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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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Déréglementer et libérer PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

Je vous ai sans doute persuadés que la déréglementation s’impose. Cette nécessité a été comprise dans beaucoup de pays. L’une des premières mesures prises par le nouveau gouvernement Monti en Italie a consisté à supprimer 430.000 textes. Un travail de Romain à coup sûr ! Mais comment s’y prendre ? Il faut tarir les sources, sinon les textes réapparaîtront.

La première source est celle de l’Europe. Le principe d’un droit européen est aberrant parce qu’il revient à effacer toutes les traditions juridiques des différents peuples. Le droit n’est pas le produit instantané d’une assemblée ni d’une cour de justice, ni d’un traité, mais de l’expérience vécue par des gens vivant ensemble et découvrant par tâtonnement les règles qui leur permettent de vivre en paix.

L’acte unique, ratifié par les Européens (Anglais compris) en 1986, avait consacré la règle de la « mutuelle reconnaissance des normes ». Pour assurer la libre circulation des produits il avait été convenu qu’un produit pouvait être accepté dans n’importe quel pays européen s’il était en conformité avec les normes de son propre pays. Ce principe allait très loin puisque parmi les normes nationales on peut inclure la fiscalité indirecte (TVA), qui est une caractéristique majeure d’un produit.

Mais progressivement une autre doctrine l’a emporté : celle de l’harmonisation des normes nationales en vue de déboucher sur des normes européennes. Dès lors les autorités de Bruxelles n’ont cessé de concevoir ce fameux droit européen sorti de nulle part sinon de compromis politiques, et obligatoirement transposé dans les divers droits nationaux.

Une autre source de l’inflation législative, française celle-ci, est la disparition d’un législateur vraiment démocratique. Le Parlement n’a qu’un rôle mineur dans la conception et l’adoption des textes, il faut le rétablir dans ses prérogatives. Le referendum n’existe que sous une forme dévoyée, il faut instituer le referendum d’initiative populaire. Je me suis déjà exprimé sur la crise de la démocratie française et sur les vertus de la démocratie directe. J’y insiste.

Enfin, les actes administratifs encombrent notre législation. L’administration qui les produit en répond aujourd’hui devant les tribunaux de l’ordre administratif. Mais leur contrôle serait plus efficace s’il était confié aux juges civils. Il n’est pas normal que l’administration ait un privilège juridictionnel : elle doit répondre de ses décisions et de ses textes comme n’importe quel citoyen français, et réparer les dommages qu’elle cause.

Telles sont donc les modalités que je propose pour déréglementer.

Toutefois, je crois qu’il faut aller plus loin. Puisque je soutiens que la réglementation est la carte de visite de l’Etat Providence, c’est bien en s’attaquant à l’Etat Providence que l’on mettra fin à l’inflation de textes. Pour réduire les textes de l’Etat, il faut réduire l’Etat lui-même. Déréglementer c’est donc aussi privatiser, réduire la « sphère de l’Etat » (Constant).

Tel est bien le sens de ma candidature : libérer les Français des chaînes de l’Etat Providence.

J’ai attendu jusqu’au dernier moment du dépôt des candidatures, mais j’ai maintenant la certitude d’être bien le seul candidat libérateur, le seul candidat libre. Je vous indiquerai très bientôt le moyen de mettre un bulletin dans l’urne pour faire passer mon programme. J’ai bon espoir dans votre lucidité. Vous pouvez aussi garder espoir : la liberté vaincra. 

Mise à jour le Lundi, 17 Septembre 2012 11:47
 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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