Commandez

Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

130 pages, 12€

Bulletin de commande

Portait

Voir la vie comme un économiste

Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

Lire la suite...
Vous pourriez gérer votre retraite PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

Obligatoire et public, le système par répartition vous prive de disposer librement de votre argent.

Vous vous trouvez assuré malgré vous, vous êtes « assujettis » à la Sécurité Sociale.

J’ai déjà rappelé ce qu’il y avait d’anormal dans les retenues qui sont faites sur votre « salaire complet ». Je précise que, pour la retraite, cette retenue est de 200 euros par mois pour un smicard, et de 300 euros pour un salarié payé au salaire médian français (1.800 euros) et de 400 euros pour un salaire net de 2.100 euros.

Ce qui est anormal, c’est que cet argent part tout de suite en  fumée. Il n’est pas mis de côté pour vous, il ne rapporte rien, puisqu’il ressort immédiatement des caisses de l’URSSAF pour que les Caisses paient les retraites.
Le 9 de chaque mois les caisses se remplissent ; le 12 elles sont vides. 

Que vous rapporteraient ces cotisations si elles étaient placées, même à un taux très modeste, dans un compte d’épargne retraite ?

Je prends l’exemple du smicard. Si le smicard place ses 200 euros de cotisations par mois dans son compte à un taux de 3 % l’an, au bout de 40 ans il sera à la tête d’un capital de 350.000 euros  Aujourd’hui la Sécu lui promet 100.000 euros (si elle n’a pas explosé entre temps). Argent gagné en changeant de système : 250.000 euros.

Autre détail non négligeable : avec un compte épargne retraite, un smicard pourra toucher une retraite supérieure à son dernier salaire alors que dans le système par répartition il en perd 20%.

Prenons les choses à l’envers : si le smicard veut toucher 100.000 euros quand il partira à la retraite avec un compte d’épargne il lui suffit de verser 57 euros par mois, au lieu des 200 qui lui sont aujourd’hui retenus sur son salaire.

Autre manière encore de voir les choses : il suffit de mettre sur un compte 200 euros par mois pendant 13 ans pour avoir la même retraite que celle de la Sécu, alors qu’aujourd’hui il faut plus de 40 ans de cotisations assurance vieillesse. 

Cotiser 40 ans (ou plus) en répartition, ou 13 ans sur un compte d’épargne pour avoir la même retraite : que choisir ? 

J’insiste sur ce dernier point. En effet le système obligatoire et public que vous subissez actuellement vous impose un montant de cotisations qui ne tient aucun compte de vos choix.

Vous n’avez aucune liberté de gestion. Par contraste, un compte d’épargne retraite est personnel, et vous pouvez y verser ce que vous voulez et quand vous voulez. Avec 13 ans de cotisation au lieu de 40 vous pouvez répartir votre effort d’épargne en fonction de l’âge, de votre situation de famille et de votre carrière. Jeune actif, vous mettant en ménage, ayant vos premiers enfants, vous avez beaucoup à dépenser, et peu à épargner ; peut-être allez-vous vous endetter, en particulier pour accéder à la propriété. Je suppose qu’une fois installé et les crédits presque remboursés, vous pourrez gonfler votre compte retraite. D’autre part, votre carrière peut connaître des accidents comme des bonds en avant ; vous pourrez ajuster en conséquence les versements à votre compte. Enfin, certains sont plus craintifs que d’autres, d’autres prennent des risques, de sorte que certains comptes se rempliront tôt et régulièrement, et d’autres à l’extrême limite et par à-coups. Il vous est possible d’ailleurs, à tout moment, de savoir où vous en êtes et de modifier votre gestion si vous le jugez nécessaire. 

Vous accédez ainsi à une liberté qui vous donnera le sentiment que vous travaillez réellement pour vous et votre famille, et que les efforts que vous faites trouvent bien leur récompense. Les partisans de la répartition considèrent que ce système a été une « conquête sociale », il me semble qu’il a surtout été un mode de confiscation et de collectivisation du travail personnel.

Mais on recouvre cette spoliation du joli nom de « solidarité », et on vous fera un procès d’égoïsme et d’individualisme.

Quelques autres partisans du tout-répartition estiment que sans l’obligation légale les gens ne penseraient pas à épargner, conditionnés comme ils le sont par la « société de consommation », donc  il faut que l’Etat les assure malgré eux, et surtout les plus pauvres qui seraient moins portés et moins habitués à gérer leur argent, un sport réservé aux riches. 

Mise à jour le Jeudi, 11 Octobre 2012 14:22
 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...