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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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LE PRESIDENT DU MONDE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 31 Janvier 2011 01:00
Présidence l www.libres.org

Nicolas SARKOZY doit-il être Président du Monde pour avoir quelque chance de continuer à être Président de la République Française l’an prochain ?

La Conférence de presse de lundi dernier (à l’occasion des vœux à la presse) a été présentée par certains comme le premier acte de campagne des présidentielles 2.012. La manœuvre serait simple : faire oublier les avatars de la politique intérieure en se rabattant sur la politique internationale. Elle rappellerait du même coup aux électeurs qu’un Président de la République a pour première mission d’être la voix de la France sur la scène mondiale, le Premier Ministre se chargeant des tâches subalternes du gouvernement.

Si cela était, ce serait sans doute un mauvais calcul. D’abord parce que les sondages révèlent que la plupart des électeurs n’ont cure des problèmes internationaux, dont certains, comme la réforme du système monétaire ou le marché des matières premières, sont d’une haute technicité. Ensuite parce tout le monde sait que les grandes décisions de politique interne sont prises plus souvent à l’Elysée qu’à Matignon, et les Français tiennent le Président pour responsable de leurs ennuis quotidiens. Enfin parce que les grands projets de remise à plat de l’économie mondiale, et le principe même d’une gouvernance mondiale, sont hors de portée d’un seul homme politique, si décidé soit-il.

Voilà qui m’amène au point le plus important : le monde a-t-il besoin d’un président, d’une gouvernance, d’une régulation ?

La question est récurrente. Elle revient sur la table chaque fois que les gens sont en proie aux difficultés. Ils pensent que les difficultés rencontrées sur le terrain ne peuvent venir que « d’en haut », d’un système opaque et incontrôlé, donc on cherche la solution « en haut ».

Mais a-t-on jamais vu dans le passé le moindre succès d’une organisation internationale ?

Et, pour le futur, peut-on faire confiance à l’ONU, au G8, au G20, au FMI, à l’OMC, à Davos, etc ?  

Si l’on scrute le passé, on évoquera à coup sûr la faillite de la Société des Nations. La SDN avait déjà pour tare de n’inclure ni les Etats Unis ni l’Allemagne. Elle a été bien évidemment incapable de prévenir la seconde guerre mondiale, ni de surmonter la Grande Dépression. La création de l’ONU devait en tenir compte. Mais l’Allemagne et la Chine Communiste ont été longtemps écartées du Conseil de Sécurité, les interventions militaires des forces de l’ONU ont été un fiasco. Le Fonds Monétaire International n’a jamais contribué à la stabilité des changes, et on ne voit réellement pas comment on pourrait ressusciter la monnaie qu’il a inventée il y a quelque quarante ans sous forme de Droits de Tirages Spéciaux (DTS), le système de Bretton Woods a explosé en 1971 et personne n’a sérieusement songé à le ressusciter. L’Organisation Mondiale du Travail a été dès l’origine un repaire de syndicalistes anti-capitalistes, et continue à nuire aux relations humaines dans le monde du travail. L’UNESCO a permis de financer les tiers-mondistes et les réseaux de drogue d’Amérique Latine. L’OMC n’a jamais réussi à éradiquer le protectionnisme agricole. On pourrait évidemment ajouter encore au palmarès de ces organes désorganisateurs. Parallèlement certains « grands du monde » viennent chaque année se pavaner à Davos pour être remarqués par la presse : ce spectacle très « people » laisse accroire que les « gens qui tirent les ficelles de l’économie mondiale » se retrouvent pour affiner leurs plans de domination du monde, alors qu’ils ne maîtrisent rien du tout, parfois même pas leur propre gouvernement ou leur propre société !

Dans le futur, il n’y a aucune probabilité d’un changement quelconque. Il n’est déjà pas possible de régler les problèmes de l’heure, comme la surévaluation du yuan, la dévaluation du dollar, les dettes souveraines. Il est encore moins pensable d’inventer une nouvelle monnaie internationale (et même pas de retourner à l’étalon-or), ou de « réguler » les flux financiers, ou a fortiori de maîtriser les marchés mondiaux des matières premières ou de l’industrie. Malgré tout son volontarisme, et son nouveau style très modeste, Nicolas Sarkzozy n’y pourra rien, ni avec les huit, ou les vingt, ou les quatorze (puisqu’il est question que le G8 s’élargisse à des pays comme le Mexique, le Brésil, l’Inde, etc.). Le G8 préparant les décisions du G 14 qui lui-même permettrait au G 20 de trancher : voilà de la gouvernance !

Ce que les chefs d’Etat ne mesurent pas aujourd’hui, ou ce à quoi ils ne peuvent se résoudre, c’est la perte de pouvoir et de crédit des Etats eux-mêmes. La mondialisation les a mis en concurrence : seuls les Etats restreints et modestes, diminuant leurs dépenses, leurs impôts, leurs réglementations, rendent un véritable service à leurs nationaux en compétition. Dire que les marchés sont incontrôlés, c’est déplorer qu’ils aient la capacité de tourner les règles mises en place par les Etats qui gênent l’activité économique et freinent la croissance. La concurrence est devenue institutionnelle et humaine aussi bien que technique ou financière.

Les Etats ont cru opportun de prendre leur revanche avec la crise actuelle, qu’ils avaient provoquée d’ailleurs. Ils se sont faits rassurants, généreux, ambitieux. Mais ils sont en faillite. Aujourd’hui les baudruches se dégonflent. Inutile de souffler dans un ballon percé.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1323 du 23 mai 2017


Editorial : Garder son sang froid

Conjoncture : Etat actionnaire : des privatisations en vue ?

Actualité  : Les Etats-Unis de retour au Moyen Orient

Spécial présidentielles  : Ce qui attendrait les Français après le 18 juin - La guerre du Code du Travail n’aura pas lieu - Hausse de la CSG : inefficace et injuste - Le programme des Républicains est-il attrayant ?

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