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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

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BENOÎT XVI : UN INTELLECTUEL ET UN THÉOLOGIEN PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Mercredi, 24 Septembre 2008 01:00

Le voyage du Pape en France a indiscutablement été un succès, à la fois par le nombre de participants aux cérémonies, l’enthousiasme, surtout des plus jeunes, qui ont besoin d’entendre un discours exigeant contre tous les laxismes ambiants et même par la couverture médiatique. La rencontre des Bernardins, avec le « monde de la culture » a regroupé 600 personnalités triées sur le volet, allant des académiciens aux universitaires, en passant par les écrivains, les artistes et même des représentants de la société médiatique, tous silencieux et attentifs, sans oublier des hommes politiques de premier plan comme CHIRAC ou GISCARD. Les économistes catholiques (dont les rédacteurs de la Nouvelle Lettre) étaient bien représentés.

Ce voyage a permis aux Français de mieux connaître BENOÎT XVI, au-delà des caricatures ridicules des médias : ils ont découvert un grand intellectuel, d’une vaste culture, un brillant théologien, mais aussi un homme humble, à la voix douce et rassurante : le propos est certes ferme, mais la forme est pacifiante. Ce qui a surpris les observateurs, c’est l’absence quasi-totale d’incursion dans les domaines politiques, économiques ou sociaux. Le pape considère que son rôle est avant tout, comme celui de Saint Pierre, le premier pape, « d’affermir ses frères dans la foi » et de maintenir l’unité de son Eglise. Les amateurs de petites phrases seront déçus, surtout ceux qui déforment le message pour transformer les papes en défenseurs du socialisme ou en pourfendeur du capitalisme : ces questions viendront en leur temps, avec une encyclique sur la mondialisation promise pour les mois à venir, et on verra que BENOIT XVI tient ici la ligne de JEAN-PAUL II pour défendre « l’économie de marché » ou « l’économie libre ».

On peut cependant relever quelques aspects qui dépassent le cercle des croyants et intéressent tous les hommes de bonne volonté :

-             Dans le discours au monde de la culture, en partant du rôle des moines, il a repris une thèse chère à JEAN-PAUL II sur l’homme créateur : l’idée que la création a quelque chose d’inachevé, que la terre a été confiée aux hommes pour qu’ils la transforment, ce qui sous-tend l’activité économique, mais aussi l’activité culturelle, artistique ou autre. A l’image de Dieu, l’homme est créateur et doit transformer la planète pour le bien de tous. L’activité économique n’est plus l’œuvre des esclaves, comme dans l’antiquité ; elle devient une dimension essentielle de la personne humaine. Elle fait donc de l’homme un créateur de services pour les autres et donc un serviteur des autres.

-             Sur la laïcité, il a repris la « belle formule », selon son expression, de Nicolas SARKOZY à propos de la « laïcité positive » ; la liberté religieuse est essentielle dans nos sociétés. Et il a rappelé les « racines chrétiennes de la France ». Mais il a aussi repris les paroles de Jésus sur Dieu et César (« Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César », affirmant que « l’Eglise ne revendique pas la place de l’Etat. Elle ne veut pas se substituer à lui ». Pas question de fondamentalisme donc. La religion veut sa place légitime, rien de plus ; si elle rappelle les exigences éthiques, elle ne porte pas un projet politique.

-             La liberté : la tension qui existe entre les liens et la liberté « se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d’un côté, l’arbitraire subjectif, de l’autre le fanatisme fondamentaliste ». Cette dénonciation de la subjectivité pourrait inquiéter les libéraux, mais le Pape l’explique aussitôt : « Si la culture européenne d’aujourd’hui comprenait désormais la liberté comme l’absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l’arbitraire ». Autrement dit, être libre ne signifie pas être seul, mais en lien avec d’autres que l’on a choisi, dans une famille, une association, une entreprise : c’est le thème des « communautés dans la société libre » cher à l’Université d’Eté de la Nouvelle Economie : être libre n’est pas être seul, mais signifie s’épanouir au contact des autres, dans des liens affectifs, mais aussi amicaux, marchands, financiers, caritatifs, éducatifs ou autres. Et seule une société libre permet d’établir des liens avec les autres et d’échanger des services réciproques.

Mise à jour le Lundi, 21 Novembre 2011 10:39
 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
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Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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