui continueraient à acheter chinois seraient finalement les dindons de la farce, car ce sont eux qui paieront la TVA. C’est une drôle de façon de soutenir le pouvoir d’achat des Français. Si l’on veut combler le trou de la Sécurité Sociale il n’y a qu’à supprimer son monopole et mettre en place des assurances santé et assurances vieillesse, comme je le préconise depuis trente cinq ans.

Lenrayeur – Mais on pourrait augmenter le taux de TVA sur tous les produits, même français. C’est ce que viennent de faire les Anglais en augmentant le taux à 20 % (soit une hausse de 2,5%), et les Allemands en 2007 étaient passés de 16 à 19 %. D’ailleurs, la dernière hausse de la TVA qui en a porté le taux à 19,6 % n’avait-elle pas été décrétée par un ministre des finances ultralibéral en 1995 ?

Moi – Erreur fatale, que je n’ai pas réussi à éviter à cette époque. Mais l’obsession était alors la même qu’aujourd’hui : « assainir, assainir »…Le seul équilibre du budget n’est pas en soi un objectif libéral. Il y a en effet deux façons d’y parvenir : augmenter les recettes ou diminuer les dépenses. Augmenter les recettes c’est remplir le tonneau des Danaïdes tant que les dépenses ne diminuent pas. Je le rappelle : le seul assainissement consiste à restreindre non seulement le train de vie de l’Etat, mais l’Etat lui-même. Une hausse de la TVA de 3 points représenterait 27 milliards d’euros, alors que l’Etat concède 15 milliards de niches fiscales et dépense 21 milliards pour les allègements de charges sur les bas salaires mis en place par un gouvernement qui n’a pas voulu revenir sur les 35 heures. Cet exemple montre bien que l’on peut dégraisser le budget de quelque 36 milliards d’euros sans prélever un centime de plus d’impôt. Par contraste mesurez les dégâts subis par le pouvoir d’achat des Français si la TVA passe à 22,6 %.

Lenrayeur – Je vois bien que vous êtes totalement allergique à tout impôt nouveau. Mais que dites-vous alors des taxes que l’on pourrait instaurer sur les flux financiers mondiaux. Faire payer les financiers, en quelque sorte.

Moi – Je suis allergique en effet à tout impôt nouveau mais quel Français ne l’est-il pas ? Quant à la « taxe Tobin », je la tiens pour une simple invention politique, pour ne pas dire idéologique. Elle procède de deux illusions : la première c’est que le marché financier mondial serait responsable de la crise alors que ce sont les Etats (et en particulier l’Etat américain) qui l’ont causée et qui l’ont ensuite aggravée par les politiques de relance et de dettes publiques (et ici tout le monde y est allé de bon cœur). La deuxième illusion c’est celle de la « régulation » des marchés : il faudrait que les Etats apprennent à se réguler eux-mêmes avant de réguler les financiers. Le « mur d’argent » n’a jamais existé que dans la tête des marxistes.

Lenrayeur – Vous ne m’avez pas convaincu, et j’en prends à témoin les lecteurs de votre Lettre.

Moi – Vous voulez faire payer les riches, les étrangers, les financiers ? Moi je veux faire payer la classe politique pour lui apprendre l’humilité et la tempérance.  

(Le nom de Lenrayeur fait référence à Frédéric Bastiat, qui n’a cessé de dénoncer les « enrayeurs », ceux qui empêchent les autres de travailler et de profiter du fruit de leur travail. C’est aussi Bastiat qui m’a inspiré le style de ce dialogue – la verve en moins).

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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