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Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Le réveil du mammouth PDF Imprimer Envoyer
Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

Pour vous, cette rentrée scolaire ressemble à toutes les autres : des enseignants qui manifestent contre la suppression de postes, des parents qui protestent contre la fermeture des classes, des maîtres et professeurs absents et des remplaçants absents aussi. Vous trouverez beaucoup d’établissements fermés, et personne pour accueillir les enfants : vous vous débrouillerez comme vous pourrez.

Pourtant vous payez une lourde facture pour l’école de vos enfants. Les impôts qui vont à l’Education Nationale représentent  la plus forte part du budget de l’Etat, et notre pays est celui qui en Europe a le système scolaire le plus cher et les enseignants les plus nombreux.

Alors, où est le problème ? C’est que le mammouth peut dormir sur ses deux oreilles. Et si vous décidiez de le réveiller ?

Vous avez entendu parler du « mammouth » : le ministère est une énorme machine bureaucratique, où il y a plus d’administratifs que d’enseignants, mais tous ces fonctionnaires bénéficient d’un statut  particulier : emploi à vie, avancement à l’ancienneté, bonnes retraites. Rien ne stimule l’initiative et l’enthousiasme, rien ne récompense le mérite. Les ordres, les programmes, les méthodes, les crédits viennent d’en haut, les établissements n’ont aucune autonomie véritable.

Vous connaissez les résultats : à la fin du primaire un enfant sur trois ne sait pas lire, ou écrire ou compter, mais au brevet il y a 90 % de réussite, et au baccalauréat 80 %. Les statistiques sont bonnes, mais les connaissances et l’éducation ne sont pas au rendez vous. J’espère que ce ne sont pas vos enfants qui sont condamnés à l’ignorance et traîneront toute leur vie leur boulet. Mais vous êtes de toutes façons concernés par la violence scolaire, la drogue, l’impolitesse, l’inaptitude au travail et le chômage des jeunes. En revanche ceux qui auront échappé à la catastrophe se hâteront quelques années plus tard de quitter la France : ils sont 150.000 chaque année à partir à l’étranger.

Le mammouth a résisté jusqu’à présent à toute réforme et à toute concurrence.

Des réformes ? Les syndicats d’enseignants n’hésitent pas à prendre les familles en otages et à faire descendre les jeunes dans la rue dès que l’on veut changer quelque chose. Et les gouvernants en ont peur, jusqu’à annuler des lois votées par le Parlement. Pourtant la plupart des maîtres et professeurs savent bien qu’ils ne peuvent plus travailler dans les conditions actuelles.

De la concurrence ? Il existe une école « libre », ou « privée ». Mais elle n’est pas du tout libre, et elle n’est privée que de crédits. L’enseignement privé accueille 25 % des élèves, mais son coût représente 15 % du total. Chaque année il refuse près de 100.000 inscriptions, faute  de places. Car il ne peut ouvrir de classe qu’avec l’autorisation des Académies et à l’intérieur d’un contingent définitivement fixé. Les accords Lang-Cloupet de 1993 (entre le ministère de l’Education Nationale et la Direction de l’Enseignement Catholique) ont prévu que l’enseignement privé doit avoir 20 % des effectifs, et le public 80 %. De la sorte, quand le public ferme 4 classes, le privé doit en fermer une aussi, alors même que les parents voudraient y inscrire leurs enfants ! De plus les enseignants du privé dépendent de l’Etat pour leur salaire et leur avancement. Enfin, les programmes sont les mêmes partout, ils sont établis par les « experts » du ministère. Le « privé » n’est, tout compte fait, qu’un sous-traitant du public, il doit en respecter les diktats. 

Mise à jour le Lundi, 17 Septembre 2012 11:38
 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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