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Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

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La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

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LE NOEL DE LA PAIX PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Vendredi, 24 Décembre 2010 01:00
Crèche l www.libres.org

Par les temps qui courent il n’est pas facile de penser à la fête de Noël en toute sérénité, et en pleine joie.

Il est vrai que la magie de Noël opère toujours et que, pendant quelques instants, le temps d’un chant ou d’une prière, beaucoup d’hommes et de femmes retrouvent leur âme d’enfant. D’ailleurs quand un enfant s’émerveille devant une crèche, une cheminée, un sapin, ne sommes-nous pas en communion avec lui, comme si nous-même retrouvions notre faculté d’émerveillement ?

 Pourtant nous avons tant de raisons de manquer Noël et sa magie !

Nous avons la distraction de la fête : les repas, les jouets, les vitrines, le foie gras, le homard, les treize desserts de ma Provence. Beaucoup en resteront là, se privant des plus belles émotions, des émotions uniques, qui vont bien au-delà d’une fête ordinaire.

Nous avons le souci du lendemain : pour la santé, pour le travail, pour l’argent. Beaucoup n’arriveront pas à s’en libérer, et on les comprend.

Nous avons les doutes sur le futur lointain : le choc des civilisations, la planète et le climat, les dérèglements économiques, les luttes sociales. Beaucoup seront habités par la peur, la route de l’espoir leur paraîtra fermée.  

Ce qui devrait nous ramener vers Noël, c’est d’abord et paradoxalement la pensée pour tous ceux qui souffrent. Pour tous ces chrétiens qui, dans le monde entier, endurent un vrai martyre, sont persécutés, exclus. Pour tous ces millions de gens victimes de la faim, mais plus encore de l’indignité, parce qu’ils vivent dans des conditions inhumaines, et n’ont pas accès à l’espoir. Parce que cet espoir est rompu par les dictatures, les aliénations, les persécutions.

Pour tous ceux qui sont las de vivre dans la solitude, l’ignorance et la maladie.

Oui, penser à tous ceux-là c’est mesurer la faiblesse des hommes, le besoin d’être sauvé et de sauver. Noël c’est déjà l’appel d’une humanité en souffrance.

Noël c’est de ce fait un appel à la solidarité, au rapprochement avec tous nos frères. Noël est charité.  

Ce qui nous ramène encore à Noël, c’est la foi. Quelles que soient les indignités et les bassesses de quelques-uns, nous voyons dans Noël la promesse d’un avenir meilleur, la croyance dans la perfectibilité de l’être humain. Nous voulons repartir du début, depuis la crèche de Bethléem, pour reprendre un chemin nouveau, parce que nous avons perdu le précédent. Nous croyons qu’il existe une façon pour les hommes de vivre mieux ensemble, de trouver l’harmonie dans les relations, dans les familles. Nous sommes persuadés que la vérité vaincra, que nous trouverons ce « supplément d’âme » dont notre monde a besoin pour maîtriser les mutations les plus rapides et les plus profondes connues depuis bien longtemps. 

Ce qui nous ramène à Noël c’est donc l’espérance. Non pas une espérance candide née d’une superstition aveugle : nous sommes les vrais artisans de notre devenir personnel et de notre destin commun. L’espérance de Noël c’est celle des bergers, de ce peuple rassemblé, qui porte en lui un élan. C’est celle des mages, élancés eux aussi vers une étoile qui guide leur quête de savoir, leur recherche d’absolu.  

La Noël que nous allons vivre cette semaine est bien sûr celle des chrétiens, mais aussi celle de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté. Noël est l’occasion unique dans l’année d’arrêter nos gesticulations, d’oublier nos doutes et nos peurs, pour être témoins et porteurs d’un message d’espoir, d’un espoir que nous nous efforcerons de faire partager.

Vous me pardonnerez, je l’espère, ces quelques pauvres phrases sur Noël. J’ai finalement choisi de vous les infliger parce que je crois qu’il est bon de parler, même maladroitement, de ce dont on ne parle pas, ou pas assez. Par pudeur, par insouciance, peut-être par désespoir.

Il nous faut parler de ce qui est beau, de ce qui est magique, de ce qui peut changer nos cœurs et nos esprits.

Parler, parler de la foi, de l’espérance et de la charité, c’est le propre de l’homme. C’est ce qui scelle notre condition humaine, ce qui fait notre dignité. Et c’est le meilleur usage que nous puissions faire de notre liberté.

Des hommes qui parlent finissent par se parler. Des hommes qui se parlent, qui échangent, qui se comprennent, construisent un monde de paix. La paix n’est pas seulement objet de prière – bien que prier soit sans doute indispensable – elle est aussi affaire de comportement et de responsabilité. La paix de Noël, c’est la paix des hommes qui se retrouvent autour d’un message d’espoir. La paix de Noël puisse-t-elle nous inspirer et nous guider.

Joyeux Noël.

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1323 du 23 mai 2017


Editorial : Garder son sang froid

Conjoncture : Etat actionnaire : des privatisations en vue ?

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Spécial présidentielles  : Ce qui attendrait les Français après le 18 juin - La guerre du Code du Travail n’aura pas lieu - Hausse de la CSG : inefficace et injuste - Le programme des Républicains est-il attrayant ?

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