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Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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La démocratie française en crise PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

Rien d’étonnant à ce que la plupart de mes concurrents candidats aient fait de longs discours sur le retour à la proportionnelle, sur la décentralisation et sur le referendum. Ils répondent pour une fois au souci de la plupart des Français : chez nous la démocratie  est en panne. Ce n’est ni nouveau ni surprenant.

Pas nouveau : il y a trente ans Yves Cannac parlait de la « démocratie limitée à l’urne ». Les gens de la classe politique se rappellent qu’il y a des citoyens pendant les quelques petits jours qui précédent une élection, mais le reste du temps ils font ce qu’ils veulent, et surtout pas ce pour quoi ils ont été élus.

Pas surprenant, quand on voit le nombre d’abstentionnistes (avec l’exception notable des présidentielles de 2007), quand on sait que le mécontentement  des citoyens se manifestera par des votes rejets (Bayrou, Le Pen, Mélanchon) pour marquer l’opposition au système, et quand on a le résultat de sondages qui montrent que deux Français sur trois ne font pas confiance aux politiciens.

Vous êtes peut-être dans ces mêmes dispositions d’esprit, et c’est peut-être aussi pour cela que vous avez de la sympathie pour mon programme, car il ne ressemble à aucun des autres, il n’est pas politiquement correct, et il aborde les vrais problèmes de notre pays en allant au fond des choses. Qu’est-ce qui vous semble inadmissible dans la pratique démocratique de notre pays ?

Sans doute le fait que l’on ne sait pas à quoi servent nos députés (sinon à faciliter des « démarches » personnelles). Aujourd’hui plus de 90 % des textes législatifs sont des projets de lois déposés par le gouvernement, et les propositions des parlementaires sont de plus en plus rares, et n’arrivent au vote qu’avec l’accord de l’exécutif. Le législatif a perdu l’initiative des lois. De plus, le travail des commissions parlementaires se fait sous la haute surveillance de l’exécutif. On l’a vu récemment avec le rapport Perruchot : le gouvernement a interdit que ce rapport sur le financement des partis politiques soit présenté devant l’Assemblée, et le président de l’Assemblée lui-même a menacé de peines d’emprisonnement et  d’amende ceux qui diffuseraient ce rapport.

Depuis l’origine de la Vème République, nos députés sont des godillots, et on les remet facilement dans le rang quand ils s’en écartent, puisque les investitures sont données par les états- majors des partis, eux-mêmes à la remorque de l’Elysée ou des chefs de l’opposition.

Par contraste, on peut mesurer le pouvoir de gens qui n’ont jamais été élus. Les « oligarques », énarques pour une bonne partie. Ils hantent la haute administration, les cabinets ministériels, les grandes entreprises publiques, et même les privées. Ce sont des professionnels du pouvoir, dont ils tirent privilèges et très hauts revenus.

Y a-t-il des chances pour que cela change ? Le mode de scrutin actuel (uninominal à deux tours) est favorable à cette concentration du pouvoir entre les mains des partis dominants, de leurs chefs et de leurs bureaucrates. Des familles politiques entières ne sont pas représentées au Parlement et même au niveau des régions, des départements et des communes. Il en est ainsi du Front National – et Dieu sait si je ne partage pas ses idées – mais également de la famille libérale, orpheline depuis l’échec de Madelin en 2002. Le centre lui-même a été obligé de se fondre dans la masse.

S’agit-il maintenant de créer un nouveau parti, à partir de rien ? La loi Balladur de financement des partis politiques a ôté toute chance à une nouvelle formation de se lancer dans l’arène électorale. Pour exister il faut avoir un minimum de moyens financiers. Au prétexte de moraliser la vie publique, le financement des partis ne peut se faire aujourd’hui qu’à travers les subventions que l’Etat accorde aux partis déjà en place, en proportion de leurs élus. Il n’y a donc rien pour des partis qui démarrent. Imaginer une démocratie dans laquelle les partis sont financés par l’Etat participe d’un véritable totalitarisme.

Voilà pourquoi vous et quelques autres Français avez perdu toute confiance dans la démocratie française, dans le « système » comme disent certains.

Mise à jour le Jeudi, 27 Septembre 2012 13:45
 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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