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CHINE : DU TOTALITARISME A L’INFANTICIDE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Vendredi, 02 Février 2007 01:00

Si la Chine a évolué spectaculairement sur le plan économique, car elle a dans ce domaine largement choisi la liberté, elle reste sur le plan politique un Etat totalitaire, avec un parti unique, la perte des libertés politiques et la répression religieuse. Mais ce totalitarisme s’étend aussi à la vie privée. Ainsi en est-il du choix du nombre d’enfants qui, dans les sociétés libres, relève du sanctuaire familial et de la conscience de chacun.

Il en va différemment en Chine et on sait que ce pays a lancé depuis des années une politique de l’enfant unique, pour freiner l’accroissement de sa population. Cela comportait des aspects financiers, comme une « politique familiale » à l’envers, par exemple avec des sanctions financières pour ceux qui avaient deux enfants ou plus (les places prioritaires dans les crèches vont à ceux qui ont un seul enfant, on donne une bicyclette pour un enfant, on la reprend s’il y a une autre naissance, …).

Cela comportait des aspects beaucoup plus totalitaires, avec des avortements forcés, des stérilisations obligatoires, etc. Le  résultat a été clair : la natalité s’est effondrée et se rapproche d’un enfant par femme. Non par le choix des familles, mais par obligation étatique. Le problème, c’est qu’on ne peut ainsi imposer par la force une telle politique sans en subir quelques effets pervers.

Ainsi le poids de la tradition fait-il que l’on préfère avoir un garçon, un héritier mâle, plutôt qu’une fille. Et quand il n’y a qu’une naissance, il y a en gros une chance sur deux d’avoir une fille. On se doutait donc qu’il y aurait soit des avortements sélectifs, lorsque l’on attendait une fille, soit même des cas nombreux d’infanticide de petites filles à la naissance. On le pressentait dans les statistiques démographiques, mais on n’en n’avait pas la preuve.

Or voilà que le gouvernement chinois lui-même tire le signal d’alarme, alors qu’il est à l’origine du problème, par sa politique démographique totalitaire. L’agence de presse Chine nouvelle a cité un communiqué diffusé par le parti communiste lui-même, parlant de « danger caché » et de conséquence « sur la stabilité sociale ». C’est la première fois que des chiffres officiels sont cités. Normalement, dans tous les pays, il naît un peu plus de garçons que de filles : en général 104 à 107 garçons pour 100 filles. Or en Chine il est né, en 2005, 118 garçons pour 100 filles, ce qui est biologiquement impossible. Et même dans certaines régions on arrive à 130 garçons.

Qu’envisagent alors le parti communiste et le gouvernement chinois ? De changer sa politique démographique ? Pas du tout. Ils confirment cette orientation politique. Mais ils y ajouteront une politique de répression. Il est question de « graves sanctions » vis à vis de ceux qui pratiqueront des examens illégaux pour connaître le sexe de l’enfant, et l’utilisation d’un appareil échographique pour cela est  interdite. C’est un pas de plus dans le totalitarisme.

Mais le poids des traditions ne sera-t-il pas plus fort que la peur de la répression ?On peut craindre que la sélection des foetus et des enfants ne se poursuive. Les politiques autoritaires conduisent tout naturellement aux pires drames. Le mal conduit toujours à un mal plus grand encore et à la perversion des consciences. Le totalitarisme communiste détruit les valeurs morales, comme JEAN-PAUL II l’avait d’ailleurs fait observer. Seule la liberté de choix des familles, quant au nombre d’enfants, peut inciter chacun à respecter la vie.

 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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