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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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Écrit par La rédaction   
Jeudi, 07 Juin 2012 01:00

Et si l’on changeait les règles ? Et si vous vouliez avoir une école de qualité, on seulement pour vos enfants, mais aussi pour tous les jeunes à qui l’on éviterait de devenir des sauvageons ?

Je voudrais vous présenter une palette de solutions efficaces et concrètes, et en particulier vous parler du bon scolaire.

La première réforme à introduire consiste à briser les chaînes de l’enseignement privé, et de lui permettre de faire face à la demande pressante et croissante des familles françaises. « L’argent public à l’école publique » : ce slogan des partisans du « service public unique et laïque de l’éducation nationale » (le SPULEN, inscrit dans le Programme Commun de la Gauche dès 1973 mais jamais renié depuis) est une erreur de perspective. L’argent dont dispose aujourd’hui le ministère de l’Education Nationale n’est pas la propriété ni de l’Etat, ni des établissements, ni des enseignants, ni des syndicats. C’est l’argent des contribuables, c’est – peu ou prou – votre argent. C’est ce que tous les Français ont payé pour donner aux enfants de France une instruction de qualité.

Voilà comment chaque enfant a un crédit annuel de 5.000 euros environ, puisque le budget de l’Education Nationale est environ de 60 milliards d’euros pour 12 millions d’enfants scolarisés. Bien sûr ces 5.000 euros ne sont qu’une moyenne, et il faudra tenir compte de l’âge, puisque le coût des enseignants et des équipements n’est pas le même pour le primaire, le collège ou le lycée. En revanche, ces 5.000 euros peuvent indifféremment aller vers le public ou le privé, suivant non pas la volonté des gouvernants et une règle arbitraire, mais suivant la volonté des parents.

On peut libérer l’enseignement libre, mais aussi libérer l’enseignement public. J’entends par là que de nombreux responsables du système public sont convaincus que les choses seraient améliorées si le poids du ministère n’était pas aussi lourd, si les procédés étaient moins bureaucratiques, bref si la gestion était largement copiée sur celle du privé. Privatiser la gestion c’est donner à des établissements leur autonomie budgétaire, la possibilité de choisir une large partie de leurs enseignants et de leurs équipements. Les Anglais ont offert cette possibilité à leurs enseignants : « opting out », possibilité de sortir de l’administration. Alors les maîtres ne sont plus des fonctionnaires, ou pas seulement. Alors les conditions d’inscription et les méthodes pédagogiques sont établies par les établissements eux-mêmes, la diversité, l’innovation et l’émulation sont là. Dans le même sens, les syndicats suédois ont accepté cette privatisation du public car ils ont compris que cela leur ouvrait une perspective d’un supplément de gains et de considération pour les enseignants, et d’une meilleure qualité d’éducation pour les enfants.

Et si « l’argent public » revenait dans des poches privées ?

Dans les deux directions de réformes que j’ai indiquées, le financement des établissements scolaires provient directement ou indirectement du budget de l’Etat, c’est de l’argent « public ». Mais je vous invite maintenant à ouvrir de nouvelles et larges perspectives.

Imaginez que les familles payent directement les établissements, et cessent simultanément de payer la part de leur impôt aujourd’hui destinée au Ministère de l’Education Nationale.

La double conséquence de ce transfert serait :

  • les familles auraient désormais la totale responsabilité de l’éducation de leurs enfants et exerceraient un contrôle permanent sur la qualité de l’enseignement, puisqu’ils seraient devenus des « clients »
  • le coût de l’enseignement serait réduit par rapport à ce qu’il est aujourd’hui, et le pouvoir d’achat global pourrait augmenter

Cette possibilité n’est pas irréaliste, puisque dans plusieurs Etats américains, les familles choisissant des écoles privées peuvent déduire de leur feuille d’impôts ce qu’ils ont payé (avec des plafonds de déduction en général).

Mais la solution n’est pas tout à fait satisfaisante.

D’une part les exemptions fiscales portent sur l’impôt sur le revenu, et n’avantagent ainsi que les foyers fiscaux soumis à cet impôt. Si aux Etats Unis la plupart des foyers payent en effet un impôt sur le revenu important ce n’est pas le cas en France où l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) n’est payé que par la moitié des Français et où 10 % des contribuables assujettis payent 70 % du total collecté.

D’autre part les foyers fiscaux ayant des enfants bénéficient aujourd’hui des impôts payés par les foyers sans enfant ; sans cette redistribution (des contribuables sans enfant scolarisé vers les familles ayant des enfants scolarisés) le poids des coûts scolaires pèse sur les seuls foyers avec enfant, de sorte que le gain de pouvoir d’achat peut être faible, voire nul.

Naturellement, on peut contester cette redistribution, et certains estiment qu’il y a une confusion irrationnelle entre la fiscalité (qui paye des prestations des administrations publiques) et les aides aux familles, sous quelque forme que ce soit. A la limite ne faudrait-il pas supprimer les « parts » qui servent au calcul de l’imposition ?

Je crois que vous ne seriez pas tout à fait d’accord pour une telle révolution fiscale, bien qu’elle soit empreinte de logique économique, et bien que la redistribution organisée par l’Etat donne toujours des résultats inférieurs à ceux de la redistribution volontaire et communautaire (mais c’est un autre problème, dont je vous entretiendrai). 

Si la solidarité entre Français ayant des enfants scolarisés et les autres n’est pas contestée, il faut alors trouver le moyen de transférer l’argent public vers les poches privées d’une autre façon.

Mise à jour le Lundi, 17 Septembre 2012 11:39
 

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Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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