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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne. Mais les coups portés par Friedman seront d’autant plus mortels qu’ils viennent du sérail de l’Université de Chicago, où la macro-économie keynésienne était plutôt à la mode dans les années 1940. D’ailleurs Friedman, au moins dans un premier temps, garde le même cadre d’analyse que celui de la « Théorie Générale » : équilibre macro-économique, rôle moteur de la demande. Mais Friedman va relever deux erreurs graves dans la construction de Keynes : d’une part l’idée que la consommation augmente moins vite que le revenu, ce qui conduirait à la réduction des débouchés, donc de l’emploi, d’autre part l’effet positif d’une injection de monnaie sur le volume des affaires. Avec de nombreuses études statistiques à l’appui, Friedman démontre que l’expansion monétaire n’entraîne que l’inflation et, pire encore, le chômage. Dès lors, la politique à suivre est simple : assurer la stabilité monétaire jusqu’à ce que la monnaie soit « neutre », c'est-à-dire n’ait aucune influence sur le volume de la production. « Rien n’est moins important que la monnaie…quand elle est bien gérée ». Cette politique dite « monétarisme » triomphera à partir de la fin des années 1970 : l’inflation disparaîtra et le chômage diminuera sans cesse.

Les élèves de Friedman (Chicago Boys) persuaderont les dirigeants de nombreux pays, notamment en Amérique Latine et dans la zone Pacifique, d’adopter la rigueur monétaire comme base d’une saine croissance économique.

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