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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

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L’économie mathématique

Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels.

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La peur de placer l’argent PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

Je voudrais rassurer tous ceux qui ont peur de placer leur argent dans un compte d’épargne qui engage à ce point leur avenir. La peur est toujours mauvaise conseillère, mais est-elle justifiée ? La crise financière, la faillite de banques et même de compagnies d’assurances poussent aujourd’hui beaucoup de gens à retirer l’argent de leurs comptes, estimant qu’il sera plus en sécurité sous une pile de linge dans l’armoire.

C’est une réaction de courte vue, parce que sur le long terme les années de vaches grasses succèdent aux années de vaches maigres, et c’est précisément pour çà que la sagesse ancestrale a poussé les hommes à épargner.

Si l’on observe depuis plus d’un siècle et demi le rendement de l’argent placé, dans divers pays et à diverses périodes, le taux varie bien évidemment avec la durée du placement. Il est prouvé que sur 40 ans vous avez la certitude absolue de votre rente. 

Pourquoi  cette certitude ? A cause de la source du rendement financier, qui est la rentabilité économique de l’épargne placée.

Le capital accumulé sur le compte ne dort pas dans des caisses, il est en fait investi dans des entreprises, dont la croissance permet de rémunérer l’épargne des futurs retraités. L’argent investi permet de créer de la valeur, et c’est sur cette valeur créée que l’on peut rémunérer l’épargnant (comme le salarié ou l’entrepreneur). L’épargne est recyclée dans l’économie « réelle ». 

Si on considère le niveau du rendement financier il dépend du niveau de taux prévu dans le contrat d’épargne retraite (comme la rémunération d’un livret A dépend du taux fixé par le gouvernement). Mais le compte d’épargne retraite est fondé sur le principe des intérêts composés qui semble ignoré de beaucoup de Français – pas vous, j’espère. D’après une enquête récente une majorité de Français ignore ce que sera devenu au 1er février 2013 un capital de 1000 euros placé le 1er février 2012 à un taux de 2 % l’an. Il est vrai que ces choses là, enseignées jadis en classes primaires, n’ont plus leur place dans les programmes scolaires aujourd’hui. Personnellement, j’avais appris tout jeune qu’en un an à  2% 1000 sont devenus 1020, et que, replacés à nouveau ces 1020 se retrouveront valoir 1219 au bout de 5 ans. « Miracle » de la capitalisation, des intérêts qui viennent grossir le principal et rapportent de nouveaux intérêts. 

Voilà pourquoi j’ai déjà indiqué qu’avec un taux de rendement de 3 % l’an, le smicard qui donne 200 euros par mois (ce qui est actuellement retenu sur son salaire complet)  smicard) se trouve à la tête d’un capital de 350.000 euros quand il partira à la retraite, pour une période de cotisation de40 ans (on lui impose aujourd’hui 41,5 destinés à augmenter…).

Vous conviendrez avec moi qu’un taux de 3 % est réellement faible, et très en dessous de ce que les fonds de pension ou les compagnies d’assurances rapportent réellement : en moyenne 7 % l’an, quelle que soit la situation financière et boursière (et on l’a vu même en 2008). 

 Alors, pourquoi avoir peur, et pourquoi se priver des avantages du placement et de l’accumulation de l’épargne, ce qui s’appelle la « capitalisation » ?
Précisément parce que çà s’appelle « capitalisation », un mot qui dans l’esprit de certains est associé à « l’exploitation capitaliste », qui évoque les dérèglements financiers et les crises boursières. On oublie seulement une chose : c’est qu’un pas décisif a été franchi (à partir du XXIIème siècle) du jour où les gens ont su « capitaliser », c'est-à-dire prévoir leur avenir pour mieux le gérer, alors qu’ils ont été pendant des siècles obligés de vivre au jour le jour, avec un horizon temporel très limité. Quand on est prisonnier du court terme, on ne peut pas faire de projet et on se résigne à prendre ce que l’on a. On vit dans la peur.

Alors – je vous le demande – pourquoi ces fausses idées sur la capitalisation ? 

Mise à jour le Jeudi, 11 Octobre 2012 14:08
 

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